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Le Chat de Phoebe




Les textes et les photos étant ma propriété, si vous souhaitez vous en servir, je vous remercie de m'en demander l'autorisation.



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Le blog des Bundy en Guyane

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17 août 2007 5 17 /08 /août /2007 01:39
lanuitdevalognes.jpg

Le livre :

Par une nuit d'orage, Don Juan se trouve convoqué par la Duchesse de Vaubricourt. Il y retrouve quatre femmes qu'il a séduit auparavant, quatre femmes qui ont connu chacune des destins différents sans jamais oublier leur "aventure" avec Don Juan. Don Juan les a toutes séduites de la même manière. Sa punition, à l'issue du procès qu'elles vont tenir contre lui, sera d'épouser Angélique, sa dernière conquête, de lui rester fidèle, de la rendre heureuse et de lui faire des enfants. Il y consent, sans discuter, soumis, résolu. C'est alors qu'il va rencontrer le frère d'Angélique.

Ce que j'en ai pensé :

En première année de fac, on devait étudier, en littérature comparée, puisque telle était la spécialisation de mes lettres modernes, le mythe de Don Juan. Comme je le découvris par la suite, c'était un leurre, tout comme l'amour de Don Juan pour les femmes. Un leurre, puisque nous n'allions en lire aucun ...
Ceci ne m'a pas empêché de lire de moi-même (et oui, j'ai un cerveau donc je m'en sers) les dites oeuvres au programme et de découvrir un peu plus le fameux mythe de Don Juan.

Schmitt a, ici, réécrit le mythe de Don Juan. L'idée de sa pièce est intéressante, mais comme toujours, cela mériterait d'être fouillée. Heureusement, dans la collection "Magnard", il y a une interview de l'auteur qui éclaire un peu plus et son intention et sa véritable vision des choses.

Il était interessant de convier des femmes qu'il a toute séduite de la même façon, ou presque. Don Juan est un fin psycholoque, ou un bon observateur. Mais Don Juan cherche quelque chose qu'il ignore. Il nie ce qu'il cherche, l'avouer serait une faiblesse. Il est comme tous les hommes finalement, il cherche la femme qui saura le retenir, dont il tombera amoureux. Seulement Don Juan préfère se cacher dans le jeu de la séduction. Il choisit la quantité plutôt que la qualité. Il repère, séduit, consomme et s'en va. Il promet n'importe quoi du moment que le but est atteint. Le but à atteindre étant bien sûr de consommer.

Là où le texte de Schmitt devient ambigü, c'est que si je n'avais pas lu l'interview de Schmitt, j'aurais continué de penser qu'il avait fait de Don Juan un homosexuel qui s'ignore. Et non ... en fait, Schmitt a voulu montrer l'amour en la personne du frère d'Angélique. Celui-ci aime Don Juan. Don Juan éprouve des sentiments pour lui qu'il va nommer "complicité". L'un est homosexuel, l'autre non. Pourtant, et cela bien sûr n'est que mon opinion, je pense que l'amour, hors de toutes préférences sexuelles, n'a pas de sexe. Pourquoi Don Juan ne pourrait pas être un homosexuel qui s'ignore. La façon dont Schmitt dépeint l'attitude de Don Juan m'a semblée être plus que de l'amitié. Son attitude me semblait être celle d'un amoureux qui se languit dans l'attente.

Il faut aussi voir dans ce livre sa complicité avec son valet Sganarelle, celui qui tient le carnet secret des "aventures" de Don Juan, celui qui part ce carnet a des preuves concrêtes de ce qu'il dit. Comme Sganarelle le dit à Don Juan, il est sa conscience, un peu son garde fou. Je n'ai pas l'impression que Sganarelle juge son maître. Ne pas juger quelqu'un ne signifie pas ne pas avoir d'opinion, c'est accepter les tourments qui mènent les autres à prendre des décisions, à avoir des idées différentes des notres.

