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Le Chat de Phoebe




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Le blog des Bundy en Guyane

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27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 00:50


Le livre :

Constance est une jeune femme de l'aristocratie, élevée en Ecosse avec sa soeur Hilda, par un père et une belle-mère, non pas permissifs mais ayant une volonté de ne pas soumettre la progéniture à un "sois belle et tais toi". Parcourant l'Europe, ayant étudié en Allemagne, Constance revient en Angleterre au moment de la première guerre mondiale, où son fiancé allemand est tué. Elle rencontre alors un aristocrate, Cliford. Rien ne le prédestinait à devenir chef de famille, mais son frère tué, il hérite et du titre et du chateau de famille Wragby. Amoureuse comme on l'est à 19 ans, elle se donne à lui, se fiancie, et se marie avec Cliford devant du même coup Lady Chatterley. Son mari blessé au cours de la guerre, revient infirme et s'enferme avec elle dans le domaine. Connie dépérit physiquement parce que rien ne motive sa vie ... rien ne vibre en elle. Elle prend conscience que sa conception de l'amour et du sexe est éronnée. Après une aventure avec un "parvenu" littéraire, elle se laisse séduire par le garde chasse Mellors. Elle découvre avec lui, le sens de la vie, la lutte des classes, l'amour, le sexe ... elle s'accomplit humainement, et pas seulement physiquement.


Ce que j'en ai pensé :

 Ce n'est pas du tout le livre que je pensais lire. Je suis toujours surprise de la façon dont les gens réduisent les choses à une partie d'un tout, faisant ainsi du tout une partie. Je trouve cela un peu totalement effrayant. Je ne suis pas une partie d'un tout, mais bien un tout fait de plusieurs parties.

Réduire L'amant de Lady Chatterley à un livre sulfureux, une initiation sexuelle, c'est vraiment passer à côté de ce livre, et c'est bien dommage.

J'ai trouvé que Lawrence a vraiment été un visionnaire de ce qu'est devenu le monde, les gens. Il a anticipé sur ce qui deviendrait la motivation des Hommes.
Je vais vous parler du livre par rapport à deux lignes de lecture, qui, bien sûr ne sont pas les uniques axes de lecture de ce livre, mais en tout cas, celles qui m'ont parue essentiel. L'opposition des castes / l'amour.

Je vais commencer par la plus importante (je sais la règle étant d'aller du moins vers le plus, je préfère faire le contraire) ... l'importance de ce livre est à mon sens, l'opposition des castes ... d'un côté les dirigeants, de l'autre, les dirigés ... pour être plus grossière, je dirai les enculeurs et les enculés. Parce que quoi qu'on en pense, la vision que nous donne Lawrence de la société anglaise est la même de nos jours. Avec effroi, je constate que les choses ne changent pas, la hierarchie, l'ordre social est ainsi ... et ça fait peur. A l'heure où l'on parle de se mélanger, les barrières de la culture, de la religion sont plus présentes que jamais.

L'aristocratie anglaise, comme le souligne justement Lawrence ne travaille pas pour vivre, son travail est celui qu'elle choisit, souvent dans les arts, un moyen de se faire connaître et de se rendre populaire, mais aussi de se distinguer de son ascendance. Elle hérite des biens de son ascendance, se contente souvent de faire perdurer la tradition, et vit du travail des autres et non de son propre travail ... toute la différence avec le peuple qui lui vit de son travail, et pour enrichir l'aristocrate possedant.

Le mélange des classes ne peut avoir lieu, quelque soit le sujet, le niveau. L'argent doit aller aux aristo, la culture, les vacances, le savoir-vivre, l'amour ... rien ne doit être mélangé tout doit rester à sa place.

