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Le Chat de Phoebe




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Le blog des Bundy en Guyane

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24 octobre 2006 2 24 /10 /octobre /2006 01:02

 

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ce qu'il ne faut pas faire

Banaliser : il est essentiel de prendre au sérieux toute idée suicidaire ou toute tentative de suicide.

  • chaque année plus de 10% des ados pensent au suicide.
  • après le premier geste suicidaire, plus de 30% tentent à nouveau de mettre fin à leurs jours dans l'année.

Minimiser :

  • il n'y a pas de corrélation entre le mal-être exprimé (ou non) et la profondeur du mal-être sous-jacent.
  • il n'y a pas de corrélation entre la gravité de la tentative du suicide et la détresse psychique sous-jacente

Chercher à résoudre le problème seul :

  • paradoxalement, plus on est proche de l'ado (un parent, ...) plus il est difficile de l'aider...

Faire la morale ou se poser en exemple :

  • ce serait le culpabiliser, accroître son trouble ou le rendre encore plus vulnérable en l'empêchant de mobiliser ses propres ressources pour s'en sortir.

 

Ce qu'il faut faire

Parler directement à l'ado :

  • écouter et reconnaître sa souffrance, sans la juger. Ne pas hésiter à utiliser le mot suicide : "as-tu déjà pensé au suicide ?"
  • lui faire comprendre qu'il est aimé et qu'il compte sur vous
  • lui expliquer que vous vous inquiètez pour lui car vous remarqué qu'il n'allait pas bien du tout, qu'il souffre probablement
  • de fait vous vous imaginez qu'il pourrait avoir des idées de suicide

 Créer un climat de confiance suffisant afin qu'il accepte :

  • de dialoguer avec une personne travaillant dans un réseau spécialisé pour le soutien et l'accompagnement des jeunes en souffrance ou suicidairs, comme le proposent de nombreuses associations
  • de consulter un professionnel de santé qualifié et de confiance
  • de se rendre avec vous aux services urgences d'un hôpital en cas de crise suicidaire avérée ou de tentative de suicide

Penser aussi à assurer sa sécurité :

  • éloigner les objets ou les médicaments dangereux de la pharmacie familiale ! Mettre en lieu sûr les armes s'il en existe au domicile.

 

Encore trop de décès par suicide à l'adolescence

En France, chaque année, près d'u milleir d'adolescents entre 15 et 24 ans se donnent la mort.

L'adolescence est souvent une période de fragilité psychologique. L'adolescence est marquée par une triple mutation, à la fois corporelle, psychique et sociale. Elle correspond à l'accès à la sexualité adulte, à la séparation d'avec le milieu familial et à la recherche d'une identité propre. Pour toutes ces raisons, l'adolescence est un moment de la vie durant lequel le jeune expériment certains comportements (tabac, alcool, cannabis, sports extrêmes ... ) et prend parfois des risques excessifs. Les tentatives de suicide sont un des modes d'expression de la souffrance de l'adolescence.

En moyenne, deux élèves par classe ont déjà fait une tentative de suicide. Une tentative de suicide sur trois concerne un jeune de moins de 25  ans. Sur 100 ados, 9 d'entre eux (entre 14 et 19 ans) ont déjà fait au moins une tentative de suicide. Chaque année, 5 filles et 2 garçons sur 1 000 font une tentative de suicide ... [au Québec, le suicide des jeunes est très important et représente la première mortalité chez le jeune, les garçons sont plus touchés que les filles, là-bas]

Le suicide représente la deuxième cause de mortalité des 15 - 24 ans. Les décès par suicide sont la deuxième cause de décès chez les jeunes, juste après les accidents de la route, qui sont eux-mêmes parfois une forme déguisée de suicide (prise de risque, vitesse excessive en voiture et en moto).

[sources : Idées suicidaires et tentatives de suicide, dossier de la DGC sur le suicide, 2000. Dépister les conduites suicidaires des dolescents, la Revue du Praticien Médecine Générale, 2004 : 18 (650-651) ; 576-580. Le baromètre Santé jeunes, réalisé par le comité français d'éducation pour la santé, 1997. Reconnaître et prendre en charge la crise suicidaire, ANAES, conférence de consensus, 2000.]

 

QUI CONTACTER ?

Tentative de suicide

  • En cas de détresse physique, contacter les POMPIERS (18) ou le SAMU (15). Quelle que soit la gravité des moyens utilisés, il est essentiel d'accompagner le jeune dans un service d'urgences en vue d'une évacuation médicale et psychologique et d'une brève hospitalisation.
  • Tel du service d'urgence de l'hôpital le plus proche. En cas de tentative de suicide, la médicalisation de la réponse à un acte aussi important constitue le meilleur moyen d'éviter la répétition.

