à la découverte de ...

Lundi 15 mai 2006

J'inaugure une nouvelle catégorie. J'ai longtemps hésité. Est-ce que je mettais ces futurs articles dans la catégorie Québec, ou bien, faisais-je une nouvelle catégorie "chronique d'ici et d'ailleurs", et puis, voilà, j'ai opté pour "A la découverte de ...".

Comme en juillet, cela fera déjà dix ans que j'ai mis les pieds pour la première fois au Canada, j'ai choisi de commencer par là, par le Canada. Puisque je ne suis pas allée qu'au Québec, j'ai aussi fait un bout de l'Ontario.

Alors, en avant toute.

[ps : n'ayant pas encore racheté une multi fonction, ce qui ne va pas tarder, il n'y aura que peu de photos pour l'instant]



Canada


Au cas où vous l'ignoriez, le Canada se situe au nord du continent américain. Au sud les Etats-Unis, à l'ouest, la Russie, à l'est, le Groenland. Bordé par trois océans, l'Atlantique, le Pacifique et l'Arctique.
Le Canada est un état fédéral sous souveraineté britanique. Les canadiens ont donc une reine, Elisabeth II d'Angleterre. Et si, je vous le jure ... j'ai des preuves que si ... j'ai vu son trône à le chambre de Lords à Ottawa.
Le Canada, c'est 9 975 000 de km2, c'est 31 081 900 canadiens, de toutes cultures, toutes religions, toutes origines.
Sa capitale est Ottawa, ses principales grandes villes sont Montréal, Vancouver, Toronto.
On y parle anglais ET français.
La monnaie y est le dollar canadien, presque la moitié d'un euros [faudrait vérifier le cour d'aujourd'hui].

Le Canada n'a pas de président, mais un gouverneur général qui représente la couronne britanique, et qui fait office de chef de l'état. En fait, il s'agit aujourd'hui de Madame la Gouverneure générale [non, je n'ai pas fait de faute]... Michaëlle Jean. Et moi, qui est suivi longtemps le journal québécois sur TV5, je peux vous assurer, que c'est une excellente journaliste de formation. Et comme quoi, au Canada, on est moderne, vous imaginez, une femme qui représente la couronne, et bien on va plus loin dans l'intégration, elle est noire ...


Michaëlle Jean


Cependant, nous connaissons plus son premier ministre. Longtemps ce fut le québécois Jean Chrétien. Désormais, il s'agit de Stephen Harper. Attention, ne confondez pas, le premier ministre canadien, et le premier ministre du Québec qui est Jean Charest.


Stephen Harper

Aujourd'hui, le Canada, c'est onze provinces (Nouvelle Ecosse, Ontario, Québec, Nunavut, Nouveau Brunswick, Colombie Britanique, Manitoba, Ile du Prince Edouard, Alberta, Saskatchewan, Terre Neuve) et deux territoires ( Yukon, et Territoires du Nord-Ouest). Le Nunavut n'est devenu une province que très récemment, en 2000 si mes souvenirs sont exacts.

Je pourrais vous en dire plus, vous sortir l'encyclopédie ... ben nan. Vous connaissez le principal.
Le Canada, ce sont des montagnes, des jeunes (les rocheuses) des vieilles (les appalaches), ce sont des fleuves, des rivières, des lacs, des forêts ...ce sont des gens multi-culturels ... et ce n'est pas une anti-chambre des Etats Unis, ce n'est pas le frère pauvre des Etats Unis. C'est certes un pays jeune, mais c'est un pays qui cherche des solutions, qui ne vit pas sur ses acquis, qui réfléchit sur ses erreurs et qui tient la dragée haute à son célèbre voisin.

Prochaine découverte ... Le Québec.

