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Le Chat de Phoebe




Les textes et les photos étant ma propriété, si vous souhaitez vous en servir, je vous remercie de m'en demander l'autorisation.



en passant ...


pour me joindre :
catherin1972@gmail.com

Un jour tu me demanderas si je préfère ma vie à toi ... je te répondrai ma vie ... et tu me quitteras sans savoir que ma vie c'est toi!

 



Prenons nos responsabilités !!!

Cliquez sur ma bannière !

 

 

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Le blog des Bundy en Guyane

Archives

8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 00:20
Repos Lascif

esquissecdeux.jpg
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Published by Simplement Cat - dans lord
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7 août 2007 2 07 /08 /août /2007 00:17
Le premier toit


elleetluideux.jpg
Enveloppes du ciel immense
Et de l'étreinte qui commence

elleetlui.jpg
Un sombre amour unit leurs yeux
Et les destins germent entre eux

elletluiquatre.jpg
Ils s'agenouillent tous les deux
Ferment l'arceau mystérieux

elleetluitrois.jpg
Elle caresse - elle repousse
Comme le chêne sous la mousse.


Statue et texte de Real Del Sarte.
1921.
Parc Louis Pasteur.
Orléans.

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Published by Simplement Cat - dans poèmes
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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 00:32
Samedi 28 juillet 07, je suis allée aux Nocturnes de Ferrrières-en-Gatinais. 25 ans que cette animation estivale existe !
Je vous en raconterai l'histoire une autre fois.

Une animation force le respect : Les Statues !

Il vous faudra faire la queue dans l'escalier de l'Eglise Saint Pierre, qui se trouve face à Notre Dame de Bethléem. Cette église abbatiale (qu'il faut absolument que je vois en plein jour) accueille des statues vivantes qui représentent de véritables scènes bibliques. Les visites pour admirer ces tableaux vivants se font par petits groupes ... entre deux groupes, les personnes qui se prêtent à ce spectacle doivent se relaxer. Nombreux sont ceux qui viennent les admirer ... Merci à eux de nous offrir ce spectacle !

Je choisis de vous présenter Saint Michel terrassant le dragon Lucifer.


stmichel-dragon.jpg
Une branche à la main
Je jaillis devant le vilain
Ailes déployées et serein
Immense dragon sur mon chemin.


Vers tirés du poème Râle,
Pris chez Grain de Poussière.

saintmichel.jpg

Photos de Cat.

Ferrières-en-Gatinais.
28 juillet 2007.

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Published by Simplement Cat - dans à la découverte de ...
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5 août 2007 7 05 /08 /août /2007 00:53
libert--.jpg

Je ne me suis jamais sentie aussi libre qu'aujourd'hui !
Peut-être parce que
JE SUIS !
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Published by Simplement Cat - dans billet du jour
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4 août 2007 6 04 /08 /août /2007 00:00
B00004RCOC.02.LZZZZZZZ.jpg
Le film :
Anaïs est mariée à Hugo, quand celui-ci lui présente le très sulfureux et impubliable Henry Miller. Celui-ci est marié à l'incroyable June, une actrice dont émane une sexualité incroyable. Elle est mythomane, égocentrique, narcissique, elle est !
Très vite Anaïs et Henry deviennent amants. Le sexe se mêle au travail de l'écriture. Anaïs en quête de son soi, en quête de nouvelles expériences, de nouvelles sensations va vivre avec Miller une relation exceptionnelle d'érotisme de déchirure, de souffrance, mais toujours l'un pour l'autre ... à jamais.


Ce que j'en ai pensé :

