Texte Libre

"Si tu tournes le dos à tes peurs, elles te consumeront."

 

 

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Pensez à la petite Maddie, enlevée au Portugal,
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Dimanche 16 septembre 2007

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Mon coeur n'a plus envie

Lasse, je me pose
N'importe où.
Mais j’me pose.
Mes jambes n’me portent plus.

 Mon cœur n’a plus envie.

Mes yeux s’perdent dans la vague.
Se perdent dans le vague.
Le calme de La Loire.
La mort dans mon âme.

Mon cœur n’a plus envie.

Tournée vers demain.
Sans espoir aucun.
Je me pose.
Sur un p’tit bout de rien.

Mon cœur n’a plus envie.

Le visage au vent.
Les larmes, coulant.
J’me pose.
J’m’offre aux passants.

Mon cœur n’a plus envie.


Texte et photo de Cat.
Septembre 2007.
Quai de Loire. Orléans.


par Simplement Cat publié dans : poèmes
Samedi 15 septembre 2007

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Le film :
Luis Costa, 43 ans, célibataire, nez, se voit contraint par sa mère et ses soeurs de trouver une épouse. Seulement il a vécu une mauvaise expérience lors de sa prime jeunesse, en présentant celle qu'il pensait être la femme de sa vie. 
Il échaffaude alors un plan, et décide de louer la soeur de Pierre-Yves, Emmanuelle. D'abord celle-ci doit se montrer parfaite, charmante en tout point avec la famille de Luis pour finalement l'abandonner au pied de l'autel. La mère de Luis en fait un malaise cardiaque, et Luis devient l'unique coupable, il doit reconquérie la belle Emmanuelle. Il échaffaude alors un autre plan, loue Emmanuelle une deuxième fois, pour que cette fois ci elle devienne la pire des pires. 
Pendant ce temps, la belle a un secret, elle est entrain d'adopter un petit Sandros, et sans le savoir, Luis finance cette adoption.

Ce que j'en ai pensé :
Avez-vous remarqué que l'affiche du film n'est pas sans rappeler Pretty woman. Une bonne petite comédie à la française ou tout est bien qui finit bien. On passe un bon moment, on rigole, on a parfois la larme à l'oeil. On a du mal à y croire, à un Chabat et une Charlotte en fétichistes se fouettant habillés en latex et bas résille.
Une morale à cette histoire : non aucune. Des leçons à tirer de ce film : non aucune.
A voir, pour passer un bon moment.
Sinon, j'adore Charlotte Gainsbourg, je la trouve belle, rayonnante. Elle dégage quelque chose de doux, d'enfantin, de fragile. Je l'adore.
Vendredi 14 septembre 2007
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Le film :
Eragon est un jeune garçon de 17 ans. Il vit chez oncle, avec son cousin, dans la ferme de celui-ci. Un matin, alors qu'il chasse dans les montagnes, au moment où sa flèche atteint une biche, celle-ci part en fumée, et il trouve à la place une sorte de pierre ovale assez volumineuse. Il la prend, la met dans sa besace et retourne au village. C'est la jeune Aricia qui lui a fait parvenir la pierre. Mais il ne s'agit pas d'une pierre, il s'agit en fait d'un oeuf de dragon. Eragon a été choisi pour faire renaître la caste des dragonniers. Ce n'est pas le dragonnier qui choisit son dragon, c'est le dragon qui choisit son dragonnier. Si le dragon meurt, le dragonnier survit, mais si le dragonnier meurt, son dragon meurt avec lui ... ainsi le veut l'union de cet animal mythique avec son humain. Eragon a donc été choisi par la dragonne Saphira qui décide de sortir de son oeuf. Comme l'oeuf appartenait à celui qui règne et veut soumettre toute la contrée, celui-ci envoit à la poursuite d'Eragon un grand sorcier. Eragon est alors aidé par un ancien dragonier.