 

 

 

Par Cat
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Mercredi 31 mai 2006


Le Québec est une des provinces du Canada. Il englobe le Fleuve Saint Laurent, a des frontières communes avec les Etats-Unies et le Pôle Nord, Groenland. Le Québec, c'est 7 138 795 québécois ... [ne pas confondre, les québécois, qui habitent au Québec, et les québécois qui habitent la ville de Québec ... on peut être québécois sans être québécois ... vous me suivez ...] sur 1 540 680 km2 ...
Le Québec est divisé lui-même en vingt régions : les îles de la Madeleine, la Gaspésie [je rêve d'y aller], le bas Saint-Laurent, la région de Québec, Charlevoix, Chaudière-Appalaches, La Mauricie, les Cantons de l'est ou l'Estrie [jai adoré], Le Montérégie, Lanaudière, Laurentides, Montréal, Outaouais, Abitibi-Témiscamingue, Saguenay-lac-Saint-Jean, Manicouagan, Duplessis, Nord du Québec [qui comprends le Nunavik], Laval et Centre-du-Québec.

Le Québec, c'est tout un symbole ... j'vous refais l'histoire ... hein ... allez je vous la refais ... Au départ, je pourrais dire, il y avait nous les français ... mais non, je ne vais pas dire ça, sinon je dirais un gros mensonge. Au départ, il y avait les amérindiens, ou les autochtones ... y'en avait pleins, pleins de tribus différentes au Québec ... des nomades comme les iroquois et des sédentaires comme les Hurons-wendat. N'empêche qu'ils se faisaient la guerre entre eux ... ce n'est pas nous qui les avons initié à ça ...
Pour l'histoire, Québec est un mot autochtone qui signifie "embouchure" ... d'ailleurs là-bas on fait un bec pour un bisous ...

Faut pas croire au Québec, il ne fait pas tout le temps froid ... nan nan nan ... Bon, allez en hiver ça caille méchant ... ça neige fort et tout ... le pire, c'est le vent dit le "nordé" ... comprendre le vent du nord-est qui ramène ses fraises du pôle nord et du groenland ... pas cool du tout ce vent là ... j'vous jure ... j'lai rencontré, j'ai eu l'impression que si je touchais mes oreilles, elles seraient tombées par terre ... j'vous jure ... j'fais pas ma marseillaise ... mais ça caille fort en hiver.
En été, ça cogne fort ... fort, fort ... c'est super humide ... perso j'adore ... chaud chaud chaud ...

Donc, parlons histoire ... avant nous les indiens, après nous, ils sont encore là, mais dans un triste état ... malheureusement.
En 1763, la France perd la province du Québec au profit de l'Angleterre, les fameuses batailles des plaines d'Abraham dans la ville de Québec. Mais il ne faut pas croire, les français du Québec ne l'entendent pas de cette oreille. Il faudra cependant attendre 1867, pour que la province soit restaurée. Aujourd'hui, on y parle le français, qui en est la langue officielle. Bien que ce ne soit qu'une province, qui y émigre s'engage à y vivre sa vie sociale en français [ce qui me semble être d'une logique implacable]. Tout manquement à la langue francophone est sévèrement réprimé [demandé aux commerçants qui affichent d'abord en anglais ou ne pratiquent pas le double affichage] ...

Vont se succéder à la tête du Québec des premiers ministres ... célèbres pour leurs actions, bonnes ou mauvaises ... dans le désordre : Jean Lesage, Duplessis, René Lévesque, Robert Bourassa, Jacques Parizeau, Lucien Bouchard, et maintenant Jean Charest, depuis 2003 ...



Pour la petite histoire, encore une autre ...
Sur les plaques d'imatriculation québécoises, on peut lire "je me souviens" ...
Et le drapeau ... bleu barré d'une croix blanche et ornée dans chacun des coins d'une fleur de lys. La croix blanche représente la croix de Saint Jean Baptiste, soit la foi chrétienne, les fleurs de lys sur fond azur sont là pour rappeler les souches françaises du Québec.
Ce n'est qu'en 1948, sous le gouvernement de Maurice Duplessis, que le Fleurdélisé (nom du drapeau) sera adopté. En aucun cas, les fleurs de Lys sur fond bleu ne représente la monarchie française comme la rumeur le veut, le drapeau a avant tout été inspiré par les premiers explorateurs qui étaient français : Jacques Cartier, Samuel de Champlain entre autres ...