Cette triste constatation est visible sur dans de nombreuses scènes du roman. Lawrence le montre d'abord en soulignant que les aristos se gardent bien de rester dans leur cercle d'intimes. Souvent superficiel, les mêmes sujets revenant sans cesse, et prouvant souvent, leur étroitesse d'esprit, leur fermeture d'esprit. Le monde doit être comme ils le voient, comme eux souhaitent qu'ils évoluent.
On le voit également lorsque Cliford évoque Mellors, ignorant que celui-ci est devenu l'amant de sa femme. Mellors qui parle comme un parfait gentleman, se confond à son niveau social en parlant le patois local. Il ne fait pas illusion devant Connie. Elle comprend que lorsqu'il se remet à parler patois il y a toujours une volonté de lui rappeler qu'ils ne sont pas du même monde.  Clifford souligne que même si Mellors a fait parti de l'armée à un poste honorable qui est plus élevé que celui d'un simple soldat du peuple, peu importe son mérite et son grade, il reste un fils du peuple. C'est aussi le cas pour le premier amant de Lady Chatterley. Il est parvenu à se hisser au niveau de la bourgeoisie par son talent d'auteur, mais même s'il s'en donne les apparences, il reste en dehors du monde de l'aristocratie.
On nait aristocrate, bourgeoise, pauvre ... passer d'une classe à l'autre ne fera jamais des gens autre choses que ce que leur naissance en a fait. C'est ainsi, les aristos pensant qu'il faut maintenir les choses à leur place pour que la terre tourne rond.

Lawrence évoque beaucoup la révolution bolchévique, le soulèvement du peuple. Mellors qui est un homme intelligent et instruit, remets en cause la possibilité d'un tel soulèvement en Angleterre. Par contre, Lawrence, dans la bouche de Mellors, montre combien le monde a évolué, et va évoluer vers un avenir malsain et obsédé par l'argent. l'argent devenant le seul moteur humain, primant sur les sentiments, le sexe, l'envie, l'émotion, primant sur la vie. La vie rime avec argent. Les hommes ne seront plus des hommes.
Mellors ne devient pas la voix du peuple. Il ne s'oppose ni aux aristocrates, ni aux gens dont il est issu. Il se contente de constater l'évolution, la tournure que prend le destin humain, résigné, attéré de voir que l'homme n'est plus qu'un sous-homme.

La famille de Connie qui semble être particulièrement ouverte d'esprit, comprend et même encourage Connie a quitté Cliford, mais quand ils apprennent que c'est pour le garde chasse, de suite le rang social reprend le dessus. Elle ne peut nullement se pervertir dans une telle relation, qu'elle regrettera forcément. Sa soeur, Hilda, remplit d'amertume sur l'échec de son propre mariage, ne peut que voir une issue déplorable à un tel amour, surtout parce que les deux personnes ne sont pas de la même classe sociale. Quant au père de Connie, il va attendre de rencontrer Mellors pour se décider. Reconnaissant en lui, un véritable homme, un homme de la même "race" que lui, la barrière sociale tombe, et il lui donne sa chance, comprenant que sa chère fille vaut bien un véritable homme, celui-ci fut-il d'une classe sociale différente.

J'ajouterai une dernière chose à cette opposition des classes, c'est le rapport humain. Parce que l'humain c'est aussi dans le rapport, et l'opposition n'est pas que dans les classes, mais aussi dans les sexes. Clifford, même si Connie est de son rang, il l'a traite en inférieur. Alors quand Mrs Bolton vient s'occuper de lui, on voit aisément qu'il l'a traite en inférieur deux fois, de par sa condition de femme et de sa condition sociale. Et pourtant, malgré cette suffisance qu'il a, il va s'éprendre d'elle (si on peut dire) et ils vont se servir mutuellement l'un de l'autre.
Le rapport humain entre les classes sociales passent aussi par la rumeur, les racontards, la recherche des petits histoires graveleuses.

On remarque que l'on peut distinguer des figures très caractéristiques, on peut dire des "types" humains : Clifford, Connie, Mellors, Mrs Bolton. Ce sont les quatre figures principales de ce roman. Elles marchent pas paire et dans plusieurs combinaisons.
Clifford / Connie : même classe sociale, mariés.
Mellors / Mrs Bolton : même classe sociale, une instruction plus élevée dans leur classe sociale.
Clifford / Mrs Bolton : classe sociale différente, mais même façon de se sentir supérieur par rapport aux siens, et même manière d'avoir besoin des autres pour se sentir supérieur.
Connie / Mellors : même façon de se distinguer de leur classe dans leur humanité, même besoin de se sentir exister par eux-même, même façon de comprendre la vie.

les couples se font sur des bases communes et se défont sur les oppositions. Ils se forment d'autres couples sur la base d'une idéologie et d'une envie commune malgré les différences de classes. Ce qui a séparé les uns sur le paraitre, réunis les autres sur l'être.