Je regrette que sa réécriture du Don Juan n'ait pas été plus fouillée (décidément je lui fais toujours le même reproche à Schmitt) ... ne serait-ce que pour une chose, lever l'ambiguïté qu'il existe sur le fait que Don Juan pourrait être un homosexuel qui s'ignore. Je cite Schmitt "Don Juan est plus un homme de désir qu'un homme de plaisir. Il court après les femmes plus qu'il n'en jouit. Ce n'est pas un voluptueux mais un séducteur ; je doute qu'il soit sensuel, grisé, ivre, satisfait lors de la relation sexuelle ; chaque expérience le laisse sur sa faim puisqu'il éprouve le besoin de changer immédiatement de femme. [...] présenter l'amour à Don Juan en la personne d'un homme, c'est-à-dire d'un être qu'il ne désire pas. Car je ne fais pas de Don Juan un homosexuel qui se serait ignoré ; dans ma pièce, il demeure hétérosexuel, attiré d'ordinaire par le sexe féminin, ce qui rend encore plus troublant et déroutant ce qui lui arrive : tomber amoureux d'un homme ! Du coup, il n'est pas capable de s'en rendre compte.". Et j'en viens de plus en plus à me demander si Schmitt ne fait pas volontairement ce travail superficiel, afin de rester politiquement correcte vis-à-vis de son public. Comme c'est dommage, parce que finalement, Don Juan, un homosexuel qui s'ignore aurait été une réponse possible, et n'aurait en rien cassé le mythe ...


Citations :

- "
Madame Cassin : Il ne m'a été donné aucune explication. J'ai reçu un billet de la Duchesse me demandant d'être ici ce soir, c'est tout.
La Comtesse : Naturellement, aux gens de ce monde on ne doit pas d'explication : il suffit de les siffler.
Mademoiselle de la Tringle : Je vous trouve bien agrippée à vos privilèges, Comtesse ...
La comtesse : Je suis née. Je n'ai pas besoin de transpirer pour justifier mon existence. Me suis-je jamais piquée de travailler ?
Mademoiselle de la Tringle :
Non, fort heureusement, car si l'on vous payait pour ce que vous faites, vous porteriez un bien vilain nom."

-
Don Juan : Je suis entré par le cimetière. La lune montrait sa face noire. Un silence de chien qui hurle à la mort. Lorsque j'ai poussé la grille de fer, les chouettes ont lancé le signal de l'intrus, les rats ont couru se cacher sous les tombes, les vers luisants se sont mis en veilleuse, je crois que je les avais un peu dérangés. J'étais épié par mille regards dans l'ombre, c'est si vivant, un cimetière. (Un court temps). Etrange de penser que dans le sol, le sol que nous foulons, il y a de la poussière humaine, d'anciens coeurs qui ont battu, que ce qui a été chair, sang, ventre, sperme est redevenu terre. Etrange voyage. A faire douter de la mort. Ou de la vie.

-
Don Juan : Pourquoi voudriez-vous que le loup change quand les agneaux restent les mêmes ?

-
La Comtesse : Vous servez scrupuleusement à chacune d'entre nous ce qu'elle ne veut pas entendre, car vous savez que la haine est un ciment plus fort que l'amour.

-
Don Juan : Je ne sais pas ce que je hais le plus du sommeil ou de la veille ... Le sommeil parce que je m'y absente ... ou la veille parce que je m'y rencontre ... Se retrouver perpétuellement en compagnie de soi, avec les mêmes désirs, les mêmes limites, mais sans cesse de se demander qui l'on est ... Car on ne se quitte pas même si l'on s'ignore ...

-
La Petite (Angelique) : Oh, je vous vois venir avec votre gros orgueil d'homme. "Les femmes sont faibles". Erreur, Don Juan, la faiblesse est justement la plus puissante de leurs ressources. C'est une arme invisible qu'aucun homme ne suspecte. Vous êtes tellement grossiers.