Par Cat
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Lundi 14 août 2006



Hier, c'était un dimanche entre filles. Et voui ...
On a commencé par s'offrir des cadeaux ... Lisa avait pris de l'avance, son copain lui a offert une superbe paire de nike (j's'rais presque jalouse) ... maman a eu un beau bégonia pour son annif, et moi, j'ai eu un cadeau de vacances, un joli écritoire pour noter des trucs quand je suis au téléphone.
Ensuite, on est allé manger chez Léon de Bruxelles ... miam miam ... j'ai pris une grande friture de calamar (Lisa a pioché) et du rosé, et un crumble aux pommes et spéculos, miam miam ... le crumble à deux avec Lisa ...

Ensuite, nous sommes allées nous culturer. Oui, chez nous, on s'embrouille, on ne se brouille pas, on se culture, on ne se cultive pas ... éh éh éh ... on aime bien avoir nos mots ...

Nous ne sommes pas allés bien loin, nous avons choisi d'aller à Cléry Saint André, visiter la basilique où repose les reliques de Louis XI. Pour en savoir plus cliquez ici.


Ce qui m'a surprise,c 'est la grande clareté du lieu.



On peut y voir de jolix vitraux, et des petits détails sympas. Photos à venir la semaine prochaine. J'espère qu'elles seront réussies.


tombeau de Louis XI


Comme il était relativement tôt dans l'après midi, nous avons poussé jusqu'à la ville de Beaugency. C'est toujours comme ça, on habite à côté et on ne connaît pas. Maintenant on connaît. J'ai beaucoup aimé ce charmant petit "pays". On arrive par le pont qui enjambe la Loire. Elle est décidément très belle, notre Loire. Et on trouve à se garer vers les quais. Depuis le 14 juillet et jusqu'au 15 août, c'est Beaugency plage. Très sympa.


Nous avons commencé notre visite par l'église abbatiale Notre Dame. A l'intérieur, sur le bas côté, on peut voir, un magnifique soleil en bois, accroché sur une des portes. Quand on arrive au fond, on peut admirer le magnifique baptistère et le déambulatoire, en demi cercle. Je n'en avais jamais vu, et j'étais contente de cette découverte, j'ai trouvé cela très beau.

Nous avons pu admirer la Tour de César (on ne la visite pas)


le clocher-porte de Saint Firmin

la maison des templiers

et enfin, la façade de l'hotel de ville, style renaissance. J'ai pu expliquer à Lisa comment on reconnaît le style, avec la salamandre de François 1°, la finesse des détails et aussi la coquilles de Saint Jacques ...

Vous pouvez en savoir plus sur Beaugency en cliquant ici. Bonne visite de ce joli petit pays.

La journée s'est finie par une tarte aux mirabelles maison ... et des sodas (achetés chez Mc Do sur le retour ... ).

Visitez notre joli patrimoine, il y a toujours à voir et sans se prendre la tête.


Par Cat
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Dimanche 27 août 2006

Hier, c'était ma journée avec Véro. Rendez-vous à Paris, c'est ce que lui dit sa grand-mère, à Anastacia, lors du grand bal à Saint Pétersbourg.

Après une petite balade dans le IX° et un bon tit déjeuner Au rendez vous des artistes, à côté de la Cigale, nous avons traversé Pigalle jusqu'à la place Clichy, pour prendre le métro jusqu'à la rue de Varenne, direction, le Musée Rodin.

Comme à chacune de nos sorties, les dieux du temps étaient avec nous. Pas une goutte de pluie.
La journée s'est achevée devant un bon thé, assises sous le soleil, dans les jardins de l'hôtel Biron.


