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Le Chat de Phoebe




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12 avril 2007 4 12 /04 /avril /2007 01:11
Dossier réalisé par Elisa JEANNE.

Quelles ressources pour cicatriser nos plaies ?

"Ce qui me semble le plus important, ce n'est pas le pardon, mais la possibilité pour chacun d'accéder à l'histoire de nos parents pour enfin savoir tout ce que l'on a besoin de savoir et vivre avec notre histoire familiale. S'affranchir de nos parents en quelque sorte et vivre notre propre vie. Pour ma part, j'ai fait un long travail psychanalytique, qui a été très enrichissant et, surtout, j'ai voulu faire cette psychanalyse avant d'avoir des enfants pour ne pas leur transmettre un lourd héritage", témoigne une anonyme sur un des forums internet de l'émission Les Maternelles diffusée sur France 5. Connaître son histoire permet de modifier les effets que celle-ci a sur notre moi. Autrement dit, il est envisageable de nous réparer, d'apprendre à vivre avec notre passé ou nos problèmes présents, voire d'enf aire un point fort pour notre présent et notre futur. Entamer une thérapie mène sur ce chemin, en donne la force. Une telle démarche nous aidera à dénouer les fils de la pelote, à gagner en autonomie et, au final, à naître à notre propre histoire.
"L'objectif n'est pas d'éviter la souffrance familiale - souvent, on ne le peut pas - mais de donner aux enfants les moyens d'en faire quelque chose de positif, de pouvoir la surmonter et de ne pas être blessé durablement" poursuit Daniel Marcelli. Comment ? "Premièrement, en reconnaissant que chaque individu a le droit de souffrir pour lui-même : un enfant n'est pas désagréable uniquement pour embêter son monde, il peut également l'être parce qu'il est angoissé. Deuxièmement, en évitant d'en rajouter : en ne prenant pas l'enfant comme pomme de discorde dans des histoires de divorce, par exemple. Troisièmement, en ne voulant pas que les enfants ne souffrent pas de ce que font les adultes : quand il y a des tensions, des violences morales ou physiques dans un couple, les enfants ressentent nécessairement une souffrance. On ne peut pas en faire l'économie." En revanche, on peut leur donner les moyens de traverser sans trop d'encombre un événement néfaste. En leur offrant une "main tendue", c'est-à-dire en leur permettant "d'avoir un tiers (un proche, un voisin, un éducateur ...) neutre (qui ne soit pas obligé de prendre partie pour l'un ou l'autre des deux parents) auquel il puisse se confier". Autrement dit, un "tuteur de résilience", qui va l'aider à maintenir une bonne estime de lui-même (lui faire prendre conscience de sa valeur), lui transmettre un sentiment de sécurité, le déculpabiliser ... et l'amener vers d'autres horizons. Ceux de la paix avec soi et avec les siens.


Questions à Maryse Vaillant, psychologue.

Avoir mal à sa famille, est-ce fatal ?
Personne ne choisit consciemment d'être malheureux. En revanche, il existe des choix inconscients. Le malheur ou la maladie créent des bénéfices secondaires : ils peuvent donner une identité, permettre que l'on s'intéresse à vous. On se construit alors dans la souffrance et, souvent, on va reproduire une ambiance familiale délétère, alors que l'on en a souffert, avec ce sentiment que, de toute façon, on est maudit, que c'est comme ça.

Comment renverser la vapeur ?
Le premier processus correspond à un temps psychique, celui des réquisitoires. Il faut accepter de reconnaître avoir souffert, d'avoir des reproches à faire aux siens. Puis vient le temps des inventaires. Là, non seulement on se souvient de ce qui a été moche, mais aussi de ce qui a été sympa, des bons moments. Cela peut-être très dur, mais il faut en être capable pour survivre aux souffrances familiales et pour passer ensuite à la réparation psychique. Dans ce dernier temps, essentiel, il s'agit d'être actif et de se demander : "Et maintenant, moi, qu'est-ce que je fais de tout ça ? Qu'est-ce que je fais de ma vie ?

Peut-on accomplir cette démarche seul(e) ou convient-il de se faire aider ?
Il faut être aidé par un travail psychique et il n'est jamais trop tard pour en entamer un. Sinon, on peut continuer à se cogner contre les murs, avec le sentiment d'être une victime impuissante. Mais attention : la psychanalyse ne fera pas le travail à votre place. Il faut, de toute façon, prendre sa vie en main. On ne se guérit bien qu'à partir du moment où l'on change son rapport à la vie, où l'on crée, où l'on s'ouvre aux autres. Cela permet de s'aimer mieux.