-
La Duchesse à Sganarelle : Vos élucubrations sont trop intelligentes pour n'être pas totalement fausses.

-
Don Juan : Dites-moi, Duchesse, comment cela s'appelle-t-il lorsqu'on s'apprête à sortir, plonger dans l'inconnu, aller à la rencontre des autres ?
La Duchesse : La naissance.
Don Juan : Et comment cela s'appelle-t-il lorsque, au même moment, on a peur d'être broyé par la lumière, trahi par toutes les mains, ballotté par les souffles du monde, et que l'on tremble à l'idée juste d'être une simple et haletante poussière, perdue dans l'univers ?
La Duchesse :
Le courage.


-
Le Jeune Homme : Ai-je des comptes à vous rendre, Don Juan ?
Don Juan : Je le croyais ... Fiammetta, une fille de caniveau qui ne vous plaisait même pas ?
Le Jeune Homme (cinglant) : Sans doute obtenais-je d'elle quelque chose que vous ne pouviez me donner, cher ami ? Auriez-vous poussé l'amitié jusqu'à partager mon lit ? Donc, vive Fiammetta ! En garde !
Don Juan : Je ne me battrai pas.
Le Jeune Homme : Vous vous battrez sinon je vous embroche.
Don Juan : Je ne vous crois pas.
Le Jeune Homme : Je suis à jeun, méfiez-vous.
Don Juan : Effectivement., ça m'inquiète. C'est la première fois que j'ai peur de la mort. Oh non, pas de la mienne, mais de la vôtre. Cette vie qui ne tient qu'à un fil, le fil de mon épée ... Je ne me battrai pas.
Le Jeune Homme : Restez en garde !
Don Juan : Soit. (Un temps). Ne vous faites pas plus méchant que vous n'êtes.
Le Jeune Homme : Je vous hais, Don Juan !
Don Juan : Je ne vous crois toujours pas, Chevalier, je ne vois pas de haine dans vos yeux, c'est de la tristesse ; et puis, là, maintenant, comme un espoir, oui, un espoir, je vois ... Chevalier ...

Subitement, le Chevalier se jette en avant, s'enfonçant volontairement sur l'épée de Don Juan qui n'a pas le temps de réagir. Le Chevalier tombe à terre, blessé à mort.

Don Juan (bouleversé) : Je ... je ... Je n'ai rien fait ... Je ...
Le Jeune Homme (parlant difficilement) : Je sais. J'aurais bien bu pour avoir un peu de courage, mais j'avais peur de me rater. J'espère que j'en ai fait assez pour mourir.
Don Juan (à genoux, lui soutenant la tête) : Pourquoi mourir ?
Le Jeune Homme : Il faut abattre les chiens galeux.
Don Juan : Vous n'êtes point galeux.
Le Jeune Homme : J'allais le devenir. Je vous ai déjà fait du mal ces derniers jours, mais je pouvais vous en faire davantage.
Don Juan : Vous ne me haïssez pas ...
[...]
Don Juan : Mais j'étais prêt à vous rendre votre affection.
Le Jeune Homme : Mon affection peut-être, mais mon amour ?
Don Juan : Chevalier !
Le Jeune Homme : Ne répondez pas, Don Juan, vous ne diriez que des bêtises. (Un temps) Vous savez ... Fiammetta ... Je ne l'ai jamais touchée ... je la payais pour qu'elle fasse croire à nos débauches ... je voulais donner le change. (Un temps) Vous appréciez le sexe et le destion vous envoie l'amour sous une forme que vous ne pouvez désirer. Puni ! ... Moi j'étais fait pour aimer, mais pas là où il fallait, ni comme il fallait. Puni aussi. Mais pour quoi ? Pour quelles fautes ? Est-ce Dieu ou les hommes qui sont mauvais ? (subitement fiévreux) Pourtant Dieu exist, Don Juan, Dieu existe. Car ce que j'ai senti pour vous, c'est cela, Dieu.
Don Juan : Alors si Dieu est là, en vous, en moi, dans votre coeur et dans le mien, pourquoi mourir ? Ce carnage ...
Le Jeune Homme (s'affaiblissant) : Pour ne pas vivre à vos côtés sans pouvoir ... (il va pour le toucher puis retient son geste) Et puis mourir pour vous le dire, et que vous me le disiez. Car vous me le dites aussi, Don Juan, vous me le dîtes bien ?
Don Juan : Je vous le dis.