1804-Henry-and-June-383.jpg
Je ne sais si j'aurais choisi Uma Thruman, pour incarner June. Je suis entrain de lire Sexus, de Miller, dont l'héroïne, Mona, n'est autre que la vision de Miller sur June.
Uma est incroyable de sexualité, de violence aussi dans ce film. Je parle de violence intérieure. Elle a un regard plein de défit. Elle incarne la June que Anaïs Nin dépeint dans Inceste, mais pas celle que montre Miller dans Sexus hormis la sérieuse tendance à la mythomanie (livre qui racontre sa renconte avec June). 
Fred Ward interprête parfaitement l'idée que j'ai de Miller. Un tantinet provocateur, à la limite du cynisme parfois, et qui malgré un physique banal, montre une animalité sexuelle qui ne pouvait que subjuguer la délicate Anaïs.
Maria de Medeiros incarne Anaïs. Une incroyable ressemblance physique. J'ai aimé l'accent (Anaïs et Hugo habitent en France, mais Anaïs a vécu à New York, d'où son léger accent). J'émets quelques réserves sur l'interprétation, que j'ai trouvé parfois carricaturale. Bien sûr, je n'imagine pas une Anaïs autre que douce, curieuse, aimante, amante ... mais parfois, le jeu est trop poussé pour rendre le réel. Bien sûr qu'Anaïs buvait les paroles de Miller, qu'il la fascinait, mais ce que moi, j'ai trouvé chez Nin, c'est son incroyable lucidité sur elle, sur ceux qui l'entourent ... et la manière de montrer sa fascination, la faisait paraître naïve, à la limite nunuche (le terme est un peu fort, soit). Je ne crois pas que Nin était naïve. A la recherche de nouvelles expérience, OUI. A la recherche d'elle-même, OUI. Mais naïve, NON.
C'est un bémol que je mettrais sur l'interprétation. Le seul d'ailleurs !

Je ne suis pas certaine que si l'on ne connaît pas un minimum l'histoire de ces deux écrivains, leur histoire individuelle et commune, on saisisse bien ce qui les liait si étroitement, ce besoin l'un de l'autre.
Anaïs a souvent quitté Miller, mais ils ne pouvaient se passer l'un de l'autre.



Merci à Jean Yves, de m'avoir offert ce film.



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3 août 2007 5 03 /08 /août /2007 00:46
Hein qu'ils sont beaux !!!

lafamille.jpg

Les retrouvailles se sont faites dans des circonstances tristes ... cela fut court ... mais peu importe ... le principal c'était de passer un peu de temps ensemble !!!

De gauche à droite :
Jérome (le copain de Lisa), Lisa (ma soeur), J. Alexis (mon frère), Leïlou (ma nièce), Thomas (mon neveu) et Delphine (ma belle-soeur).

Bon retour à Cayenne, les Bundy !
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Published by Simplement Cat - dans famille & Cie
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2 août 2007 4 02 /08 /août /2007 00:32
Le Clocher de l'église Sainte Madeleine, à Montargis.

clochermadeleine.jpg
Je suis née dans le 77, à Saint-Pierre-Lès-Nemours, mais j'ai passé 20 ans de ma vie à Montargis, plus exactement à Amilly. Et je suis depuis 15 ans à Orléans.

Lundi, quand nous sommes allés en ville (à Montargis), j'ai eu l'impression de la découvrir, ma ville, mon autre ville.
Quand j'ai montré les photos que j'avais faites, on m'a demandé pourquoi la photographier, notre ville ...
Et bien, je dirais pourquoi pas ...

Parce que je ne l'avais peut-être jamais regardée, mon autre ville ... parce que je la trouve jolie, mon autre ville.

Parce que lorsque l'on vit dans un endroit, on oublie de regarder. Avec les gens, c'est pareil, quand on vit avec eux, un jour, sans se rendre compte, on oublie de les regarder, on ne les voit plus ... 


Puisque je suis capable de voir ma ville (Orléans), je suis capable de regarder les autres villes, les villages ... les gens ... je suis capable de les voir ... alors je les regarde ... et j'apprécie le spectacle !
 
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Published by Simplement Cat - dans nouvelles du pays
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1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 00:02
mon grand-père

rosep--p--.jpg
et tout ceux que j'aime,
ceux qui m'ont retrouvée ...

je pense à vous ... aujourd'hui ...

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Published by Simplement Cat - dans billet du jour
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31 juillet 2007 2 31 /07 /juillet /2007 13:18

Elle s’engagea sur le petit pont, si haut. Le nez en l’air. Mais, elle était … ce qu’elle était. Pourquoi affronter ce pont si c’était sans le regarder, en niant qu’il était un pont … suspendu dans le vide, au dessus d’un ravin, très bas, très très bas. Elle finit par regarder devant elle. Puis, elle regarda le pont. Elle vit un élastique accroché sur le flanc droit du petit pont si haut. Que pouvait-il faire ici ? Il n’y avait personne. Elle n’avait rencontré personne. L’élastique ne paraissait ni jeune ni vieux. Il semblait solide.

