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Le Chat de Phoebe




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Le blog des Bundy en Guyane

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28 janvier 2007 7 28 /01 /janvier /2007 00:37


Le livre :
Cette pièce de théâtre se déroule le soir où Anna, la fille de Freud fut emmenée par la gestapo. Freud se trouve alors confronté au choix de signer son renoncement à ses biens pour pouvoir quitter l'Autriche. Il fait aussi la rencontre d'un inconnu, qui n'est autre que Dieu. Entre la discussion entre Freud, le juif athée, et le nazi ... et celle entre Freud et Dieu ... une ébauche de philosophie ?


Ce que j'en ai pensé :
J'ai été déçue. Le sujet me semblait intéressant mais j'ai trouvé que l'auteur était tombé dans la facilité ... c'est quoi ce Dieu qui prétend avoir créé les hommes libres, du bien et du mal ... alors que toute la religion chrétienne (et les autres religions aussi d'ailleurs) impose des règles ... la liberté c'est bien de choisir ses propres règles et ne pas se les laisser imposer ...
Finalement, un Dieu comme celui de Schmitt, je n'en vois pas l'utilité, et cela correspond à ce que je pense, croire en Dieu ne sert à rien ... puisqu'il ne fait rien ... s'il nous a juste créé, pourquoi tant en parler ... je veux dire que, si Dieu était à la figure du père idéalisé, cela ne sert à rien. Je ne veux pas aimer mes parents parce qu'ils m'ont mise au monde et se sont dégagés de cette responsabilité. Certes je suis libre d'eux, mais avant d'être libre d'eux, j'aurais peut-être eu besoin d'être guidé, plutot que d'être livrée à moi même ... et même en étant libre d'eux, j'aurais sûrement besoin de savoir que si j'avais besoin de soutien et de réconfort, je sais qu'ils seront toujours là pour moi ... ce n'est pas le cas ... je sais que je ne dois rien attendre d'eux, et il y a longtemps que je n'attends plus rien d'eux ... tout attente et espoir seraient vain ... et je n'ai pas besoin d'espérer dans le vide ... et le Dieu de Schmitt est un Dieu comme cela ... un Dieu que l' on devrait remercier de nous avoir créer par amour, de nous laisser libre, mais sous certaines conditions, et d'accepter qu'il souffre de ce que nous faisons de notre liberté ... alors j'en conclus que le Dieu de Schmitt est un très mauvais père ... et que j'ai raison d'avoir choisi de ne pas croire en ce père là ... d'autant plus que, si personne n'a pu prouver qu'il n'existe pas, personne n'a prouvé qu'il existe ... donc, c'est un point du sujet qui m'a déçue, j'ai trouvé cela et facile, et superficiel ...

Ensuite, par contre (et oui, tout ne peut être négatif) ... j'ai bien apprécié l'affrontement entre Freud et le nazi. Il le met face à lui-même ... lui montre combien son raisonnement est petit et facile, combien il se déresponsabilise de sa propre vie en rejetant sur les autres ...

Donc, en fait, une chose d'intéressante dans ce livre  ... sa propre responsabilité dans ses choix et dans sa vie. On en revient donc toujours au même ... je suis responsable de ma vie, dans la mesure où, si je ne puis être totalement responsable des choses qui arrivent (pour cause de nombreux paramètres qui entrent en ligne de jeu ... voui voui, ce qui doit être sera, je continue de le penser, et chaque jour me le prouve ...) ... mais je suis complètement responsable de la façon dont je choisis de voir ma vie, de l'affronter ...

Donc, je suis quand même un peu déçue (beaucoup) par le manque de profondeur, et la superficialité ... le débat de la responsabilité de Dieu, puisqu'il l'aborde, il aurait dû le fouiller ...




Citations :

Freud :Tu es restée une petite fille. Les enfants sont spontanément philosophes : ils posent des questions.
   Anna : Et les adultes ?
   Freud : Les adultes osnt spontanément idiots : ils répondent.