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16 août 2007 4 16 /08 /août /2007 05:39
Suite des Nocturnes de Ferrières en Gatinais !

Le Gisant de Louis de Blanchefort
à l'église Abbatiale Saint Pierre.

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Merci à ces statues vivantes de nous offrir ce spectacle !

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15 août 2007 3 15 /08 /août /2007 23:54
Perdue ...
si j'm'retrouve ... j'apprécierai ...
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15 août 2007 3 15 /08 /août /2007 01:13
Ma tite soeur est venue passer deux jours chez moi. En bonnes soeurs et bonnes filles que nous sommes, nous avons beaucoup magasiné ! Et moi, j'en profite aussi pour zieuter des petits coins que je n'avais pas encore remarqué. Ainsi, depuis 15 ans que je suis là, que je passe dans ce quartier de la place de la République, qui rejoint la rue charles sanglier, en passant devant le beffroi, mon regard est interpelé par cette petite statue, nichée sur un mur !

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Je me décide donc à regarder autour ... et je me dis ... tiens, des vestiges ...je clique

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Et je me rapproche et je peux lire ...

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14 août 2007 2 14 /08 /août /2007 00:42
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Le film :

Marie-Antoinette d'Autriche se retrouve mariée au dauphin de France, Louis, futur Louis XVI. Elle a seulement 15 ans, et sait qu'elle va devenir un jour reine de France. Acclamée à son arrivée à Paris, elle va vivre à Versailles, découvrir les règles de l'étiquette, le poids de la cour. Son mariage ne sera consommé qu'au bout de 7 ans, parce que Louis le XVI° a un soucis physique. Il faudra l'intervention du frère de Marie-Antoinette pour que son soucis soit résolu et le mariage enfin consommé. Cependant, Marie-Antoinette vit en dehors de la réalité. Elle vit dans un monde où l'argent est inépuisable, et où son mari ne sait lui dire non.


Ce que j'en ai pensé :

Du bien ! Le film est porté par des acteurs québécois. J'ai reconnu la petite pointe d'accent sur certaines intonnations. Karine Vanasse qui incarne parfaitement l'autrichienne a une voix qui ne m'est pas inconnue, mais je n'ai pas réussi à la replacer dans le cinéma ou la tv québécoise. 
J'ai retrouvé la vision si particulière qu'ont les québécois sur la vie, les choses qui les entourent.

Ce film, qui est, à mon sens, un précieux documentaire, nous offre une vision différente sur certains points, que celle que l'on apprend dans nos écoles françaises. Le film est inspiré sur des bases concrêtes comme la correspondance entre Marie-Antoinette et sa mère. On est loin des rumeurs colportées et qui ont fini par faire foi dans nos têtes. 

Peut-on être indulgente vis-à-vis de Marie-Antoinette ? Pour ma part, je pense que son mariage arrangé, l'a mise en danger. Cela l'a jetée en pâture dans le monde de la cour, où manipulation, mensonge, trahison, corruption et "perversité" y était monnaie courante.
Peut-on dire que Marie-Antoinette a vécu dans le déni pour se protéger de cette cour qui finalement se montrait agressive à son égard ? Cela expliquerait aussi son "refus" de voir la réalité de la situation française et donc des français.
Je ne suis pas sûre que cette femme est eu conscience de son rôle réel, et pourtant je la crois intelligente. Son mari était en adoration devant elle, ne savait rien lui refuser et donc, pour ne pas la contrarier, pour la gâter comme la reine qu'elle était il a choisi de mettre en péril son royaume. Avait-il conscience de ce que ses décisions auraient comme conséquence ? Ce roi amoureux, timide a dû faire un choix entre le bonheur de sa femme et son royaume ... il a choisi sa femme ...
Je pense que ni elle, ni son mari n'était fait pour le rôle de droit divin qui était d'être reine et roi de France !
La vie, l'histoire ... ils devaient en écrire des pages ...

