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Le Chat de Phoebe




Les textes et les photos étant ma propriété, si vous souhaitez vous en servir, je vous remercie de m'en demander l'autorisation.



en passant ...


pour me joindre :
catherin1972@gmail.com

Un jour tu me demanderas si je préfère ma vie à toi ... je te répondrai ma vie ... et tu me quitteras sans savoir que ma vie c'est toi!

 



Prenons nos responsabilités !!!

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Le blog des Bundy en Guyane

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6 octobre 2007 6 06 /10 /octobre /2007 00:40
miroirdel--me.jpg

"Un artiste ne peut épuiser l'infini ; il doit choisir, accepter ses limites."


André Maurois.
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Published by Simplement Cat - dans livres et citations
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5 octobre 2007 5 05 /10 /octobre /2007 00:19
toutmere.jpg

Le film :

Manuela travaille dans un service de coordination pour les dons d'organe. Elle a un fils, Estéban qui va avoir 17 ans. Il passe son temps à écrire. Pour son anniversaire, Manuela lui offre une soirée au théâtre, pour voir jouer Un tramway nommé Désir. Cette pièce est jouée par l'actrice préférée d'Estéban, et sans qu'il ne le sache, son père et sa mère se sont rencontrés en jouant cette même pièce.
Alors qu'il court après la voiture de l'actrice, Estéban est renversé par une voiture. Manuela doit affronter de faire le don des organes d'Estéban. Elle part alors pour Madrid à la recherche de Lola, le père transexuel d'Estéban. Elle retrouve une vieille amie, aussi transexuelle, ainsi que Rosa, une soeur qui découvre qu'elle est enceinte et séropositive. Le père de son enfant, n'est autre que Lola. Manuela va prendre en charge tout ce petit monde, de blessure d'amour, de vie.

Ce que j'en ai pensé :

Ce n'est pas un secret que je suis "fan" d'Almodovar. J'aime son univers, si particulier, si décalé qui nous fait découvrir des univers que moi, dans ma petite vie bien proprette je n'aurais pas soupçonnée. Ce qui m'attire, c'est ce qui existe et que j'ignore. Ce qui m'attire c'est de savoir que cela existe et que cela ne fait pas de différence pour moi. Qu'on est tous des hommes et des femmes, avec des histoires personnelles, et des blessures tout aussi personnelles. Mais surtout des hommes et des femmes qui combattent leurs propres drames pour avancer et qui malgré tout, préfèrent y croire, à la vie ... plutôt que de s'enterrer dans leur "crotte". Ce que j'ai fait longtemps, vivre dans mon trou, m'y faire un joli petit nid douillet, loin de la réalité, et donc loin de la vie.

Manuela n'est pas une femme forte, c'est une femme qui a la rage de vie. Et souvent dans les films d'Almodovar, les personnages qui s'en sortent sont ceux qui ont ce petit truc en plus en eux, ce petit truc qui s'appelle la vie, qui quoiqu'il arrive fera qu'ils retomberont toujours sur leurs pattes, ce petit truc qu'on appelle la vie.

Manuela a besoin de retrouver Lola, le père d'Estéban. Elle le fait non pour elle, mais parce qu'elle estime qu'elle le doit à son fils décédé. Parce qu'elle a lu son carnet, parce qu'elle sait que son silence sur Lola a été considéré par Esteban, la moitié de sa vie manquante.

Manuela est vivante. Manuela s'occupe des autres, pas forcément de gaieté de coeur, mais parce qu'elle est comme ça. Elle aide. Elle est généreuse. Manuela, c'est un peu la vie à tout prix, mais pas à n'importe quel prix. Elle n'a pas toutes les réponses, mais elle essaye d'avoir des solutions.

Un beau film sur la solidarité féminine, sur l'amour aussi. Comme Almodovar sait si bien nous le montrer. Nous montrer ces petits gestes d'amour qui rendent la vie si belle, tellement belle. Qui sont autant de raisons de trouver un sens à la vie.



