Nouveau Départ.
La colère a eu raison de moi. Une énième volte-face de sa part, faisant de moi la coupable désignée, la méchante de service, m'a fait baisser les bras !
Quelle tristesse, quand poussée à bout, je renonce !
La colère m'a submergée pour de bon. Je n'ai pas lutté, les mots sont sortis, des paroles désagréables !
Rien ne me soulageant, que cet acte final : RENONCER !
Je suis partie, j'ai repris mes mots, ceux que j'avais écrits, ceux que j'aime.
J'ai tiré ma révérence.
Aujourd'hui, je renais
ici, seule,
soulagée et
LIBRE.
Cat.
Désespoir.
Au matin tu te lèves
Et le vide s'est fait en toi
Plus rien
Tout est laissé à l'abandon
Tu ne penses plus
Tu réagis à peine
Les larmes affluent
Les sanglots te soulèvent
Tu penses à ce qui s'est passé
Tu es désespérée
Trop de choses gâchées
Plus rien à espérer
Il faut continuer à avancer
Lever la tête
Faire semblant d'exister
Et un jour,
Tout recommencer.
Cat
C'est sa dernière image
La dernière image de lui
Une champs de feuilles vertes
"Pour l'espoir" m'a-t-il écrit.
Quand je suis revenue
Plus rien, plus de photos, plus de mails
Plus rien.
Pas un mot, pas une explication
Je n'ai rien compris
J'ai supplié une explication
J'ai quémandé même
J'ai obtenu trois "plus" et un "trop"
Avec une expression qui me tue
"bonne chance pour la suite"
Je ne sais quoi penser
Qu'un fois de plus tout est gâché
Que j'en ai ma part de responsabilité
Et une grande dose de culpabilité
Le vide m'a de nouveau envahie
Cette fois
J'avais bien plus que la main sur la porte
La porte était grande ouverte devant moi
Mais elle n'a pas voulu que je passe
Elle s'est refermée sur moi
Après m'avoir fait croire.
La porte s'est refermée sur moi
Je suis glacée de l'intérieur
Anéantie, vide, sans espoir
sans rien
C'est sa dernière image pour moi
Un champs de feuilles pour l'espoir
Ce sont ses derniers mots pour moi,
Vide de sens et d'amour.
Cat.
Je voudrais juste te dire que je pense encore à toi, que les larmes ne sont pas taries, que le plus dur c'est le soir, car je sais que le matin, désormais il n'y a plus rien.
J'ai beau chercher des raisons de t'en vouloir, cela m'aiderait, faciliterait ma peine, mais non, une seule évidence, je veux croire que tu as fait le bon choix, le bon choix pour toi, mais aussi pour moi.
Je sais que tu m'as effacée de toi, comme tu as effacé ton travail, tu m'as dit "je donne ou je casse", avec moi, tu as donné et tu as tout cassé.
Je doute que tu passes me voir, je doute que tu reviendras.
"Tu sais, sur le net, les gens s'en vont d'un seul coup, sans rien dire, sans que l'on sache pourquoi, les gens n'ont pas de considération"...si tu n'as pas eu de considération pour moi, cela veux dire que tout du long tu m'as menti, que rien n'était vrai et que finalement, une seule personne jouait : TOI. J'espère que non car cela ferait de toi un monstre.
Je voulais te dire que malgré la peur, les doutes et la peine, malgré tout, je pense encore à toi et j'ai le mal de toi.
Cat.
Les amis sont des biens précieux, ce sont bien plus que de simples gens, ce sont souvent des évidences.
Les amis, ça s'impose à vous, les amis, ça ne s'explique pas.
Parfois, l'amitié est si forte qu'elle est fusionnelle.Parfois c'est trop lourd à porter, alors il faut savoir s'éloigner pour mieux recommencer ensemble et plus tard.
L'amitié n'est pas toujours rose. Il y a des hauts et des bas. On s'éloigne, on revient, comme le flux incessant de la vague.
L'ami est toujours là, même s'il est éloigné.
Les amis partagent tout, les belles choses de la vie, mais aussi l'errance et le triste sort.
Il y a toutes sortes d'amitiés, toutes sortes d'amis.
Les amis sont des biens précieux, il faut savoir en prendre soin, il faut savoir donner, et prendre un peu. Il faut savoir être simplement là, il faut savoir comprendre.
L'amitié, c'est plein de choses, c'est surtout beaucoup
D'estime, de respect et d'amour.
Les amis, c'est toujours une partie de soi-même
Et c'est pour cela, aussi, qu'ils sont si précieux.
Cat.
Le sommeil me fuit.
Quand je pense qu'il est revenu,
C'est pour mieux se faire la malle le lendemain.
Mais ce ne sont plus des insomnies,
Ce sont des nuits jalonnées de petits rêves
Relevant de mes préoccupations profondes.
Je n'ai pas l'impression de dormir
Tant ce sommeil est hâché,
j'ai juste l'impression de délirer.
Mais,
Mes nuits sans sommeil ne sont plus stériles
Puisque j'en tire désormais des mots.
Il aura fallu 25 ans,
Pour que ces nuits sans sommeil
Ou presque
Trouvent enfin leur raison d'être.
Cat.
Le monde se repaît du malheur des autres. Ce n'est pas de sa faute, c'est sa nature profonde.
Quand un événement se passe et qu'il ne comprend pas, il cherche, il fouine, il se délecte.