En tout cas, je félicite les auteurs, réalisateurs et acteurs de ce docu-fiction. A montrer au collège, une autre vision de Marie-Antoinette.
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13 août 2007 1 13 /08 /août /2007 00:13
posterdahlia04.jpg
Le film :

Fin des années 40, début des années 50, deux policiers, Lee et Bucky, se rencontrent lors d'un combat arrangé. Peu importe l'issue réelle du match, ce que veulent leurs supérieurs, c'est que le budget de la police soit voté dans leur sens par la population.

Lee alias Monsieur Feu, qui est le policier chevronné vit avec la jolie Kay. Bucky alias Monsieur Glace, le bleu qui devient le coéquipier et l'élément central de leur vie.

Survient un meurtre abominable. Une jeune femme, Elisabeth Short est retrouvée assassinée, coupée en deux, vidée de ses organes reproducteurs ... et la bouche coupée d'une oreille à l'autre.

M. Feu est omnubilé par ce meurtre au détriment d'autres affaires. M. Glace devient l'amant d'une petite fille de riche à la famille compliquée, Madeleine. L'ancien amant de Kay sort de prison. Une affaire de hold up ressurgit.

Mais qui a tué Elisabeth Short et pourquoi ? Qu'est ce que Madeleine a à voir dans cette histoire ? Pourquoi Lee s'acharne sur cette histoire ? Beaucoup de questions ... beaucoup trop ...


Ce que j'en ai pensé :

J'avais lu le livre de James Ellroy dont est tiré ce film (Le dahlia noir) J'avais vraiment beaucoup aimé cette histoire menée tambour battant.

Je trouve que l'adaptation n'est pas réussie. On se perd, on a du mal à comprendre. Tout est mélangé. Tout se disperce. Les raccourcis sont des leurres. Mais où se trouve le chef d'oeuvre d'Ellroy ?

La mort de Lee est un mensonge qui sert le film mais détourne la vérité du livre.

Je sais bien qu'il faut faire court dans les films, on tronque. Mais alors, je ne comprends pas ...  ne gardez qu'une seule trame ... ne montrez pas des brides de choses si ce n'est pas pour aller au bout. C'est insupportable pour le lecteur devenu spectateur.

J'ai regardé le film avec ma petite soeur. A la fin, elle a avoué n'avoir rien compris ... et surtout pas le pourquoi Elisabeth Short a été tué ... on ne comprend qu'à moitié (et je suis gentille) les turpitudes et les viciosités de la famille de Madeleine ... On ne comprend pas non plus le comportement de Lee à la seule vision de ce film ...

Bref, j'en viens à me dire que pour comprendre le film il valait mieux avoir lu le livre ... et en même temps, quelle déception, ce film !

Même les acteurs ... je ne les ai pas trouvé bon, hormis Bucky ... Scarlett Jonhanson n'est pas la femme fatale et pourtant fragile que représente Kay. Madeleine n'est pas assez hautaine et vulgaire à la fois ... ce n'est pas comme ça que je voyais, que j'avais imaginé les personnages de Ellroy ... hormis Bucky !

A vous de voir, si vous voulez le voir !

 
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12 août 2007 7 12 /08 /août /2007 00:53
Voilà, il y a onze mois, j'ai reçu un cadeau empoisonné ... si j'avais su comment les choses tourneraient le cadeau serait reparti avec son propriétaire ...
J'étais bien embêtée par le dit cadeau ...