Risque suicidaire

  • Le médecin traitant. C'est un interlocuteur privilégié pour l'ado. Il est à même d'apprécier la souffrance du jeune et de l'orienter vers une structure adaptée à ses besoins.
  • Une structure spécialisé dans "l'accueil des jeunes suicidants et les sujets à risque". Ces structures hospitalières (encore trop rares) accueillent des jeunes en détresse pendant une semaine à dix jours. Renseignez vous auprès de votre médecin traitant.
  • Un professionnel de santé spécialisé. Selon les situations, un psychiatre peut proposer une prise en charge médicalisée. Dans d'autres cas, le soutien et l'accompagnement par un psychologue ou un psuchothérapeute permettent de prévenir le suicide et d'accompagner le jeune pendant une période de grande vulnérabilité.
  • Une association. De nombreuses associations, travaillant avec des professionnels de santé et des bénévoles formés proposent une écoute et un soutien téléphonique anonyme et gratuit.
          1. Suicide écoute 24h/24h : 01 45 39 40 00
          2. Croix rouge ecoute téléphone nationnal : 0800858858 (gratuit)
          3. SOS amitié : 0 820 06 60 66
          4. Fil santé jeune : 0 800 23 52 36 (gratuit)
          5. SOS Suicide phénix france : 01 40 44 46 45
          6. Phare enfants-parents : 01 42 66 55 55 Association répond aussi aux demandes des parents en difficulté avec leurs enfants.
          7. Vivre son deuil : 01 42 38 08 08

[ Dossier réalisé en collaboration avec le DC Didier Touzeau, Psychiatre des Hôpitaux, Départemant Addictions, Hôpital Paul Guiraud (Villejuif).]

J'ai fait parti des stats ... je me suis sentie seule ... des parents qui divorcent et qui ne sont tournés que sur leur histoire à eux ... les enfants n'existants que comme des pions sur un échiquier ... un père plus jamais là, une mère là, sans l'être, entièrement tournée sur sa propre souffrance et sa propre vie ... et moi, dans une drôle de fratrie qui n'existait plus non plus ... et puis, malgré les idées, les envies, j'avais une vie en dehors de cette famille là ... et il y a la vie qui même si elle est dure, vaut quand même la peine ... parce que les petits moments de vrais partage, de bonheur, de joie, ça vaut le coup, rien que pour ça, ça vaut le coup ...
Et pas plus tard que dimanche, je disais à ma tchit'soeur, dans la vie tu as le choix, ou tu décides que la vie est trop dure et tu te complais dans des plaintes incessantes et tu deviens aigrie, amère, envieuse, incapable de voir que tu as autour de toi des moments formidables, ou tu décides de te battre coute que coute, et d'arracher ton bout, et de sourire à la vie, même si c'est dur, parce que ... justement parce que c'est dur, tu peux encore plus apprécier les moments simples de bonheur ... et surtout, RIEN, RIEN ne mérite que l'on supprime sa propre vie ... RIEN ...

Et, ça, le suicide des jeunes, ça n'arrive pas que chez les autres ... les malheurs n'arrivent pas que chez les autres ... et le nier ne fera pas que cela n'arrivera pas ...

A lire chez Chris absolument ICI et ICI l'histoire de FATMA

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commentaires

Jean-Yves 11/11/2006 13:06

Vient de paraître : une bande dessinée sur la prévention du suicide
 

Le passage : Les conduites à risque à l'adolescence, en collaboration avec le professeur Marcel Rufo, Editions Anne Carrière, novembre 2006, ISBN : 2843373700


Cat 11/11/2006 19:08

Merci Jean Yves ... Rufo est très en vue pour ce qui est des questions d'ados ... bisous

Jean-Yves 04/11/2006 12:44

J'ajoute qu'en dépit de recherches quantitatives menées au cours de ces dernières années, il y a encore réticence à reconnaître des liens possibles entre la stigmatisation sociale de l'homosexualité et le nombre élevé de tentatives de suicide chez les adolescents homosexuels ou identifiés comme tels.

Cat 04/11/2006 15:23

je pense que cela est aussi un facteur important. la découverte de la sexualité peut être vécue comme un traumatisme, aussi quand elle n'est pas ce que la société attend ...
merci de le préciser.

AMATEUR 29/10/2006 20:24

très bien ecrit. pour moi, quand le moral ne va pas fort, je fais une visite dans mon jardin, cela me detend et me fait oublier mes soucis
bzzzzzzzz

Cat 29/10/2006 21:49

il faut dire que tu as travaillé pour faire de ton jardin un véritable havre de paix ...
bisous

Pascaly 29/10/2006 13:50

Merci pour le compliment, je le retourne aussitôt !!
j'aime beaucoup ta façon d'écrire et de voir les "choses".
Cet article sur le suicide des ados est vraiment très intéressant, je trouve cela très bien de publier ce genre d'informations, personne n'est à l'abri, personne ....
bon dimanche

Cat 29/10/2006 21:49

merchi Pascaly
bonne reprise

Laura 26/10/2006 18:51

Tes articles sont super interressant.
Merci pour les bons conseils. Effectivement je pense que le role de moralisateur n'est pas fait pour moi, mais le mieu est d'être là, présent et surtout à l'écoute.
Bye
Laura

Cat 26/10/2006 18:55

je pense que cela ne sert à rien de faire la moral, si ce n'est à braquer plus l'autre ... en fait, j'essaye beaucoup avec ma petite soeur de trouver les moyens de garder une vraie communication basée sur la confiance ... et ce n'est pas toujours simple car nos 19 ans d'écart sont quand même là ... bisous

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