- Chaque carreau révélait un monde ; il n'y a que pour les adultes ques les carreaux constituent platement un sol ; pour un enfant, chaque carreau a sa physionomie particulière. Celui-ci, dans le relief des ses irrégularités et la variation de ses coulées, racontait l'histoire d'un dragon qui se tenait, la gueule ouverte, au fond d'une grotte ; un autre montrait une procession de pélerins ; un aure un visage derrière une vitre tachée de boue, un autre ... La cuisine était un monde immense où venaient affleurer d'autres mondes, montant d'ailleurs, par les yeux borgnes des carreaux.
Et puis soudain, j'ai appelé. Je ne sais pourquoi. Peut-être pour m'entendre exister, et pour voir arriver quelqu'un. J'ai appelé. Il n'y eut que le silence.

- La nazi : C'est simple, ça m'a toujours fait ça. Quand je me trouve moche, minable, quand je me dis que je n'ai pas d'argent et que ça ne s'arrangera pas demain, quand je me dis qu'aucune femme ne voudra plus de moi, il suffit que je me retourne, ça ne râte jamais : il y a un juif qui me regarde. Le juif me rend merdeux. C'est à cause de lui, toujours. Tiens, là, en ce moment, quand je suis chez vous, et que je vois tous ces meubles, ces tableaux, ces tentures, ce bureau, tous ces livres, moi qui n'en ai pas lus, j'ai les boules dans la gorge : je sais que je suis chez un juif.
   Freud : C'est étrange : moi, lorsque je me trouve médiocre, je ne m'en prends qu'à moi-même.

- Freud : oui vous avez raison de chasser le juif. Il faut choisir son camp ! Et les exterminer ! Tous ! Car ce qui rend les juifs dangereux, c'est qu'on n'est jamais sûr de ne pas en être un !

- L'inconnu : Non s'il vous plait.
  Freud : Et vous les laissez faire !
  L'inconnu :  J'ai fait l'homme libre.
  Freud : Libre pour le mal !
 L'inconnu (l'empêchant de passer, malgré les cris qui s'amplifient) : Libre pour le bien comme pour le mal, sinon la liberté n'est rien.
  Freud : Donc vous n'êtes pas responsable ?

- L'inconnu : Pour la raison qui fait rire toutes les bêtises, pour la raison qui fait tout faire, sans quoi rien ne serait ... par amour.
Il regarde Freud qui semble mal à l'aise.
Tu baisses les yeux, mon Freud, tu ne veux pas de ça, hein, toi, un Dieu qui aime ? Tu préfères un Dieu qui gronde, les sourcils vengeurs, le front plissé, la foudre entre les mains ? Vous préférez tous ça, les hommes, un Père terrible, au lieu d'un Père qui aime ...
Il s'approche de Freud qui est assis, et s'agenouille devant lui.
Et pourquoi vous aurais-je fait si ce n'était par amour ? Mais vous n'en voulez pas, de la tendresse de Dieu, vous ne voulez pas d'un Dieu qui pleure ... qui souffre ... (tendrement). Oh, oui, tu voudrais un Dieu devant qui on se prosterne mais pas un Dieu qui s'agenouille ...


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Published by Cat - dans théâtre
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commentaires

sieglind la dragonne 29/01/2007 10:11

Je ne connaissais pas cette pièce ! Je vais tout de même y jeter un oeil, si j'y pense, mais vu la longueur de la liste de trucs à lire, ça risque d'attendre un peu hé, hé.Bon début de semaine Cat-

Jean-Yves 28/01/2007 12:37

Qu’est-ce qu’être « père » ou « mère » ? Cela dépasse sans doute le seul aspect « biologique ». L’Eglise pourrait d’ailleurs méditer sur l’image de la famille qu’elle transmet. Si l’on regarde la « Sainte famille », il y a un mari (Joseph) qui n’est pas le père du fils, une mère (Marie) totalement dissemblable des autres mères puisqu’elle est vierge. La « Sainte famille » est une superbe métaphore de la famille d’aujourd’hui où ce sont les liens d’affection voulue et assumée qui comptent le plus.
Les parents biologiques ne sont parfois qu’un élément historique dans notre histoire : comme dans la tienne, Cat. C’est douloureux, je l’entends.