 

Bonjour, dit l’élastique, tu peux me prendre dans ta main. Rassures toi, je ne ferais rien contre toi. La jeune femme hésita. Un élastique qui parle, quelle étrange idée.

Devant le regard intrigué mais intéressé de la demoiselle, l’élastique insista. Tu peux me faire confiance. Je ne te veux aucun mal. Je me sens un peu seul, je voudrais juste discuter un peu.

 

La jeune femme s’approcha de lui, s’appuyant contre la rambarde, mais dos au ravin, dos au vide tentateur.

 

L’élastique demanda pourquoi elle ne regardait pas le paysage.

 

- Mais bien sûr que si je le regarde ! Les montagnes sont si belles !

- Pourtant, tu ne regardes pas de l’autre côté. Ne veux-tu voir que ce qui t’intéresse ?

- Je n’aime pas le vide. Cela m’angoisse. Cela m’attire aussi. Je ne veux plus me demander ce que je ressentirais en me jetant dans le vide.

- Le vide n’existe pas. C’est une illusion de l’esprit face à l’inconnu. Le vide, tout comme le néant ne sont que des notions abstraites. C’est terrible ce que vous, les humains, vous compliquez la vie avec ce genre d’idées.

-  Bien sûr que si, le vide existe, le néant aussi.

- Donne moi un exemple de vide, s’il te plait …

- Le vide, c’est ça … ce qu’il y a entre ces deux montagnes. C’est bien pour ça que ce pont a été construit. Pour enjamber le vide laissé par la nature.

- Non, il n’y a pas de vide entre ces deux montagnes. Il y a de l’air … et il y a le ravin. Si cela porte un nom, ce n’est pas du vide. Si tu peux le définir géographiquement, ce n’est pas du vide. Si tu peux en parler, c’est que ce n’est pas du vide.

 

La jeune femme était fort intriguée par ce que lui racontait l’élastique. Elle se sentait heureuse. La peur du vide la quittait, puisque, effectivement, le vide n’existait pas dans la vision que lui en donnait l’élastique. Elle s’affranchissait d’une de ses peurs : le vide.

 

L’élastique comprenant le cheminement intérieur de la jeune femme s’aguerrit un peu plus. S’il avait si facilement réussi à la convaincre que le vide n’existait pas, il était évident qu’il pourrait la convaincre d’autres choses. Mais, très vite, il remarqua qu’il faudrait avancer étape par étape. Ne pas l’effrayer. En gros, l’élastique allait jouer de toute sa subtilité, et la manipuler.

 

-         N’as-tu pas envie de faire de nouvelles expériences ?

-         Oui, je suis exploratrice du monde. Les découvertes, la vie, la nature. Franchir mes propres barrières. Faire de nouvelles choses.

 

La jeune femme était très enthousiaste. Elle ne pensait qu’à ça, vivre. Hier étant définitivement passé, et demain pas encore là, elle voulait vivre aujourd’hui, juste aujourd’hui, et prendre ce que la vie lui présentait.

 

-         Me ferais-tu confiance ?

-         Je ne sais. Cela dépend.

-         Me ferais-tu confiance si je te proposais d’accomplir une nouvelle expérience ?

-         Je ne sais. Que proposes-tu ?

-         Me ferais-tu confiance si je t’accompagnais dans cette nouvelle expérience ?

-         Je ne sais. Dis m’en plus.

-         Je te propose de mettre le harnais.

-         Pourquoi faire ?

-         Fais moi confiance. Regarde le harnais.

-         Oui, qu’a-t-il de particulier, ce harnais ?

-         Ne vois tu pas que je suis le trait d’union entre le pont et le harnais ?

-         Ah oui. Et alors ?

 

L’élastique se disait que, finalement, la tâche ne serait pas aussi aisée qu’il lui avait paru au premier abord. Il faudrait sérieusement l’amadouer, cette jeune femme. La mettre en confiance, ne pas la brusquer, s’il voulait obtenir ce qu’il avait en tête.