Citations :

- Il n'y a guère de liens entre nous. Une fois séparés, nous médisons les uns des autres, comme le font tous les foutus intellectuels que nous sommes. Ou bien nous dissimulons notre mépris réciproque avec des compliments empoisonnés. Il est étrange que la vie intellectuelle puisse seulement s'épanouir dans un terrain de malveillance, une malveillance indescriptible et sans bornes. C'est la loi du genre.

- La haine est aussi une chose qui se développe. C'est une sanction inévitable lorsque l'on veut plaquer de force des idées sur du vivant, lorsque l'on veut faire violence à ses instincts les plus profonds. Or, nous faisons violence à nos instincts les plus profonds, nous nous gouvernons avec un mode d'emploi, comme machines. La pensée logique veut nous imposer son moule, et, dans le moule, il n'y a plus que la haine.

- Cliford prit bientot de grands airs supérieurs avec l'infirmière. Elle s'y attendait un peu et, inconsciemment, il jouait les grands seigneurs. Nous sommes si réceptifs à ce que l'on attend de nous ! Les mineurs avaient été tellement pareils à des enfants, lui disant où ils avaient mal pendant qu'elle les pansait ou s'occupait d'eux. Dans cette tâche, ils lui avaient toujours donné une impression d'importance presque surhumaine. Or, Clifford la faisait se sentir petite, comme une servante,et, sans mot dire, elle acceptait de s'adapter aux classes dirigeantes.

- Il réalisait que la chienne bien-aimée, la Réussite, avait deux sortes d'appétits : celui de la flatterie et des caresses, auquel pourvoyaient les écrivains et les artistes, et l'autre, plus terre à terre, de la viande et des os.

- Connie écoutait, et son visage s'était très empourpré.
  "J'aimerais bien donner quelque chose, dit-elle, mais on ne me le permet pas. Aujourd'hui tout se vend, tout se paie. Toutes les choses dotn tu parles, Wragby et Shipley les vendent, avec un joli bénéfice. Tout se vend. Pas le moindre élan de générosité. Et qui donc a dépouillé les gens de leur vie naturelle et de leur virilité pour les livrer à cette horreur industrielle ? Qui a fait cela ?
    - Et que dois-je faire ? demanda Clifford, vert de dépit. Les inviter à venir me piller ?
    - Pourquoi Tevershall est-il si laid, si hideux ? Pourquoi n'y a-t-il aucun rayon d'espoir dans leur existence ?
    - Ce sont eux qui ont construit Tevershall, ils avaient toute latitude. Ce sont eux qui ont construit leur joli Tevershall, et ils y mènent leur jolie petite vie. Je ne peux pas vivre à leur place. Un insecte doit vivre sa vie.
     - Mais tu les fais travailler pour toi. Leur vie, c'est celle de ta mine.
     - Pas du tout. Chaque insecte trouve sa nourriture. Pas un seul homme n'est obligé de travailler pour moi.
    - Leur existence est industrialisée, sans espoir, et la nôtre aussi ! s'écria Connie.
    - Je ne le pense pas. Ce n'est que de la rhétorique romantique, un reste de romantisme à pamoisons et maladie de langueur. Tu n'as pas du tout l'air d'être sans espoir, ma chère Connie.