Ce que j'en ai pensé :
Je ne saurais dire l'époque, mais peu importe en fait, nous sommes dans l'univers du fantasy. La magie est présente dès le début, notamment avec la biche qui est l'élément magique par excellence. Au moment où la flèche d'Eragon atteint la biche blanche, elle s'évapore et laisse place à l'oeuf de dragon. Le dragon est aussi un élément de magie par excellence. Cela n'est pas sans rappeler l'univers du graal et les éléments fantastiques qui jonchent les récits.
J'ai trouvé le film très bien fait.
J'ai beaucoup aimé les valeurs qui y sont pronées, comme la famille, le partage, l'entre-aide, le respect. Les valeurs très fortes entre le dragon et eragon, l'inter dépendance, qui sont autant de responsabilités et de prises de conscience qui pourrait être rapprochées de l'apprentissage de la "parentalité".
L'ancien dragonnier, joué par l'excellent Jérémy Irons, se montre ironique à l'égard d'Eragon. Le jeune garçon a besoin de voir la réalité. Plutôt que de lui dire qu'il se trompe, l'ancien dragonnier choisit de lui montrer qu'il se trompe.
Je dirais qu'Eragon se situe entre le monde de Narnia et le seigneur des anneaux.
Véro qui est bibliothécaire en section jeunesse n'avait de cesse de me dire qu'il fallait que je le lise, que c'était vraiment bien. Maintenant que j'ai vu le premier volet, je vais lire le livre !




Jeudi 13 septembre 2007
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Le film :

Peter Parker est heureux, il est adulé par les new-yorkais, aime la belle Mary-Jane et est aimé d'elle. Mais les ombres survivent en lui, d'abord celle de son oncle décédé, puis les relations difficiles avec son ami Harry, qui le tient pour responsable de la mort de son père.
Alors que Peter savoure sa célébrité sous l'identité de Spiderman, Mary-Jane connaît un revers de fortune sur Broadway. Peter ne se rend pas compte de la détresse dans laquelle elle se trouve. Il est tourné sur son bonheur à lui, et ne prend pas soin de celle qu'il aime. Il ne l'écoute pas. Harry de son côté, veut venger son père. Un soir qu'il attaque Spiderman, il est victime d'une chute qui le rend amnésique. Peter est alors aux anges. Seulement Mary-Jane se trouvant délaissée par Peter va retrouver Harry. Ils échangent un baiser et soudain, Harry retrouve la mémoire. Il décide de poursuivre sa vengeance, en brisant le coeur de Peter. Il oblige Mary-Jane a rompre pour que Peter continue à vivre.
Parallèlement, une météorite s'est écrasée sur terre, amenant un symbiote visant à décupler les forces négatives. Peter est en contact avec ce symbiote. Un jour où la colère l'envahit complètement, le symbiote trouvant un terrain favorable, prend possession de Peter, révélant son côté obscur.
Se mêle à l'histoire, le meurtrier de l'oncle de Peter, devenu "homme sable". Il veut de l'argent pour sauver sa fille malade, veut se venger de Spiderman qui l'empêche de sauver sa fille. Et puis la vengeance du photographe que Peter a démasquer pour plagiat.

Ce que j'en ai pensé :

Peter Parker alias Spiderman est mon super super héros depuis l'enfance. C'est le plus humain des super héros, il est tellement imparfait, tellement comme nous.
Ce volet explore des points non négligeables. Comme le dit l'affiche, "son pire ennemi est en lui".

Le film commence alors que nous apparaît un Peter Parker satisfait de lui, fier, content de sa renommée, de sa célébrité. Il pense LUI, voit LUI ... il ne regarde plus autour de lui, il ne prend plus le pouls des choses. Il ne voit et ne pense que Spiderman et la renommée que cela lui apporte. Il ne fait plus attention. Il est devenu aveugle à ses proches.

Ensuite, il y a le rapport au couple, la difficulté du couple, de son évolution, de sa fragilité. Un couple, c'est deux personnes bien disctinctes qui en forme une troisième. Le couple, ce n'est pas un + un = un ... c'est un + un = trois ... lui, elle et le couple.
Peter est tellement heureux de sa célébrité, de la vie qu'il mène, de son amour qu'il possède enfin, qu'il ne voit plus ... il ne voit pas que son amour va mal, il ne voit pas que Mary-Jane a des choses à lui dire, il ne comprend pas, parce qu'il a cessé d'être attentif, il a cessé de se sentir en danger, il a pensé que c'était acquis.
Et Mary-Jane, malgré l'amour qu'elle lui porte, est partie chercher du réconfort auprès de quelqu'un qui fait attention à elle, qui prend soin d'elle, de celui qui a été son amoureux, Harry.
Toute la fragilité du couple, des relations humaines ... c'est tellement fragile tout ça.