 

-         N’as-tu jamais vu de sauts à l’élastique ?

-         Si bien sûr, mais l’expérience ne me tente pas. Elle me terrifie. J’ai peur du vide.

-         Oui, mais le vide n’existe pas ici. As-tu oublié ?

-         Oui, tu as raison, le vide n’existe pas, puisqu’on peut en parler. On ne parle pas du vide, on ne peut pas le voir.

-         Et bien tu vois, tu dois me faire confiance.

 

La jeune femme avait fini par se retourner. Elle affrontait la vallée, du haut de ce petit pont suspendu entre ces deux grandes montagnes. Elle avait même baissé les yeux pour voir le ravin si bas, si terriblement bas. Elle avait pensé à ce que cela lui ferait d’enjamber le pont, et de sauter dans ce vide béant. Elle y avait pensé. Elle se disait aussi que la vie la mettait face à une de ses peurs. Qu’elle était sans doute capable de l’affronter, sa peur. Qu’elle n’allait pas l’affronter seule. Il y avait l’élastique. Il était gentil. Il lui proposait de l’aider. Il lui proposait de dépasser sa peur avec lui. Elle réfléchissait, s’interrogeait. Elle ne remettait pas en cause l’honnêteté de l’élastique. Non, elle lui faisait confiance.

 

-         Je veux bien essayer, mais laisse moi un peu de temps.

-         Bien sûr, je saurais attendre, je saurais être patient. Prends le harnais. Regarde le. Essaye le, si tu veux.

-         Il m’a l’air solide. Il a l’air sérieux.

 

Elle l’enfila. Une jambe après l’autre. Elle le serra fort autour de sa taille. Elle vérifia que l’élastique était solidement attaché au harnais, et qu’elle-même était solidement attelée au dit harnais.

 

-         Qu’en penses-tu ? Tu te sens à l’aise ?

-         Oui. J’ai confiance. Je me sens bien.

-         Que dirais-tu d’enjamber le pont ?

-         Déjà, mais je m’habitue à peine au harnais ...

-         Oui, tu as raison. Attends d’être prête pour le faire. Chaque chose en son temps.

 

La jeune femme appréciait de ne pas être bousculée. Elle aimait s’habituer aux choses. Elle ne voulait plus être comme dans le passé. Elle ne voulait plus être impulsive. Elle voulait faire les choses dans l’ordre, doucement, à son rythme. Elle se réjouissait d’avoir rencontré l’élastique. Il était si doux, si attentif, si compréhensif.

 

L’élastique n’en croyait pas ses yeux. Comment pouvait-on encore faire des humains aussi … aussi quoi d’abord … confiant ? Naïf ? … Aussi quoi ? Il ne savait pas, il trouvait juste cela, étrange, tentant … Il vivait une drôle d’expérience aussi. Il était tombé sur des humains désespérés, des trop confiants, des qui s’en fichent … mais il n’était jamais tombé sur un humain aussi stupide … oui stupide … comment avait-il réussi à convaincre cet humain que ce n’était pas du vide entre les deux montagnes, le pont et le ravin ? Il l’ignorait, il l’avait simplement fait. Pourquoi ne pas continuer à jouer avec cet humain ? Pourquoi ne pas continuer pour voir ce qu’il pourrait encore lui faire croire ?

 

-         Tu te sens bien ?

-         Oui, j’ai confiance. J’ai envie d’essayer. D’ailleurs, regarde, j’enjambe le parapet.

-         Oui ! Bravo ! Tu vois, il suffit d’avoir confiance. Les peurs ne sont pas si dures à combattre.

-         Oui, j’aime bien. J’ai presque pas peur. Mais je vais attendre encore un peu avant de sauter. Il faut que je m’habitue à l’idée.

 

S’habituer à l’idée. Décidément, elle est d’un drôle, cette bonne femme. Les humains sont d’un drôle, parfois. Je vais attendre un peu. Si je ne la presse pas … Si je joue son jeu, j’arriverais à voir ce que je veux voir.

 

-         Tu te sens bien ?