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4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 00:34
Michka est donc venu juste au bon moment, celui du festival de Loire ! Après lui avoir fait découvrir l'Hôtel Groslot (qui est la mairie où l'on se marie), nous sommes descendus sur les bords de Loire. Il avait visité la cathédrale seul, en attendant que je sorte du boulot !

En arrivant sur l'esplanade, devant le multiplexe, nous avons rencontré les Belles de Loire, montées sur des échasses !

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bellesfestiv.jpg

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à bientôt pour la suite ...
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Published by Simplement Cat - dans nouvelles du pays
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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 00:16

miroirdel--me.jpg"La vie n'est pas une série de lampes arrangées systématiquement ; la vie est un halo lumineux, une enveloppe à demi transparente qui nous enveloppe depuis la naissance de notre conscience."

"Un esprit humain n'est autre chose que le cours continu des images et des souvenirs."

André Maurois.
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2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 00:00

Trop grand !

 

 

Trop petit ne m’a jamais convenu

Du trop grand j’ai fait mon menu.

 

Des chaussures aux sentiments

J’avais besoin de géant.

 

Doucement je comprends

Que pour aller de l’avant

 

Vêtements et amants

Doivent me seoir comme un gant.



Cat.
Le 29 Septembre 2007.

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Published by Simplement Cat - dans poèmes
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1 octobre 2007 1 01 /10 /octobre /2007 00:37

J'entame demain, ma quatrième semaine dans mon nouveau job. Je n'ai pas le temps de m'ennuyer ni de me demander ce que je vais bien pouvoir faire pour passer le temps. Je croule sous le taff, car c'est la haute saison, la pleine saison. En gros ça turbine à fond. Je suis crevée, et courbaturée quand arrive le samedi soir.

J'avoue que le changement de rythme dû aux horaires fixes est difficile à gérer. Je trouve les journées trop courtes !
J'apprécie de travailler dans le centre ville, avec des horaires normaux ! De ne plus travailler dans l'alimentaire, de ne plus sentir la cochonaille quand je rentre chez moi, mais de toujours sentir mon parfum du matin !
Je pense que le rythme de vie que m'impose ce nouveau job est meilleur pour ma santé et pour ma maladie.
Des horaires fixes, un stress très relatif, une température ambiante normale (bon j'ai eu du mal à m'habituer au départ), des collègues sympas.

Mon grand calme les impressionne ! J'avais déjà entendu dire que j'avais un zen effrayant dans mon ancien job ... mais ici, elles sont stupéfaites que je reste calme ... et oui, je suis comme ça ... ce n'est pas en courant partout que j'irai plus vite, ce n'est pas en râlant que je trouverais les solutions ... c'est en travaillant zen et en cherchant la solution calmement.

Je suis surprise d'avoir pris possession de mon job et de m'être intégrée aussi facilement dans l'équipe. J'avoue que la première semaine, j'observais beaucoup, mais la gentillesse des filles, et aussi l'attention que l'on me porte, que l'on porte les uns aux autres aide beaucoup à se sentir à l'aise.
Chacune à sa personnalité ! Je pense que tout le monde à sa place !

Mes supérieurs sont satisfaites de mon travail. Vendredi, l'assitante de ma responsable m'a dit qu'elle était impressionnée par ce que j'avais acquis en si peu de temps, et plus tard dans la journée, elle m'a demandé si je me plaisais avec elles, en rajoutant qu'elle était contente de travailler avec moi.


Et pour vous faire rire, je m'occupe du téléphone, ça fait aussi parti de mon job. Un comble quand on y pense, moi qui est une facture de france télécom à ZERO EURO !!! J'ai donc les clientes au téléphone. Les principales demandes concernent les heures d'ouvertures, si leur commande est arrivée ... etc. Mais, hum ... il y a des perles, je vous jure ... la cliente qui m'appelle pour que je lui explique son relevé bancaire et à qui je conseille gentiment d'aller voir son banquier avec ses papiers, qu'il sera plus à même de la renseigner que moi ... ou encore la personne qui m'appelle pour me demander de lui donner le téléphone de la boutique d'à côté, et qui insiste pour que j'aille le chercher ... là, aussi, gentiment, je lui dis que j'ai autre chose à faire qu'à renseigner sur les boutiques qui sont sur le même trottoir.