- Peu m'importe qui en est le père, pourvu qu'il soit sain et d'une intelligence pas inférieure à la moyenne. Donne-moi l'enfant d'un homme sain et normalement intelligent, et je m'en charge d'un faire un Chatterley parfaitement capable. Ce n'est pas d'engendrer qui compte, c'est la place où le destin nous a mis. Place n'importe quel enfant parmi les classes dirigeantes, et il deviendra un dirigeant dans la mesure de ses moyens. Mets des enfants de rois ou de ducs parmi les masses et ce seront de petits plébiens, des produits de série. La pression de l'environnement est irrésistible.
    - Ainsi, le peuple n'est pas une race, et il n'y a pas de sang aristocratique ?
    - Non, ma petite ! Tout cela n'est qu'illusion romantique. L'aristocratie est une fonction, un élément du destin. Et les masses en sont une autre, une autre élément. L'individu ne compte guère. Tout se ramène à la fonction pour laquelle on est élevé et adapté. Ce ne sont pas les individus qui font l'aristocratie, c'est le fonctionnement de l'aristocratie en tant que système, et c'est le fonctionnement de la masse  en tant que système qui fait de l'homme du peuple ce qu'il est.
     - Alors, entre nous tous, il n'existe pas une humanité commune ?
     - Si tu veux. Nous avons tous besoin de nous remplir le ventre. Mais pour ce qui est de formuler et d'organiser, je crois qu'il existe un fossé absolument infranchissable entre les dirigeants et les exécutants. Les deux fonctions sont incompatibles, et c'est la fonction qui détermine l'individu.


- Quand un homme est stupide, on dit qu'il n'a pas de cervelle ;  quand il est mesquin, qu'il n'a pas de coeur ; quand il est trouillard, qu'il n'a pas d'estomac . Et quand il est incapable du moindre sursaut de virilité, on dit qu'il n'a pas de couilles. Quand il est veule, en quelque sorte.
  Connie médita.
   - Clifford est veule ?
   - Veule et méchant : comme les types de son genre quand on leur tient tête.
   - Et toi, tu ne penses pas que tu es veule ?
   - Pas vraiment.

- C'est le destin de l'humanité, de devenir comme ça.
  - Les gens du peuple ? Les ouvriers aussi ?
  - Oui, tous. Ils n'ont plus de jus. Les voitures, les cinémas, les avions leur ont sucé la dernière goutte. Crois-moi, chaque génération ressemble davantage à des lapins : des tubes de caoutchouc en guise de boyaux, des jambes et des têtes en fer-blanc. Un peuple détruit ce qu'il y a d'humain pour les vouer au culte de la machine. L'argent, rien que l'argent ! La seule chose qui excite le monde moderne, c'est de supprimer ce qu'il y a d'humain, de réduire la vraie virilité et la vraie féminité en bouillie. Tout le monde pareil, et dans le monde entier. Supprimer la réalité humaine, une livre pour chaque prépuce et deux pour chaque paire de couilles. Le con n'est qu'un machine à baise. Tout revient au même. Pour du fric ils t'émasculeront l'univers. Encore de l'argent et ils te supprimeront tout le jus de l'humanité. Il ne restera que de petits robots.

- C'est parce que les hommes ne sont pas des hommes que les femmes doivent l'être à leur place. [...] Regardez Tevershall, comme c'est horrible. C'est parce qu'on l'a construit pendant que vous bossiez pour du fric. Regardez vos femmes ! Elles se fichent de vous, et vous vous fichez d'elles : voilà c'que c'est que de passer son temps à bosser pour du fric. Vous êtes incapables de parler, de bouger ou de vivre, incapables de traiter une femme comme il faudrait. Vous n'êtes pas vivants. Regardez-vous !

- Un homme doit se battre pour ce à quoi il croit, et ensuite il doit faire confiance à quelque chose qui le dépasse. On ne peut pas s'assurer sur l'avenir, sauf en faisant confiance à ce que l'on a de meilleur en soi-même et aux puissances qui vous dépassent.