Le monde aime parler sans savoir, il aime supputer. C'est souvent pour remplir le vide de sa propre vie.
Ca l'occupe, le monde,
d'imaginer les pourquoi du comment.
Ca l'amuse sûrement aussi de balancer des petites phrases toutes faites,
bien faites,
sans réfléchir.
Le monde croit tout savoir. Il n'a pas toutes les informations, il n'était pas là, personne ne lui a rien dit.
Mais le monde cancanne, c'est sa nature profonde.
Et tanpis, si nous, pauvres protagonistes,
lisont les supputations du monde !
Certaines nous amusent, certaines nous font mal !
Mais tanpis pour nous !
Après tout, c'est comme ça, quand on vit dans le monde !
Cela ne suffit pas d'avoir notre peine,
le monde aime en rajouter une couche,
car le monde parle sans savoir,
il cherche, il fouine, il se délecte,
c'est sa NATURE PROFONDE.
Cat
Du temps, c'est ce que je sais faire de mieux, du temps. Ma vie, c'est donner du temps aux autres, du temps rien que pour eux, et c'est très important. Je sais donner du temps puisque je me donne du temps.
Parfois, je ne suis plus capable car trop de gens veulent trop de temps, rien que pour eux, en même temps.
Dilemme de la division impossible à résoudre. J'arrive à me partager en deux, en trois mais alors, le temps que je leur donne n'est plus le même, ce n'est plus du temps rien qu'à eux.
J'ai abandonné quelqu'un qui voulait trop de temps, trop de mon temps, rien que pour elle.
J'ai rencontré quelqu'un qui m'a donné du temps, rien que pour moi. J'ai compris pourquoi c'était si important quand une personne donne à une autre personne son temps.
Le temps consacré aux autres, le temps pour eux, le temps pour moi, c'est de la vie, c'est un bout de vie. Je ne m'étais jamais rendu compte que ce temps-là était si précieux, que c'était du bon temps, du temps plaisir, du temps bonheur.
Ce quelqu'un, qui regrettait si souvent de ne me donner que peu de temps, m'a donné à lui seul, le seul temps qu'on m'ait jamais consacré, en dehors du temps de ma grand-mère pour moi.
Il m'a dit que c'est lui qui prenait mon temps, alors que c'est lui qui m'en donnait tant.
Le temps des autres, c'est la vie, c'est du bon temps, du temps plaisir, du temps bonheur, c'est du TEMPS.
Maintenant, je donne du temps, et on m'en donne aussi un peu.
Je me sens de nouveau glisser au fond du gouffre, malgré moi. Mes ongles sarrachent à force de racler les parois. Tout est si lent. Encore une idée fausse. Tout est allé si vite.
Je mobstine, je ne veux pas être de nouveau dans le trou. Pas question ! Remonter est toujours un peu plus dur. Trop de plumes restent au fond !
Je mobstine encore. Nier nest pas la solution car la noirceur guette la faille, sy engouffre et, comme hier soir, finit par exploser en moi.
Mais lexplosion est intérieure. Comme toujours. La colère dêtre, de se laisser submerger, ne sait sortir que par les larmes. Les cris, les coups
pas pour moi. Tout cela a été tué en moi. Je connais trop leur pouvoir dévastateur.
La fatigue et lalcool ont eu raison de moi, de mon corps. Quelques heures seulement !
La nuit est encore là. Je pensais quil était bien plus tard. Pas encore trois heures. Jespère encore un peu de sommeil. Jespère
Mon cerveau sobstine. Il ne me laisse pas de repos. Je voudrais quil arrête de me mettre face à tous ces échecs, tout ce mal. Je voudrais quil moublie, quil prenne des vacances. Oh, pas longtemps ! Huit heures par jour, cela mirait.
Jaimerais quil permette à mon inconscient de sinventer une idée du bonheur, un endroit où il ny aurait pas de gouffre, un endroit où tout irait bien.
Jaimerais ça, avoir ma part

Voici mon bois, doucement intitulé "Rêverie". Une création originale faite à partir d'une souche. Je l'ai eu pour mes 16 ans.
Le dimanche après-midi, j'allais avec ma mère, dans l'atelier d'un sculpteur, Robert Rapp. J'aimais l'entendre raconter son travail. J'aimais l'entendre expliquer ses créations, ses tentatives de colorisation du bois. Aujourd'hui, il est n'est plus...
Quand j'ai vu mon "bois", il était sur l'atelier. Brut, pas fini, tout juste ébauché. Je tournais autour, je ne pouvais détacher mes yeux de lui. J'écoutais vaguement la conversation entre ma mère et le sculpteur. J'étais fascinée, je le voulais, il serait à moi. Il est à moi depuis dix-sept ans, et c'est toujours comme si je le voyais pour la première fois.
Il a vu mon intérêt pour son "bois", ma mère aussi. Ils se sont arrangés, et c'est devenu MON BOIS, ce jour-là...quelques années plus tard, il a voulu me le racheter car, c'était le premier d'une collection...pas question...
Quand je l'ai vu fini, ce n'était plus le bois qui m'avait fasciné. C'était un autre bois, fini, teinté. C'était un bois différent, mais je l'aime mon bois. Je ne l'entretiens pas, je le couve du regard, je l'observe, je le caresse. Il brille, il vit...avec moi et, je l'aime.

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