Le Musée Rodin.

79 rue de Varenne.
75007 Paris.
www.musee-rodin.fr


On accède à l'hotel Biron par la rue de Varenne. Accès au jardin de devant, où l'on peut apercevoir sur la droite, Le Penseur et sur la gauche La Porte des Enfers. Face à un mur transparent donnant sur la rue, se trouve Les Bourgeois de Calais.

L'Hotel Biron est un magnifique Hotel particulier. Une fois dans le Hall, on accède à la salle de l'homme qui marche. Certaines oeuvres ne me touchent pas alors que d'autres, comme La Cathédrale ou Le Secret attirent mon oeil.

Très vite, nous faisons face au fameux Baiser qui représente Paolo et Francesca, les Héros de Dante. Je l'imaginais plus petit, ce marbre, mais vraiment plus petit. C'est une masse presque trop grande, je trouve. Je ne peux m'empêcher de tourner autour, de regarder, de chercher les détails. Paolo est si massif, si puissant. Des mollets, des cuisses épais. C'est assez déroutant. Et posée là, Francesca, si sensuel. J'ai frôlé le marbre en montrant à Véro comment Rodin avait dessiné les traits des cheveux de cette femme. C'est une oeuvre assez émouvante, dans le contraste des deux personnages.

On peut également admirer L'éternel Printemps, un petit bronze. Une reproduction à gauche du baiser, et l'original à droite. Je l'ai pris en photo. La cambrure de la jeune femme qui se laisse aller au seul soutien de son amant, le bras étendu de ce dernier comme accroché. De la douceur, de la sensualité, et peut-être même la sensation de voler un moment particulièrement intime à ces deux amants.



Les oeuvres exposées sont particulièrement diverses. Des bustes des femmes qu'ils connaissaient, les marbres volupteux, le travail de la céramique, les dessins, les huiles. Et puis sa collection personnelle, enrichie d'oeuvres égyptiennes, d'art antique. Au milieu de cette collection se trouve Iris, la messagère de dieu. Je me dis que c'est vraiment étrange que cet homme qui a pu créer, façonner des choses aussi belles et aussi sensuelles que les marbres autour de Francesca et Paolo, ait pu faire des oeuvres reconnues comme magnifiques, alors que moi, je les trouve grossière dans les traits.

A l'étage supérieur, on peut admirer la magnifique Danaïde, protéger pas un verre.

La sensualité faite femme. Je la voyais plus grande.

La Main de Dieu, ou l'origine de la création. La main qui tient une pierre d'où semble surgir un couple, Adam et Eve, un couple enlacé.


Plusieurs choses m'ont frappée dans les oeuvres exposées. D'abord la disproportion de certaines parties du corps, notamment les pieds, souvent très grands ou encore la longueur des bras. Je pense en particulier Aux trois sirènes, dont le bras de celle de gauche semble comme étiré à l'infini, aboutissant à une main longiligne pratiquement interminable.
Ensuite, à la cambrure particulière des sujets présentés, les contorsions des cous. L'un pour s'offrir sans retenu, l'autre pour se rapprocher et créer une intimité. Et puis, ce bras qui semble se rabattre dans un soucis de protection absolue.
Je pense aussi à la récurrente des trois. Les trois ombres, les trois sirènes, les trois faunesses, mais aussi la main de dieu, ils sont trois, la main et Adam et Eve. je pense aussi à ce marbre où l'homme assis embrasse une jeune femme et le couple est recouverte par une deuxième femme.
Comme si dans une histoire, il y avait forcément trois personnages.


Comme l'a fait remarquer Véro, les oeuvres sont comme surgit de la masse. J'ai alors pensé qu'il y avait là comme une métaphore. Le beau surgit de la masse informe, comme le génie de la pensée. La métaphore de la création en somme.