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commentaires

keline 14/04/2007 18:53

hello Cat,
 il n'y a qu'une bonne raison d'aller en analyse, c'est la souffrance ! la psychanalyse que j'ai faite pendant 5 ans (il y a longtemps  - fin des années 70- ) a été l'expérience la plus enrichissante que je n'ai jamais vécue.!  Une deuxième naissance en toute conscience. Après j'ai fait mon deuil de l'analyste, il fallait bien mais ça ne s'est pas fait en un jour petit à petit j'ai repris le contrôle de ma vie, mais autrement et les défenses que j'avais ont été remplacées par d'autres mieux adaptées.  je continue toute seule quand j'ai un problème mais non pas toute seule, je ne serais jamais plus toute seule, elle est toujours présente en moi
bisous
bisous

Cat 14/04/2007 19:41

bisous kéline

Jean-Yves 12/04/2007 20:55

Oui, bien sûr Cat, l'article en question ne dit pas ce que je rappelle dans mon commentaire ci-dessus. Merci, de l'avoir précisé dans ta réponse.
Il me semble que ce qui compte le plus dans ce que les parents doivent transmettre à leurs enfants, c'est que l'amour qu'ils (les parents) leur portent est INCONDITIONNEL (j'entends, quels que soient les actes que les enfants peuvent ou pourront faire). On ne peut pas se développer harmonieusement si enfant on n'a pas vécu cet amour inconditionnel ou si, par expérience, on en a douté... Est-ce que cela peut se cicatriser quand l'amour porté a été conditionnel ? Je ne sais pas.
Bonne soirée Cat.

Cat 12/04/2007 21:30

c'est pour ça que je dis souvent à Lisa que je l'aime parce que je ne veux pas qu'un jour elle se demande si je l'aime ... comme moi je me le suis demandée pour mes parents ... sincèrement, je pense que beaucoup de parents, malheureusement n'ont et ne portent pas à leurs enfants l'amour inconditionnel dont tu parles.j'ai toujours pensé que j'avais eu de la chance, la vie a toujours mis sur ma route des personnes qui m'ont toujours appris, montré, fais prendre conscience de choses essentielles (que ces personnes aient été mauvaises avec moi ou non ... puisque je pense que l'on a toujours à apprendre même dans le mauvais) ..Je voue à Lisa un amour inconditionnel, et je crois que j'ai cet amour pour toutes les personnes que j'ai décidé d'aimer ...  Lisa m'a beaucoup aidée sans qu'elle le sache, juste du fait qu'elle soit née, qu'elle soit là ... qu'elle existe ... je pense que les entailles se referment, mais je pense aussi que les cicatrices sont toujours à vif ... les miennes seront, je le sais aujourd'hui, toujours à vif, même si elles se sont refermées ... les plaies sont cicatrisées ... mais les cicatrices sont indélibiles ... bisous jean yves

Osmanthe 12/04/2007 08:16

Oui si les enfants pouvaient connaitre la vérité sur leur famille sa serrais quand même mieux. Trop souvent les parents cachent les tares de la famille, les mensonges deviennent monnaies courante. Le pire dans une famille c'est le divorce qui déchire tout en deux, ensuite n'étant pas capable de se séparer sans en faire des montagnes les deux parents embarquent les enfants dans leur histoire, alors que les enfants  ne sont pas aptes à comprendre se qui se passe autour d’eux. Du coup ils se retrouvent perdu et déchirer entre leur parents , la peut commencer une grande souffrance.
Pour la psychanalyse je suis d’accord, il faut prendre son courage deux mains et ne pas avoir peur de parler.
Savoir en parler permet d’une certaine manière de guérir et de s’ouvrir enfin vers la vie qui s’offre à nous, de passer de victime à personne à part entière…

Cat 12/04/2007 13:08

oui dans les divorces les enfants deviennent pions ... deviennent monnaies d'échange de chantage ... ne sont plus que des objets dont on veut absolumment garder la trace souvent juste pour emmerder l'autre, le soumettre le rabaisser ... dommage ... quand on pense qu'un enfant est censé être un fruit de l'amour ...bisous

Jean-Yves 12/04/2007 07:08

Il me semble que d'accéder à l'histoire de ses parents doit rester une possibilité, pas un droit. Les enfants n'ont pas à mener leur propre dictature pour connaître cette histoire qui appartient aux parents. Connaître des morceaux de cette histoire peut aider, à condition de ne pas faire porter la culpabilité sur eux. Être responsable, ce n'est pas faire porter le chapeau sur les autres : c'est accepter de faire avec son histoire - non pas se résigner - pour tenter de s'en déprendre... partiellement.
Bisou, Cat.

Cat 12/04/2007 07:44

je pense que ce qu'ils disent ce n'est pas ça ... pas de culpabilité, pas de droit ...mais bien une accession à justement pour comprendre, et pas pour juger ... mais juste pour comprendre ... bisous

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