Texte Libre
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Pensez à la petite Maddie, enlevée au Portugal,

Polnareff
Je crois que c'est cette chanson qui m'a donné le goût des textes. Aussi loin que je puisse remonter, c'est elle...apprise en cours de musique en 5°...
Le bal des Lazes.
Je serais pendu demain matin / Ma vie n'était pas faite / Pour les châteaux.
Tout est arrivé ce soir de juin / On donnait une fête / Dans le château.
Dans le château de Laze / Le plus grand bal de Londres / Lord et Lady de Laze / Recevaient le grand monde/ Diamants, rubis, topazes / Et blanches robes longues /Caché dans le jardin / Moi je serrais les poings / Je regardais danser / Jane et son fiancé.
Je serai pendu demain au jour / Dommage pour la fille / De ce château.
Car je crois qu'elle aimait bien l'amour / Que l'on faisait tranquille / Loin du château.
Dans le château de Laze / Pour les vingts ans de Jane / Lord et Lady de Laze / Avaient reçu la Reine / Moi le fou que l'on toise / Moi je crevais de haine / Caché dans le jardin / Moi je serrais les poings / Je regardais danser / Jane et son fiancé.
Je serais pendu demain matin / Ca fera quatre lignes / Dans les journaux.
Je ne suis qu'un vulgaire assassin / Un vagabond indigne / De ce château.
Dans le château de Laze / Peut-être bien que Jane / A l'heure où l'on m'écrase / Aura un peu de peine / Mais ma dernière phrase / Sera pour qu'on me plaigne / Puisqu'on va lui donner / Un autre fiancé / Et que je n'pourrai pas / Supprimer celui-là.
Paroles : Pierre Delanoé.
Musique : Michel Polnareff.
1968.
Nouveau Départ.
La colère a eu raison de moi. Une énième volte-face de sa part, faisant de moi la coupable désignée, la méchante de service, m'a fait baisser les bras !
Quelle tristesse, quand poussée à bout, je renonce !
La colère m'a submergée pour de bon. Je n'ai pas lutté, les mots sont sortis, des paroles désagréables !
Rien ne me soulageant, que cet acte final : RENONCER !
Je suis partie, j'ai repris mes mots, ceux que j'avais écrits, ceux que j'aime.
J'ai tiré ma révérence.
Aujourd'hui, je renais
ici, seule,
soulagée et
LIBRE.
Cat.
Fêtes Johanniques
En fin de matinée, je me rends chez le buraliste et évidemment, le titre du journal local était consacré aux Fêtes Johanniques....Impossible d'y échapper...une semaine entière à vivre au rythme de la Jeanne...la remise de l'étendard, la traversée de la Loire (toujours le 1 mai), la remise des clefs de la ville...le défilé des provinces, le défilé militaire, l'embrasement des tours de la cathédrale avec les anciens qui croient que, de nouveau, la guerre est là, le défilé des officiels...et le feu d'artifice, incontournable...(les festivités sont dans le désordre, le nouveau maire ne fait plus distribuer de programme...et comme je ne vais pas aux réjouissances...)

Donc cette année, le people politique qui s'y est collé...Jean Louis Debré...le pauvre, il a dû remplacer Valery Giscard D'Estain...ce dernier a eu peur de se faire lincher à cause de la constitution...à croire que les orléanais sont pas capables de se tenir...
Si, ils savent se tenir...près de la Loire pour regarder le feu...de voiture...mais non, le feu d'artifice...grand moment...
On félicite la jeune fille, car l'armure est lourde...il a pas plu, il a pas fait trop chaud...cela était déjà ça de gagné pour elle...
Ta chair, ma chère
J'ai plongé au fond de ton corps
Comme on s'enfonce dans la mer
J'ai vu la lueur des sémaphores
Et puis un océan de lumière
On est alors passé par-dessus bord
Comme un seul homme à la mer
Je me suis glissé derrière ton corps
Et j'en suis encore et toujours fier
D'avoir pu voir l'envers du décor
Tes hanches ta peau ta crinière
Nous nous sommes presque crus morts
Avant de mordre la poussière
Et même si on meurt demain
Et même si tout doit
Un jour prendre fin
Dis moi au moins
Une fois encore
Si je te mérite
Ma chair
J'ai glissé contre ton corps
Et je suis tombée plus bas que terre
J'ai dévissé de la face nord
Sans pouvoir me retenir aux pierres
Et pendant quelques secondes alors
Je me suis vu sombrer en l'air
Je me suis cogné contre ton corps
Je me suis découvert
Au fond de ta chair
Attaché à ton corps
Comme le paradis à l'enfer
Je ne pensais pas alors
Que l'on passerait l'hiver
Et même si on meurt demain
Même si tout doit un jour prendre fin
Dis moi au moins
Une fois encore
Si je te mérite
Ma chair.
Christophe Miossec.
Désespoir.
Au matin tu te lèves
Et le vide s'est fait en toi
Plus rien
Tout est laissé à l'abandon
Tu ne penses plus
Tu réagis à peine
Les larmes affluent
Les sanglots te soulèvent
Tu penses à ce qui s'est passé
Tu es désespérée
Trop de choses gâchées
Plus rien à espérer
Il faut continuer à avancer
Lever la tête
Faire semblant d'exister
Et un jour,
Tout recommencer.
Cat