Cat 28/01/2007 12:42

je suis entièrement d'accord avec toi ... alors que Lisa met toujours un cierge à Marie, parce que c'est la maman de Jésus, j'ai toujours préféré en mettre un à Joseph ... cela n'est sans doute pas innocent ...je parle de père ou mère, de celui qui guide par amour, qui fait grandir ... c'est pour cela que le père créateur (dieu ou les parents biologiques) s'ils n'ont pas la volonté d'être enseignant, guide ... etc ... pourquoi mettre un enfant au monde ... créer une vie, c'est aussi l'accompagner, l'aider, la soutenir ... pas juste la laisser libre ... Bisous Jean Yves

kéline 28/01/2007 10:46

hello catje crois que l'homme a inventé Dieu à son image et  à te lire je ne pense pas que la façon dont Schmitt l'a imaginé me plairait. . Dans la dernière citation " et pourquoi vous aurais je fait si ce n'est par amour" je ne dois pas avoir la même conception de l'amour que l'auteur avec toutes les catastrophes qui s'abattent sur l'homme  (en particulier sur les juifs au moment historique évoqué!!!) et puis surtout cette mort au bout difficile de penser que tout ça auraient été faits par amour.biz

Cat 28/01/2007 12:07

En fait, il (dieu) dit qu'il a fait l'homme par amour ... et qu'après il l'a laissé libre, libre dans le bien comme dans le mal ...mais si on créé par amour un être dôté d'autant de méchanceté, d'envie de destruction ... l'a-t-on vraiment créé par amour ??? et dans ce cas, ne valait-il mieux pas le diriger, lui apprendre ... avant de le laisser libre ???parce que s'il l'a crée par amour et laissé seul livrée à lui-même ... ça ce n'est pas un acte d'amour, c'est un acte d'abandon où l'on relève juste l'égoisme d'avoir créé par amour, puis d'avoir laissé à l'autre le soin de sa responsabilité ...je t'ai voulu, maintenant tu es là ... je n'ai plus besoin ... l'envie a été satisfaite ... tu es un électron libre ... je ne conçois pas la création ainsi, même si je sais qu'une fois créée elle n'est plus vraiment l'unique propriété, on peut quand même dirigé ... bref, sujet complexe qu'il a traité avec facilité, il a juste posé des pierres (je parle de Schmitt) et voilà, basta ... déception ..bisous

Ano 28/01/2007 10:18

Coucou Cat !
Je ne dirai qu'une chose : excellente analyse et raisonnement sur ce point... Je t'ai déjà dis que tu fais une excellente chroniqueuse littéraire, cinématographique, etc... C'est certes ton point de vue, mais à l'inverse d'imposer tes idées comme beaucoup, toi tu dis ce que tu penses d'un point de vue logique, par rapport à ton analyse qui est réfléchie, et tu t'appuie sur du concrêt par le vécu...
Bref tu ne fais pas comme beaucoup qui se regarde le nombril (et je suis poli) et s'écoute d'abord parler avant d'informer les autres (souvent ceux-là et/ou celle-là pour ne rien dire d'ailleurs, que ce soit dans les canards ou à la télé, surtout à la télé)... Tu es très bonne à cet exercice là... Si j'étais patron de presse, je te ferais faire des piges... Dommage que j'ai pas ce pouvoir... Bisous tendres.

Cat 28/01/2007 10:41

Merci Ano.Je ne sais pas si je fais de bonnes analyses. J'essaye de ne pas m'imprégner de ce que j'ai lu sur ... en fait j'évite de lire les choses sur avant de mettre fait ma propre opinion ...bisous

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