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Le Chat de Phoebe




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Le blog des Bundy en Guyane

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3 août 2006 4 03 /08 /août /2006 01:31

 

 

Tout le monde a entendu parler de Anne Frank, tout le monde sait qui est Anne Frank. Mais qui a lu le journal d'Anne Frank ?

Je viens d'en finir la lecture, la première lecture. Livre de Poche n°287. La version la plus aboutie qui regroupe la version a (première écriture du journal), la version b (deuxième écriture après que Anne ait entendu parler de la possible publication des récits vécus) et la version c (celle composée par le père de Anne, à partir des carnets d'Anne et en censurant, notamment les passages où elle évoque la découverte de la sexualité).

L'histoire.
Nous sommes en Hollande. La guerre fait rage. Les Frank vivent encore en liberté mais sont sousmis aux règles insituées par les nazis. Anne vient de recevoir pour son anniversaire un cahier qui deviendra son journal. Elle l'appelle Kitty (diminutif de Catherine). Bientôt les Frank (Pim, le père, la maman, Margot la grande soeur) entrent en clandestinité dans l'Annexe. L'Annexe appartient à un bâtiment commercial (une usine). Ils se retrouvent là avec une autre famille fugitive (un couple et leur fils). Vient se joindre à eux Dussel.
Durant près de deux ans, Anne va raconter leurs histoires. Entre les problèmes pour s'alimenter, les problèmes hygiéniques, les difficultés de la vie en communauté, la découverte de l'amour, la découverte de soi. Et la guerre. Le journal commence le 12 juin 1942 et prend fin le 1° août 1944.

Ce que j'en ai pensé.
Tout le monde sait que Anne est morte. Ont-ils été dénoncé ? Vous remarquez, le débarquement avait déjà eu lieu.
Finalement, si au début, Anne évoque les sanctions contre les juifs, par la suite, elle évoque peu la guerre en soi. Elle parle de la vie dans l'Annexe, une sorte de huis clos. Elle parle d'elle et de ce qu'elle ressent. La vie d'une jeune fille pré-pubère, pubère en proie aux troubles de son âge, l'adoration envers le père, les mots très durs envers la mère. Je serais presque tentée de dire qu'elle a si ce n'est une grande maturité, au moins une grande lucidité sur ce qui l'entoure, et aussi sur elle-même. On ne peut pas dire que Anne fut une jeune fille complaisante vis-à-vis de son entourage. Humaine certainement, vivante, absolument.
Elle n'a pas peur de dire, ce qu'elle ressent. Son journal, c'est son garde-fou. J'ai aussi tenté d'écrire un journal à son âge, mais je n'avais pas son impudeur, parce que la crainte d'être lue. Mais il est des moments dans la vie, où l'urgence des situations, l'urgence même de la vie fait que ... l'on est capable de se dépasser, de dépasser ses propres appriories.
Le regard qu'elle porte sur son entourage nous laisse imaginer combien la vie en communauté est difficile et encore plus dans leur situation où il n'y a pas déchappatoire possible. Je n'arrive pas à me projeter dans ce genre de situation, je suis une solitaire, même si j'aime les gens, je reste une solitaire. Alors je n'arrive pas à m'imaginer vivant enfermée, coupée du monde durant deux années, avec des personnes qui me tapent sur les nerfs.
Le regard qu'elle porte sur son histoire avec Peter est aussi pleine de lucidité. Evidemment que la promiscuité favorise les sentiments. Mais elle ne confond pas amour et sentiments. Pourtant, cette complicité l'aidera à vivre moins durement les relations dans l'annexe.
La peur aussi, lors des cambriolages, la peur d'être dénoncée, d'être découverte.

On sait que le journal d'Anne Frank a subi les censures. J'irai lire Elle s'appelait Anne Frank, par Miep Gies, une des personnes qui aida les clandestins durant leur vie dans l'Annexe. Merci Colchique pour le titre.

Citations.

- L'idée de ne jamais pouvoir sortir m'oppresse aussi plus que je ne suis capable de le dire et j'ai très peur qu'on nous découvre et qu'on nous fusille, évidemment une perspective assez peu réjouissante.

- Personne ne peut rester en dehors, c'est toute la planète qui est en guerre, et même si les choses vont mieux pour les Alliés, la fin n'est pas encore en vue.

- C'est impossible, ma nature m'a été donnée une fois pour toutes, et je ne saurais être mauvaise, je le sens. Je me donne beaucoup plus de mal pour satisfaire tout le monde qu'ils ne sont capables d'imaginer, j'essaie de garder un sourire de façade parce que je ne veux pas leur montrer mes souffrances.

- Les relations internes ici vont de mal en pis. A table, personne n'ose ouvrir la bouche (sauf pour avaler un morceau) parce que soit on t'en veut de ce que tu dis, soit on te comprend de travers.

- Tous les jours, je prends de la valériane contre l'angoisse et la dépression, mais cela ne m'empêche pas d'être d'humeur encore plus lugubre le jour suivant. Un bon éclat de rire serait plus efficace que dix de ces comprimés, mais nous avons presque oublié ce que c'est de rire. Parfois, j'ai peur que mon visage se déforme et que ma bouche tombe à force d'être sérieuse. Pour les autres, ce n'est pas mieux, ils voient approcher cette masse rocheuse que l'on appelle l'hiver avec de mauvais pressentiments.