Ah oui, je précise, je travaille pour une grande enseigne de vêtements ... pas au bureau des renseignements !!!!

Bon et bien avant, je ne répondais que difficilement au téléphone chez moi ... euh maintenant, je crois que je ne vais plus répondre du tout !!! MDR !!!

Donc on peut dire que côté job, tout va bien pour moi ... c'est déjà ça ... et comme dirait l'autre ... pourvu qu'ça dure !!!!

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Published by Simplement Cat - dans billet du jour
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30 septembre 2007 7 30 /09 /septembre /2007 00:27
fleur-20de-20mon-20secret.jpg

Le film :


Léo passe son temps à écrire en attendant Paco, son mari militaire. Elle se fait engager par El Pais, le Quotidien espagnol équivalent de notre « Le Monde ». Mais parallèlement, Léo écrit des romans à l'eau de rose qui connaissent un grand succès, sans que personne ne sache qui se cache derrière l'auteur. Elle arrive à un moment de sa vie où son amour pour Paco s'est tourné en souffrance. Celui-ci la délaisse, n'a plus d'attention pour elle. Elle en souffre, s'accroche, veut y croire.


Ce que j'en ai pensé :


Ce film date de 1995. C'est intéressant d'y trouver des scènes qui annoncent les prémices d'autres films. La scène où est filmé une annonce de mort cérébral, avec pour but de parler du don d'organe, renvoie à Tout sur ma mère, cette scène en est même le point de départ. La psychologue s'appelle Manuela, comme plus tard, Manuela, l'héroïne de Tout sur ma mère.

Ensuite, à un moment, quand Léo rend visite à son éditeur « Passion », ils évoquent une scène de son dernier livre « La chambre noire ». Ce film évoque une femme qui cache son mari dans le frigo du restaurant d'à côté, parce que sa fille avait été violée, par le dit mari, et qu'elle avait fini par le tuer. C'est le point de départ de Volver, cette scène.
Donc, dans La Fleur de mon Secret, Almodovar parle déjà des futurs films qu'il réalisera.
Ensuite, on retrouve les acteurs fétiches d'Almodovar. Que ce soit Marisa Paredes (Tout sur ma mère, Talons aiguilles ...), Rossy de Palma ...


Le film, à proprement parler, Mon dieu qu'il me parle !!! Qui peut dire qu'il n'a jamais vécu ce que Léo vit. Cet instant où l'on s'accroche désespérément à son couple, qu'on veut y croire à tout prix, alors que l'autre a déjà pris son envol, en tout cas, mentalement ... et que l'on s'accroche à tout prix, à n'importe quel prix, même si l'on sait au fond de soi que c'est fini, mort, qu'il n'y a plus rien. Mais, si cela arrive, ce désespoir, cette aliénation à l'autre que l'on sait perdu pour soi ... ce n'est pas seulement de sa faute à soi ... il faut le dire, et être honnête ... c'est aussi de la faute de l'autre ... qui n'a pas le courage de le dire ... qui attend de n'en plus pouvoir ou qui attend que l'autre n'en puisse plus et mette les pieds dans le plat.

Est-ce par lâcheté ? sans doute un peu ... beaucoup ... c'est toujours plus facile, et moins culpabilisant ... C'est ce qui arrive à Léo. Son Paco la fuit avec son travail ... il ne lui parle pas, n'a pas ce courage, cette honnêteté. Et non, ne me dites pas qu'il le fait pour ne pas la faire souffrir, parce qu'on sait bien qu'il vaut mieux dire un bon coup ... et souffrir un bon coup ... que de s'enliser dans les mensonges qui seront ensuite, autant de rancunes accumulées.