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commentaires

Jean-Yves 04/03/2007 10:05

Ton article est passionnant : quand la naissance prend la part sur toutes les valeurs humaines qui font d'un individu ce qu'il a d'unique.
Par quoi existe-t-on ? L'amour peut-il faire exister quelqu'un ? Peut-il le détacher de ses origines ? Quelles forces faut-il pour se déprendre des carcans sociaux ? 
Quelles transpositions de ce roman aujourd'hui ? Les mariages mixtes (religions, pays d'origine...) ?
Il me semble que la partition des gens est aujourd'hui infinie : la notion de classe sociale ne suffit plus à définir la problématique abordée par Lawrence, en un monde où l'individualité est reine. Chacun aujourd'hui cherche à se démarquer de son voisin, à le trouver dans une position (au sens le plus large de ce terme) inférieure. Ce roman (que je n'ai pas lu) garde toute sa force réflexive.

Cat 04/03/2007 13:04

je ne sais pas quoi on existe, j'espère par nous même ;)je pense que l'amour peut faire exister quelqu'un ... mais pas n'importe quelle forme d'amour ...je pense que sans le faire se détacher de ses origines, l'amour peut dépasser les origines et être plus fort que ça ...les forces pour se déprendre des carcans sociaux, ... la confiance ... en l'autre, et aussi en cette part inconnue de la vie ... croire en l'autre, en soi, en nous ...j'ai trouvé que ce roman pouvait être aujourd'hui, pour les notions que tu cites. La seule différence, la vie a évolué ... je pense que si, je pense que le pb des classes sociales est encore bien présente dans notre société. Je pense au contraire que Lawrence a très bien vu ce qu'allait advenir notre société. Prenons Clifford, il ne pense qu'à lui ... il veut un héritier, et peu importe qui est le père, d'où il est issu, il en fera un homme de son rang à lui, il veut perdurer son nom, son héritage ... individualiste...avec connie, c'est pareil, elle n'est qu'un faire valoir ... belle intelligente ... comme un animal de compagnie ... il ne l'aime pas, il s'est habitué à elle ... et c'est tout ...combien de couple vive ainsi aujourd'hui ... bisous

le pas sage 28/02/2007 05:50

salut l'amour et le sexe , heureusement qu'il n'a pas que ça . heureusement et cette femme découvre la vie , c'est merveilleux pour quelqu'un qui a souffert et qui n'a pratiqement pas eu de jeunesse ? bonne journée

Cat 28/02/2007 06:34

non il n'y a pas que ça dans la vie et dans le livre, mais il faut être lucide ...la vie sans sexe c'est une vie à moitié, et la vie réduit au sexe c'est une vie à moitié ;) ...oui, un mari qui ne se sert d'elle que comme faire valoir, qui la considère comme un animal de compagnie, c'est pathétique ...bonne journée

eric 27/02/2007 23:55

C'est quoi ce discours sur les hommes , t'es devenue féministe ?
ou c'est moi quui ta mis dans cet état?
ah ouaii, c'est vrai, tu ne me parles plus à moi!
Bon je sors!

Cat 28/02/2007 06:35

vu la façon dont tu lis ce que j'écris je doute que tu ais saisi ce que j'ai dit ...et ne te donne pas une importance que tu n'as pas ...et oui, tu as raison ... sors ... et ne reviens pas ... merci d'avance

kéline 27/02/2007 17:35

je l'ai lu il y a des années et je trouve ton analyse très bonne.  C'est très réducteurt en effet de n'avoir vu que le côté érotique de cette rencontre. J'ai un souvenir ébloui de la personnalité de Mellors  et de l'importance de la lutte des classes qui ne faisait pas la part belle à l'intelligence mais à la naissance. Je trouve  que cet aspect est moins flagrant aujourdhui. Je n'ai pas eu la moindre envie d'aller voir le film comme chaque fois qu'un livre me plait beaucoup et que j'ai peur qu'on me le défigure.
bisous Cat

Cat 27/02/2007 19:43

oui je trouve ça dommage d'avoir réduit ce livre a un livre sulfureux ...je me suis retrouvée dans les sensations intérieures de Connie, de la même manière que je me suis retrouvée dans les discours de Mellors dans ses peurs humaines. il est évident que c'est un personnage fort. je n'ai pas vu le film mais j'ai peur qu'ils ne l'aient qu'à un homme sexuellement doué lol lol ... alors que c'est un vrai homme de part son humanité...bisous Kéline

pepette 27/02/2007 16:32

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