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Voui ... bon ... sans doute que ... je suis supersticieuse ... ou un truc comme ça ... n'empêche que bon ... vu qui me l'avait offerte ... j'étais sûre que la boire serait une mauvaise idée ... et l'offrir ... je n'aurais pu l'offrir qu'à quelqu'un que je n'aimais pas ... sauf que bon ... je ne fais pas de cadeaux aux gens que je n'aime pas ...
Mais comment m'en débarasser ... ben ... en l'ouvrant ...

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En la vidant dans l'évier ... je sais ... c'est un sacrilège ... mais m'en débarasser autrement m'aurait porté la poisse j'en suis sûre ...

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C'était tout con ... ben j'y avais pas pensé ... merci à la personne qui m'a soufflée l'idée ...
Et voilà, une bonne chose de faite !
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11 août 2007 6 11 /08 /août /2007 00:59
Joue ...

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à se prendre pour ...

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des notes de musique ...
sur les fils électriques !
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10 août 2007 5 10 /08 /août /2007 00:12
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Le livre :

Henry Miller approche de ses 33 ans. Il est marié à Maude, a une fille et bosse dans une boite assez importante, pour laquelle il recrute du personnel. Seulement H. n'est pas fait pour une vie bien rangée. Il aime les femmes, le sexe. Il se moque de l'argent, de son boulot, de sa vie de famille. Il veut vivre, profiter de la vie, et accessoirement écrire. Un soir, il rencontre une jeune femme, Mara / Mona. Il tombe fou amoureux d'elle, quitte sa femme, s'installe avec elle et finit par l'épouser. Mara est menteuse, ou mythomane, ou ce qu'elle est. Toujours est il que sa fantaisie fascine Henry. Sexuellement compatible, ils ne peuvent se passer l'un de l'autre. Et malgré tout, chacun continue à mener également sa vie sexuelle personnelle, lui parce que le sexe est une expérience qui ne se refuse pas ... elle parce que c'est un moyen d'avoir l'argent qui lui offre tous ses caprices.

Ce que j'en ai pensé :

Sexus
est le premier volet de la trilogie de "La Crucifixion en rose" qui comprend Plexus et Nexus.

J'ai voulu lire du Miller pour comprendre ce qui fascinait Anaïs Nin. Au début, j'ai eu du mal à comprendre ce qu'elle lui trouvait, en tant qu'homme, en tant qu'écrivain. Au début, il nous apparaît cynique, intéressé, il nous montre la manière dont il se voit. Mais ce n'est pas très différent dont Anaïs le voyait. Seulement elle n'aurait jamais osé dire de lui qu'il n'était qu'un profiteur des autres, quelqu'un qui vit comme un parasyte sur le dos de ceux qui l'admirent. J'ai retrouvé ça, chez Nin, dit autrement. Il vivait de l'admiration et de l'amour qu'elle lui portait ... il profitait d'elle, non pas qu'il ne l'aimat pas, non pas qu'il la manipulat ... mais parce qu'il était comme ça ... de ces hommes qui vivent sur le dos de leur semblable, sûr que l'amour que ces derniers lui portent justifie qu'il vive de leur générosité.

Il se moque que Mona récupère de l'argent en étant entraineuse dans un bar. D'ailleurs, on dit "dancing" ... aujourd'hui, on dirait qu'elle était "pute de luxe". Mona comme Miller vivent dans un rêve, se servent de leurs congénères.

Je dirais que de la même manière que chez Nin, nous sommes submergés par sa lucidité sur elle-même, nous le sommes aussi chez Miller. Il ne cherche jamais d'excuses à son comportement. Il est et c'est tout. Il se rend compte qu'il n'est pas réglo, il a parfaitement conscience qu'il fait du mal autour de lui, mais il ne sait pas être autrement, il ne veut pas être autrement. Il n'oublie pas que la vie est éphémère, il n'oublie pas que s'il ne vit pas sa vie, personne ne la vivra pour lui. Il n'oublie jamais de prendre des risques, d'oser ... il n'oublie pas de vivre.