Paco reste parce qu'il n'a pas le courage de partir de lui-même. Son boulot le fait aller aux quatre vents, et cela lui sied parfaitement. Il ne part pas et ainsi ne libère pas Léo. Il a pris pour maîtresse la meilleure amie de Léo... typique hein... Léo, qui est trompée, se retrouve en position de coupable. Elle est coupable de fragilité, elle est coupable de ne pas avoir écouté Paco, elle est coupable... mince alors, d'avoir aimé un homme qui n'a pas eu le courage de lui dire que lui ne l'aimait plus, d'avoir aimé un homme, qui a préféré prendre une maîtresse, qui a préféré lui mentir... parce que x raisons. Dans une relation, si quelqu'un me dit qu'il fait des choses pour me protéger moi, je sais que c'est faux... c'est pour se protéger lui... uniquement lui... pour s'éviter les scènes de colère ou tout ce qui est sur le coeur va sortir... pour s'éviter de se prendre dans la figure ce qu'il est.
Parce que si Léo se trouve dans la fragilité, c'est bien parce qu'elle est submergée parce qu'elle sait au fond d'elle, ce qu'elle espère dans son coeur, et ce qu'elle voit dans la réalité... Parce qu'un homme qui continue à vous dire des « mots de tendresse » quand de son côté tout est fini, qui maintient un lien... c'est quand même maintenir l'autre dans une fragilité... dans une situation malsaine.

Je comprends les sentiments qui agitent Léo ... quand on a été complice avec quelqu'un et que soudain on sent qu'il y a flottement, mais on se dit que non, c'est dans notre tête, puisque les actes de l'autre restent inchangés. Et puis, il y a tous ces petits trucs qui continuent à mettre la puce à l'oreille, qui nous emmêlent et qui sont balayés par des gestes de tendresse, avec au fond de soi, pourtant, cette impression qu'il y a un truc qui cloche... mais qu'on refuse d'entendre parce que... parce que la réalité... n'est pas vraiment à l'image de ce que l'on sent qui cloche...

Jusqu'au jour où... jusqu'au jour où... on ne voit plus les gestes de tendresse, et qu'on ne voit que les petits trucs qui clochent... jusqu'au jour où quelqu'un vient nous dire... regarde ce qu'il te fait... il ne t'aime plus... c'est de ta faute... tu n'as pas voulu voir, tu n'as pas voulu écouter, ni entendre... (Ici, c'est Manuela la meilleur amie de Léo, et la maîtresse de Paco qui a ce rôle).

Quel horrible moment que celui-ci ! Si vous ne connaissez pas cette situation ... je ne vous souhaite pas de la connaître... Moi, je l'ai vécue... Ce moment où l'on vous dit... tu es coupable... tu n'as rien voulu voir, rien voulu comprendre... ce moment où il faut exiger une réponse franche, claire, ce moment où il faut exiger la vérité... je l'ai vécu... Vous devez affronter le fait que vous n'êtes plus aimée, et en plus on vous dit que vous êtes responsable de ça ...

Je le redis, quand dans un couple ça ne fonctionne plus... les deux sont responsables... les deux... l'un parce qu'il n'a pas dit... l'autre parce qu'il n'a pas voulu demander...

Une fois encore, Almodovar a su saisir un moment de l'humain, et les problèmes de la communication... que ce soit dans le couple... entre amis...

Parce que si l'on apprend à parler... on n'apprend pas à dire... Et que si l'on apprenait à dire... sans doute que les choses seraient plus simples...

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29 septembre 2007 6 29 /09 /septembre /2007 01:59

miroirdel--me.jpg"Pour devenir un grand romancier, il faut être capable de comprendre les âmes des autres, et comme, à ne considérer que les apparences, il est impossible  de sortir de la sienne propre, il faut un acte de foi ; il faut croire que les sentiments et les passions humaines sont à peu près les mêmes en tous les êtres ; il faut essayer de comprendre les autres à travers soi."