- Peux-tu me dire pourquoi les gens cachent si jalousement leur vraie personnalité ? Comment se fait-il qu'en société, je fasse toujours tout autre chose que ce que je devrais faire ? Pourquoi les uns font-ils si peu confiance aux autres ?

- Pour tous ceux qui ont peur, qui sont solitaires ou malheureux, le meilleur remède est à coup sûr de sortir, d'aller quelque part où l'on sera entièrement seul, seul avec le ciel, la nature et Dieu. Car alors seulement, et uniquement alors, on sent que tout est comme il doit être et que Dieu veut voir les hommes heureux dans la nature simple, mais belle.
Aussi, longtemps que ceci existera et c'est sans doute pour toujours, je sais que dans n'importe quelles circonstances il y aura aussi une consolation pour chaque chagrin. Et je crois fermement qu'au milieu de toute la détresse, la nature peut effacer bien des tourments.

- Je trouve que dans n'importe quel chagrin, il subsiste quelque chose de beau, si on le regarde, on est frappé par la présence d'une joie de plus en plus forte et l'on retrouve soi-même son équilibre. Et qui est heureux rendra heureux les autres aussi, qui a courage et confiance ne se laissera jamais sombrer dans la détresse.

- Cette histoire nous a rappelés brutalement à la réalité, au fait que nous sommes des juifs enchaînés, enchaînés en un seul lieu, sans droit et avec des milliers d'obligation. Nous juifs, nous ne devons pas écouter notre coeur, nous devons être courageux et forts, nous devons subir tous les désagréments sans rien dire, nous devons faire notre possible et garder confiance en Dieu. Un jour, cette horrible guerre se terminera enfin, un jour nous pourrons être des êtres humains et pas seulement des juifs !

- On ne me fera pas croire que la guerre n'est provoquée que par les grands hommes, les gouvernants et les capitalistes, oh non, les petites gens aiment la faire au moins autant, sinon les peuples seraient révoltés contre elle depuis longtemps ! Il y a tout simplement chez les hommes un besoin de ravager, un besoin de frapper à mort, d'assassiner et de s'ennivrer de violence, et tant que l'humanité entière sans exception, n'aura pas subi une grande métamorphose, la guerre fera rage, tout ce qui a été construit, cultivé, tout ce qui s'est développé sera tranché et anéanti, pour recommencer ensuite !

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commentaires

A
<br /> <br /> Cette histoire est vraiment très triste, mais elle vaut le coût d'être lue. Elle explique bien les problèmes que les personnes rencontrent pendant cette guerre.<br /> <br /> <br /> Je vient moi-même de publier mon avis sur mon blog .<br /> Très jolie blog, bonne continuation :p<br /> <br /> <br /> <br />
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S
<br /> <br /> ce livre raconte une partie des problèmes que les gens ont rencontré pendant la guerre, mais ce n'est qu'une partie de ce qui est arrivé, malgré tout ce livre<br /> reste une référence, au même titre que celui de Primo Levi "Si c'est un homme"<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> ce blog ne publie plus d'article, par contre, il continue sur une autre adresse <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
P
Je l'avais lu et je l'avais apprécié. Ca m'avait marquée même. Mais en relisant toutes ces citations, je me rends compte que je suis passée à côté de beaucoup de choses ! Ou peut-être est-ce que je l'ai lu il y a trop longtemps ? En effet Anne fait preuve de maturité et d'un certain recul dans ces citations. Et je ne savais pas qu'un autre livre était sorti, d'un autre point de vue. Merci pour l'info !
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S
<br /> je pense qu'en fonction de l'âge que l'on a, et puis de la vie, de notre évolution, on ne voit plus / pas les choses pareilles. Ce que je vois aujourd'hui dans les<br /> livres, je ne l'aurais pas vu quand j'avais quinze ans, et je suppose que dans quinze ans j'y verrai autre chose.<br /> <br /> Ce soir, liste de schindler, je ne vais pas regarder car, je l'ai vu, revu, et encore ... et puis il y a "plus tard, tu comprendras' qui passe cette semaine ... à voir, à lire aussi.<br /> <br /> Merci de ta visite .<br /> <br /> <br />
K
le film tiré de ce livre m'a marqué, car il raconte aussi ce qqu'anne frack n'a pas pu raconter, sa fin dans les camps. Par ailleur j'aime beaucoup la chanson de Louis Chedid "Anne ma soeur Anne" qui parle d'anne franck justement ...
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S
Un classique ça, que j'ai filé à ma fille (elle a dévoré et veut même aller visiter "la cachette" dès qu'elle le pourra)Bonne journée Cat et je m'esquive... (les invités comme tu dois t'en douter hé,hé)
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C
bisous
M
bon faut que j'aille à la poste demain lol
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C
je pense je pense<br /> mais bon si tu n'y vas que lundi ou dans une semaine, tu seras toujours ma copine ;)<br /> bisous