Sur l'écriture de Miller, nous pouvons retenir deux choses : Sexus est un récit complet d'une partie de sa vie tumultueuse. Le sexe et les réflexions sur le monde / la vie s'alternent. Nous nous perdons dans ses "divagations" pour nous retrouver dans des scènes de fesses pour le moins pittoresques. Miller n'épargne personne, il ne s'épargne pas non plus. Il a la conscience du monde qui l'entoure, la conscience de ses imperfections, la conscience des imperfections de sa femme, Mona.

Qu'importe. Nous sommes en vie, il faut vivre.


Citations :


- Il vous faudra regarder en vous-même, si vous espérez jamais vous libérer du tourment.

- Il était de ces hommes qui parlent sans suite, ivres ou non - qui disent même des choses d'autant plus fantastiques qu'ils sont sobres, en fait. De ces hommes nourris d'amertume et de désillusions, d'habitude, qui agissent comme si rien ne pouvait plus les étonner, et qui sont pourtant, au fond, sentimentaux jusqu'à la moelle ; qui mettent leur système émotif meurtri à macérer dans l'alcool, pour ne pas éclater en larmes au moment le plus inattendu. Les femmes trouvent ce genre d'hommes particulièrement charmants, parce qu'ils ne sont jamais très exigeants, ne marquent jamais de vraie jalousie - si, extérieurement, ils en miment tous les gestes.

- Tenez ! Prenez ce fumier qui est assis à côté de vous - ouais, toi ! dit-il, me faisant un large sourire dans le miroir. Il pense qu'on devrait l'entretenir, le chouchouter en attendant qu'il écrive le chef-d'oeuvre de s vie. Jamais il ne dit qu'il pourrait chercher du boulot entre-temps. Ah ! mais non ! Monsieur ne veut pas se salir les mains ; ses belles mains blanches comme lis ! Monsieur est un artiste ! Et ma foi, c'est possible, autant que je sache. Seulement, il faut qu'il commence par le prouver, n'ai-je pas raison ? Est-ce qu'on m'a entretenu, moi, parce que je me prenais pour un avocat ? Rêver, c'est bien - qui est-ce qui ne fait pas de rêves ? - mais il faut que quelqu'un paie le terme !

- Son intuition lui dit que le grand secret ne s'appréhende pas, mais qu'il peut se l'incorporer dans sa propre substance. Il lui faut devenir partie du mystère, vivre dans le mystère et avec lui. Accepter, telle est la solution. Accepter est un art, non pas un exploit egoïste de l'intellect. Et c'est par le canal de l'art que l'on finit ensuite par établir le contact avec le réel : telle est la grande découverte.

- Les grands esprits n'ouvrent pas de cabinet, n'ont pas de tarif, ne font pas de conférences, n'écrivent pas de livres. La sagesse se tait ; le moyen le plus efficace de propager la vérité, c'est  à force d'exemple personnel.

-Adaptez-vous ! dit-il. Il ne veut pas dire, comme d'aucuns préfèrent le penser - adaptez vous à cet état de pourriture qu'est le nôtre ! Non, adaptez vous à la vie ! Devenez un adepte ! Il n'existe pas de plus haut ajustement - faire de soi un adepte.

- Nous voudrions voir avec l'esprit, mais l'esprit ne voit que ce qu'on lui dit de voir. L'esprit est incapable d'ouvrir tout grand ses yeux et de regarder pour le seul plaisir de regarder.

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9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 00:24
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Monsieur Chat, Boulevard Alexandre Martin. Le Chat par lequel Thoma Vuille fut démasquer et qui lui valut 300 euros d'amende.

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Rue Charles Sanglier.

Toujours sur Orléans !
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