Un autre thème, le thème central de Spiderman, c'est son rapport à soi. Quand la colère, le moche, le côté sombre prend le pas sur notre vraie nature. Quand on se trouve aveuglé par tout ça, tout ce qui n'est pas nous en temps normal. C'est une véritable lutte psychologique. Très bien marquée, cette lutte à travers Peter Parker. Toutes les étapes de cette lutte, du changement de comportement, à la prise de conscience, sans oublier les moyens de se retrouver soi.

Au final, bien sûr, le bien triomphe sur le mal, l'amour triomphe sur l'individualité, la vérité triomphe sur le mensonge, et l'amitié est sauve. Tout cela au prix d'un sacrifice, car la vie n'est pas faite seulement de compromis, pour soi, pour les autres. Il faut presque croire qu'il faut toujours un sacrifice, que la vie a besoin de sacrifiés / de sacrifier.

J'aime les trois Spiderman, les trois volets. Je reste toujours convaincue que c'est le meilleur super héros, que c'est lui le plus fort, parce que le plus humain !

Je finis l'article sur les derniers mots du film :

"La vie nous confronte à de nombreuses situations, nous met face à notre propre  démon, mais nous avons toujours le choix. Il faut choisir ce qu'il y a de meilleur en nous. Ce sont nos choix qui font de nous ce que nous sommes et nous avons toujours la liberté d'opter pour le bien."

Mercredi 12 septembre 2007
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Le livre :

Tout commence avec l'aventurier Hongrois qui ne sait pas se poser. Il passe d'une femme à une autre, prend son plaisir, se lasse et le cherche ailleurs. De là, nous découvrons Mathilde, puis Lilith, puis Elena et Pierre, et le Basque, et Bijou et Leila, et Manuel, Miguel, Linda, Marcel, et les autres. Les amours saphiques, hétéro, homo, interdits, incestueux, légitimes, illégitimes ... les amours, le sexe, la sensualité, le désir, les envies, l'assouvissement, l'érotisme en somme !

Ce que j'en ai pensé :

Anaïs Nin nous livre les histoires érotiques de ces personnages. Chaque personnage qui vit une histoire, rencontre un personnage qui va à son tour être le personnage central d'une nouvelle histoire érotique. Ainsi, ce recueil de nouvelles n'est pas décousu, n'est pas non plus une juxtaposition de récits, mais un tout.
J'ai lu Inceste, j'ai vu Henry et June, et je ne peux m'empêcher de penser que Elena, c'est Anaïs, que c'est le personnage dans lequel elle a mis le plus d'elle, le plus de son expérience personnelle.
Il faut savoir que ces nouvelles ont été écrites pour un "collectionneur" et donc sur demande. C'est Miller qui était, à l'origine, celui qui écrivait ces nouvelles érotiques, puis il a proposé à Nin d'écrire avec lui. Nin est attirée par l'érotisme, un moyen de se découvrir, de s'ouvrir à elle-même, à sa sensualité, à la connaissance quasi totale de soi.
Elle aborde tout type de relation. Elle survole certain et, s'attarde sur d'autres. On sent bien que certaines amours lui sont plus familières, sont des expériences vécues et personnelles, si ce n'est dans les actes, en tout cas dans l'essence.
J'ai pris beaucoup de plaisirs à lire ce livre (ne souriez pas). Ecrivant moi-même des petits récits et poèmes érotiques, je dirais que ce livre m'ouvre une perspective dans l'écriture. Après tout, osez se mettre à la place de ce qui n'est pas moi, ne m'empêche ni d'imaginer, ni de supposer. Allez à la découverte de, explorer autre chose.
Jamais pornographique. Je ne dirais même pas cru par moment. Les choses sont dites, et c'est tout.
Cependant, on sent bien que nous sommes au-delà de la simple description de l'acte sexuel. Il y a derrière certains de ces récits érotiques, une volonté de comprendre, d'apprendre ce besoin de la chair, de la découverte. Pourquoi, finalement, les plaisirs sensuels, sexuels sont nécessaires, si ce n'est vitaux au bon fonctionnement de l'humain, pour sa santé aussi, son bien-être.
Il ne faut jamais oublier que nous sommes des êtres sexués, des êtres dotés de sentiments, de besoin tantot charnel, tantot bestial, tantot les deux. Des humains tout entier.