Bien sûr, je ne peux pas tout dire, je n'ai pas tout vu, tout regarder, tout voulu voir non plus. J'ai regretté que la Salle Camille Claudel soit fermée, j'ai regretté de ne pas avoir vu L'éternelle idole.

Mais, je n'ai pas regretté d'être venue ... et j'y retournerai ... c'est sûre.

Par Cat
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Jeudi 7 septembre 2006

Au début, il y avait CA ... et maintenant ... plus personnel ...

Véro et moi devant l'hôtel Biron ... merci à la vendeuse de glace du musée de nous avoir immortalisées ...

Et puis, L'éternel Printemps

vous pouvez apercevoir Le Baiser dans le miroir ...

Les mains des amants ...

Le derrière d'Eve, on s'était assise sur le bord de la fenêtre ... jolie vue, n'est-il pas ?

Tout ça pour finir dans les jardins du musée, devant un bon thé ... Marco Polo pour moi ... aux fruits rouges ... et une tite photo de ma Véro ...

 

Par Cat
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Lundi 2 octobre 2006
Il s'agit là, d'un récit algonquin, tribus amérindiennes du Québec. Tiré du livre Le Québec amérindien et inuit, collection Histoire de Voir.

" En ce temps-là, il n'y a que de l'eau à perte de vue, sur laquelle vogue un immense radeau, où sont entassés, exaspérés, tous les animaux de la Terre. Le grand Lièvre, reconnu pour ses pouvoirs merveilleux et témoin du profond désarroi des siens, leur promet : Si l'un d'entre vous trouve un grain de sable, si petit soit-il, je créerai une terre, sur laquelle nous pourrons tous vivre à notre guise.

Une Terre ... ?

Tous se lancent alors, corps et âme, à la recherche du précieux grain. L'aigle fait de grands cercles dans le ciel. Il ne voit rien. Le castor, la loutre, le phoque et la baleine plongent, l'un après l'autre, dans les eaux profondes. Ils refont vite surface, épuisés. C'est alors qu'un petit rat d'eau, bien discrêtement, s'aventure à son tour. Il disparaît dans l'eau noire. Le misérable équipage attend impatiemment don retour mais en vain ...

Passent les jours et les nuits. Tous sont au bord du désespoir lorsque, soudain, du haut de la vigie, le gros corbeau crie : "Là-bas ! Là-bas ! Le rat ! Le rat !"

Au loin, on peut apercevoir, flottant sur le dos, le rat musqué, tout gonflé et gorgé d'eau. Il est vite hissé à bord puis réanimé. Les animaux forment un cercle autour de lui. Le grand Lièvre scrute les pattes fermées de l'animal : dans la première, il ne découvre rien ; la seconde est également vide. La tension monte au sien du groupe. Puis, à l'intérieur de la troisième, hélas ... encore rien ! Au comble du désespoir, e lièvre ouvre la quatrième patte : entre les griffes, il trouve une toute petite perle ovée et luisante, qu'il dépose doucement dans le creu de sa main. Et voilà que, doucement, le vent se lève ; le lièvre, lui, balaie de son souffle sacré la perle, qui s'anime, s'arrondit, gonfle, gonfle encore, crève et puis éclôt : s'élèvent alors les montagnes, se creusent les vallées, coulent les rivières, se forment les lacs et surgissent les forêts.

Le radeau pénètre dans une grande baie d'eau salée, parsemée d'une multitude d'îles. Tous, sans exception, sont sous le charme de tant de beauté et de nouveauté.

Le corbeau et le renard jouent les éclaireurs et se chargent d'explorer les lieux, le premier, du haut des airs, le second, à ras la terre. A leur retour, ils annoncent : Oui ! Il y a de l'espace pour nous tous ! L'ours blanc prend la direction du Grand Nord, le castor choisit de construire des barrages sur les ruisseaux, l'oiseau fait son nid dans les branches et les roseaux, le renard creuse son terrier dans ce nouveau sol ...