-         Oui, j’ai un peu peur, mais j’ai envie de savoir. J’ai envie de savoir ce que cela fait de se jeter dans le vide, même si le vide n’existe pas, puisqu’on peut le définir, le nommer.

-         Oui, oui, le vide n’existe pas. C’est juste une notion abstraite.

-         Dis, l’élastique, tu vas sauter avec moi ?

-         Oui, bien sûr, tu vois bien que je suis accroché au pont, et au harnais, que tu es dans le harnais, donc je suis accroché à toi.

-         C’est vrai, dis ? Tu sautes avec moi ?

-         Mais oui, bien sûr. Je ne vois pas comment je ferais autrement.

-         Bon alors je me lance.

 

La jeune femme avait ainsi vérifié que l’élastique l’accompagnerait. Elle était confiante. Elle était heureuse. Elle dépassait ses peurs. Ses envies étaient plus fortes que ses peurs. Elle était vivante.

 

La jeune femme lâcha le pont d’une main.. Puis elle ôta son autre main. Elle était en équilibre. Enfin, elle sauta. Confiante. Heureuse. Elle sauta.

 

Mais très vite elle sentit que quelque chose n’était pas normal. Elle  parlait à l’élastique, mais elle l’entendait de moins en moins. Elle finit par ne plus l’entendre. Elle finit par s’écraser au fond du ravin.

 

L’élastique était toujours sur le pont. L’élastique n’avait jamais été accroché au harnais. Il avait triché. Il avait accroché un vieux bout qui traînait. Mais pas lui. Sûrement pas lui. C’était un leurre. L’élastique était pourtant bien accroché au pont, mais il n’avait jamais été assez fou pour se lier à un harnais et ainsi s’enchaîner à un humain. Il ignorait s’il devait rire ou pleurer de la stupidité de cet humain. Il l’ignorait. Il se demandait juste comment un humain pouvait être aussi confiant en quelqu’un qu’il ne connaissait pas … Il en vint juste à cette conclusion, les humains sont stupides, et c’est bien ce qui les tuera tous.

 

En bas, dans le ravin, la jeune femme était sur le ventre. Bien à plat, bien écrasée. Elle semblait dormir.

 

Mais n’allez pas croire qu’elle fut morte. Non, elle ne l’était pas. Elle était sous le choc. Abattue. Abasourdie. Fourbue. Mais elle n’était pas morte. Elle repris pied.

 

Au moment où vous lisez cette histoire, la jeune femme est assise au fond du ravin. Quelques égratignures, tout au plus. L’âme un peu abîmée. Tout au plus. Elle est assise au fond du ravin. Le harnais encore fixé sur les hanches. La tête posée entre les mains, la jeune femme se demandait où les choses lui avaient échappées. Elle avait pourtant vérifié que le harnais était accroché à l’élastique. Cette fois ci, elle avait bien fait les choses dans l’ordre. Elle avait fait attention avant de se jeter dans le vide qui, finalement n’existe pas.

La jeune femme en vint à la conclusion que, si elle venait de dépasser certaines de ses peurs, elle venait de s’en créer de nouvelles. Et pourtant, la jeune femme souriait.

 

Mais pourquoi souriait-elle ?

L’élastique lui avait menti, avait abusé de sa confiance, l’avait lâchement abandonnée.

 

Mais pourquoi souriait-elle, alors ?

 

La jeune femme souriait, parce qu’il n’y a bien que les élastiques pour croire que les humains les écoutent, puissent leur faire confiance, osent se jeter dans le vide sur leur simple bonne apparence. La jeune femme souriait parce qu’il n’y avait bien que les élastiques pour penser que les humains ne savaient pas que les élastiques ne parlent pas. Il n’y avait bien que les élastiques pour oublier  que les humains savent rêver.

Que dans les rêves, on ne meurt pas … on vit … on affronte … on dépasse … et que lorsque l’on se réveille … seul l’élastique créer par l’inconscient meurt … parce que après tout, un élastique dans un rêve, c’est comme un vide défini géographiquement … ça n’existe pas !




FIN
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Published by Simplement Cat - dans Les Contes de Cat
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30 juillet 2007 1 30 /07 /juillet /2007 00:48
Photographié le 15 juillet 07, rue du souhait ...

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fleurhortensia.jpg

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