André Maurois.
Préface de Mrs Dalloway de Virginia Woolf.
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28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 04:58
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Le film :

Philippe va rencontrer, au mariage d'une de ses soeurs, Senta. C'est une cousine du marié. Entre eux se produit une fusion. Mais la jeune femme est quelque peu déséquilibrée. Elle exige comme preuve d'amour quatre choses : planter un arbre, écrire un poème, faire l'amour avec une personne du même sexe, et tuer quelqu'un.
Elle passe son temps à s'inventer.
Philippe est sous le charme. Il la pense mythomane mais il l'aime. Alors qu'il lui dit qu'il sait qu'elle raconte des mensonges, Senta le rejette. Philippe ne supporte pas de la perdre, et rentre alors dans son jeu. Un matin qu'il lit dans le journal qu'un sdf qu'il pense reconnaître a été assassiné, il décide de s'approprier ce meurtre.

Quand il revoit Senta, il lui dit qu'il l'a fait, qu'il a tué par amour pour elle. Senta décide alors de tuer pour lui. Philippe pense qu'elle ment jusqu'au jour où ...

Ce que j'en ai pensé :

J'avais vu La Fleur du Mal avec B. Magimel. J'étais restée un peu ... sur ma faim, je ne sais. J'ai bien retrouvé ici le même univers de Chabrol où la fin est suggérée mais en aucun cas donnée par le réalisateur.

Une scène m'a troublée, plus que les autres. Toute l'ambiguité du rapport de Philippe avec sa mère. Au début du film, alors que celui-ci rentre de son travail et qu'ils vont rencontrer Gérard, Philippe remet à sa mère une participation pour les frais mensuels de la vie quotidienne. Le père n'est plus là (on ignore s'il est mort ou parti), et la mère vit seule avec ses trois enfants. Ils sont entrain de parler du mariage prochain de la fille ainée. Un véritable jeu de séduction entre la mère et le fils qui m'a fait douté de leur filialité. Et toute ce trouble est dû au jeu de Benoit Magimel. Je trouve que c'est sans doute la scène la plus réussie du film, parce que pour moi la plus troublante. Benoit Magimel incarne un homme "parfait" ... parfait en ce sens, qu'il a pris en charge sa famille, sa mère, ses soeurs. Bon fils, bon frère. Et pourtant, comme chaque humain, il a ses fellures. Son rapport au buste "Flore", objet du père, que sa mère décide d'offrir à Gérard et que Philippe récupèrera. Il trouve que Senta ressemble à Flore.


Chabrol étudie une nouvelle fois le rapport à la famille et le rapport amoureux dans toute son ambiguité. La fellure, la fragilité qui fait que les hommes et les femmes sont ce qu'ils sont.

Benoit Magimel est devenu l'acteur fétiche de Chabrol semble-t-il et je trouve que cela fonctionne à merveille.
Rien que pour le jeu de cet acteur, ce film vaut la peine, c'est lui qui porte le film ... il lui donne sa saveur.

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27 septembre 2007 4 27 /09 /septembre /2007 03:41
lesingedebuffon.jpg

Le livre :

Un jeune garçon du nom de Pierre braconne dans les forêts de Montbart, le domaine du très célèbre scientifique Buffon. Nous sommes en 1750, ce dernier étudie le singe, le Jocko, celui qui ressemble le plus à l'homme.
Pierre se trouve nez à nez avec le singe qu'il décide d'appeler Ficelle. Alors qu'il prend l'animal sous son aile, il se doit de le rendre à Buffon. Ce dernier lui demande de travailler pour lui afin de s'occuper, non seulement de Ficelle, mais aussi de toute la ménagerie qu'il possède.
Ficelle meurt. Buffon décide que l'existence de cet animal n'aura pas été vain. Il choisit donc de présenter à la cour, sous la protection de Madame de Pompadour, ses études concernant l'homme et le singe.

Seulement Buffon a de nombreux ennemis, que ce soit dans le rang de Encyclopédistes, que dans celui des hommes d'église. Le squelette de Ficelle est volé. Pierre fait tout pour le retrouver et savoir qui est l'auteur de ce vol.