Citations :

- A l'entrée de la pièce, il y avait une peinture érotique représentant une femme prise par deux hommes. La femme était dans un état de convulsion, le corps arqué et le blanc des yeux apparent. Les deux hommes étaient sur elle : l'un avait sa verge en elle, l'autre se faisait embrasser. C'était un tableau grandeur nature, très bestial. Il attirait le regards et l'admirtion de tous. J'étais fascinée. C'était le prmier tableau de ce genre que je voyais ; cela me fit un choc terrible, me donnant des sensations ambiguës.

- Seules les putains avaient un sexe. Miguel en avait vu très jeune lorsque ses frères l'amenaient avec eux au bordel. Là, tandis que ses frères les pénétraient, il leur caressait les seins, les embrassant avec avidité. Mais il avait peur de ce qu'elles avaient entre les cuisses. Pour lui, cela ressemblait à une énorme bouche humide et affamée. Il avait l'impression qu'il ne réussirait jamais à la rassassier. Il avait peur de ce gouffre séduisant, de ces lèvres qui durcissaient sous ses doigts, de ce liquide qui coulait comme la salive d'un homme qui a faim. Pour lui, l'appétit de la femme était terrible, dévorant, insatiable. Il pensait que son sexe serait avalé à jamais. Les putains qu'ils avaient vues avaient toutes des sexes larges, des lèvres épaisses et dures, de grosses fesses.
Que restait-il à Miguel pour satisfaire ses désirs ? Les garçons dépourvus de cette bouche gloutonne, les garçons qui possédait un sexe comme le sien, un sexe qui ne l'effrayait pas, u sexe dont il pouvait combler les désirs.
Ainsi, le soir où Elena sentit monter en elle les premières flammes du désir, Miguel avait trouvé une solution intermédiaire avec un garçon qui l'excitait - sans tabous, sans inquiétudes.

- Elena comprenait maintenant pourquoi certains maris espagnols refusaient d'initier leurs femmes à toutes les subtilités de l'acte d'amour - afin d'écarter tout risque d'éveiller en elles d'insatiables passions. Au lieu d'être apaisée, comblée par l'amour de Pierre, Elena se sentait encore plus vulnérable. Plus elle désirait Pierre, plus elle avait envie d'autres amours. Il lui semblait attacher peu d'intérêt aux racines de l'amour, à sa stabilité. Ce qu'elle recherchait en chacun, c'était l'instant de passion.

- En le quittant, elle se sentit heureuse. L'amour pouvait-il devenir un feu qui ne brûle pas, comme le feu des bonzes hindous ; était-elle en train d'apprendre à marcher magiquement sur les braises ?

- Si un homme se retrouvait aujourd'hui dans un gant dix fois trop grand dans lequel il se sentait comme dans un appartement vide, il essayait d'en tirer le meilleur parti. Il laissait flotter son membre comme un drapeau à l'intérieur, et ressortait sans même avoir ressenti cette emprise totale qui réchauffe les entrailles. Ou bien, il s'aidait de sa salive et se glissait à l'intérieur avec les mêmes difficultés que sous une porte fermée, coincé dans cet étroit tunnel, et obligé de de faire plus petit pour pouvoir y rester. Et s'il arrivait parfois que la fille éclate de rire sous l'effet du plaisir - réel ou feint - il était immédiatement éjecté, car il n'y avait pas assez de place pour loger le rire. Les gens perdaient toute notion des bonnes mesures.


par Simplement Cat publié dans : livres et citations
 

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