Par ailleurs, des corps des animaux morts sur le radeau naissent les humains, ceux du clan du loup, de la tortue, de l'ours ou du chevreuil ... Chacun choisit son milieu de vie, et c'est depuis ce jour qu'il y a une terre habitée par des animaux, des hommes et des femmes, vivant côte à côte, unis dans une parfiate harmonie.

Par Cat
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Samedi 18 novembre 2006

Les yeux au ciel
Ton toit gothique

 

Chemin faisant
Baisse les yeux
Ta porte

 

 

Par Cat
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Mercredi 6 décembre 2006
Il y a un peu plus de deux semaines, je suis allée à Blois, visiter le château, avec ma mère et ma tite Lisa. La première chose que nous avons vu, en dehors des extérieurs, ce fut les vestiges entreposés au rez-de-chaussée de l'Aile François Premier.


Il s'agit, en fait, de montrer au public, les éléments d'origine, qui composent les sculptures en pierre, ornant les différentes ailes du château. Les pierres sont soit restaurées quand elles peuvent l'être, soit reproduites à l'identique, quand elles ont été trop abimées par le temps, la pollution.


Ainsi, nous avons pu admirer les nombreuses salamandres en pierre blanche. Pierre typique des châteaux de la Loire. La Salamandre est le symbole de François Premier.



Nous avons également vu quelques gargouilles qui ornent l'aile François Premier, côté rue.



Celle-ci, c'est une chouette qui se trouve sur une sculpture particulièrement imposante, au dessus de la porte principale de l'aile Gaston d'Orléans.



Pour rassurer Marie, toutes les autres photos sont penchées, vers la gauche évidemment ... je hais mes yeux ... mais bon ...
Par Cat
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Jeudi 7 décembre 2006
Nous arrivons au château par le bas. Je l'avais toujours vu de la gare, quand le train faisait escale. Je le vois donc, là, grand, majestueux. Je me sens toute petite. Mais vraiment toute petite. Nous montons quelques marches, longeons une petite rue, puis, encore quelques marches, et nous nous retrouvons sur l'esplanade du château de Blois. Au dessus du porche, Louis XII sur son cheval.

L'aile Louis XII, ne fut pas le point de départ de ce château de la Loire. En effet, le premier édifice date du XIII°, au Moyen-âge donc. Il fut construit par les comtes de Blois dès le X°. Aujourd'hui, de cette partie gothique, il ne subsiste que la salle seigneuriale, dite Salle des Etats. C'est la plus grande salle gothique du début du XIII° conservée en France.


L'aile Louis XII (1498-1503) est construite en brique rouge. Elle est marquée par le style gothique flamboyant où se mêlent aux éléments d'influence nordique, des ornements d'origine italienne. 



Aujourd'hui, l'Aile Louis XII accueille au premier étage, à l'emplacement des appartements royaux, le musée des Beaux-Arts. Nous avons pu y admirer des belles peintures d'époque, ainsi qu'une galerie de portrait où se trouvait l'écrivain Erasme ...

Par Cat
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Vendredi 8 décembre 2006
Les extérieurs de l'aile François Premier, ce sont les premières choses que j'ai vu du château. La Particularité de cette aile se trouve dans les voutes peintes des petits balcons. J'ai pensé à Amboise pour la hauteur du batiment qui plonge à pic. C'est assez impressionnant. On l'appelle La Façade des Loges.


L'aile François Premier (1515-1524) fut construite moins de quinze ans après l'aile Louis XII. Ce qui est assez surprenant au vue de la différence architecturale. Incontestablement influencé par la Renaissance Italienne, cette partie du château caractérise un siècle en mouvement.

Côté court, on reconnaît sans peine l'escalier en vis abrité dans une tour largement ouverte. C'est le chef-d'oeuvre du château de Blois. Il semblerait que l'architecte en soit Leonardo Da Vinci.


Par Cat
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