Ce que j'en ai pensé :

Je pense qu'il est bon de retourner vers des choses simples. Pour moi, c'est de sortir des grands auteurs, sortir des grands livres, et retourner vers la littérature pour la jeunesse. Je n'hésite donc pas à me diriger vers le rayon jeunesse de ma librairie, voir, regarder ce que je pourrais trouver. J'avoue que je suis un peu soulée par tous ces romans qui sont dans la lignée des Potter. Ce n'est pas pour moi ...
J'aime beaucoup les romans dit "historiques" destinées au 12 ans et + ... leur donner un autre regard sur l'histoire et la littérature.
Bref, ce livre est basé sur des faits réels. Buffon a vraiment existé, le squelette ect. aussi.
Je trouve que ces deux auteurs que sont Bazire et Talamon ont réussi leur roman. Il faut savoir que c'est le premier d'une série dont le héros est Pierre.

J'ai noté quelques phrases très juste sur l'humain, l'espèce humaine. Car je pense que l'essentiel de ce livre n'est ni dans l'enquête de Pierre qui veut savoir qui a dérobé le squelette, ni dans l'histoire en elle-même, mais dans le rapport humain, et dans le rapport de l'homme à l'animal.
Bien sûr, on voit se greffer à l'histoire, les rapports houleux liés aux découvertes, l'importance d'avoir ses entrées à la cour et d'être soutenu par des personnages influents auprès du roi.

Mais l'essentiel de ce livre, à mon sens, est que Buffon veut montrer qu'il n'existe qu'une seule espèce d'humain, que peu importe la couleur, la religion, etc. il n'existe qu'une sorte d'humain, une seule race humaine. UNE SEULE !

Citations :

- [...] ce qui le troublait, lui, le fils Coudray, c'était la volonté de acharnée de son maître de comprendre les choses de la Création. Car les sermons du curé, Pierre s'en souvenait : si Adam et Eve avaient été chassés du paradis pour avoir osé toucher à l'arbre de la connaissance, ne risquait-il pas, lui, d'accompagner son maître en enfer ? Il secoua la tête, comme pour éloigner ces troublantes pensées, et sortit une pomme de sa poche.

- Son cerveau, est-il de la même forme et de la même proportion que celui de l'homme ? Encore oui. Mais pour autant, le jocko parle-t-il ? Non ! Car il ne suffit pas d'avoir un cerveau et une langue pour parler ! Il faut quelque chose de plus ! Et c'est ce quelque chose qui fait de l'homme l'espèce dominante et centrale du monde animal !

- Sache Pierre, qu'il n'y a qu'une seule espèce humaine, et que, contrairement à ce que beaucoup croient, il n'existe pas d'espèce intermédiaire entre l'homme et le singe. Les êtres vivants qui peuplent la Terre ne se situent pas sur un escalier dont l'homme blanc occuperait la plus haute marche, au-dessus des peuples de couleur. Il faut que tu comprennes que tous les hommes sont au même niveau, et que s'ils diffèrent les uns des autres, c'est parce que les climats ou leur alimentation varient.

- "A beau mentir qui vient de loin", souviens toi de ce proverbe ! Les voyageurs racontent toujours plus que ce qu'ils ont vu et sont toujours prêts à se vanter de choses qu'ils n'ont pas faites !

- La confiance est un lien fragile entre deux êtres, Pierre, il ne convient pas de la traiter avec une telle légèreté.

- Si j'en suis venu à la conclusion que l'espèce humaine est unique, c'est d'abord par le constat que tous les hommes sont capables de se reproduire ensemble, mais aussi par la découverte de la distance infinie qui existe entre l'homme le plus grossier et l'animal.

- Les hommes pouvaient prendre des apparences diverses, couleur de peau, taille, manière de se vêtir, façon de parler. Mais toutes ces différences n'étaient rien au regard de ce qui les unissaient : leur capacité à penser, parler, se perfectionner et à transmettre leur savoir aux générations suivantes. Et ça, c'était quand même diablement plus important que le reste !

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