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Le Chat de Phoebe




Les textes et les photos étant ma propriété, si vous souhaitez vous en servir, je vous remercie de m'en demander l'autorisation.



en passant ...


pour me joindre :
catherin1972@gmail.com

Un jour tu me demanderas si je préfère ma vie à toi ... je te répondrai ma vie ... et tu me quitteras sans savoir que ma vie c'est toi!

 



Prenons nos responsabilités !!!

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Le blog des Bundy en Guyane

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29 juillet 2007 7 29 /07 /juillet /2007 00:02
miroirdel--me.jpg


Je ne peux pardonner qu'à celui qui me demande pardon ... Parce qu'il sait et assume ce qu'il m'a fait ... et qu'il le regrette.

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27 juillet 2007 5 27 /07 /juillet /2007 20:59
Je suis toute emmêlée dans mes émotions en ce moment. La vie m'emporte dans son tourbillon.

J'ai l'impression d'être au point de ma vie où mon passé va se casser le nez sur mon futur. Que les portes se ferment, se claquent sur mon passé ... pendant que d'autres s'ouvrent à toute volée sur mon futur.

Vous savez, comme si j'étais dans une pièce, avec plein de portes. Elles sont toutes ouvertes, les portes ... celles du passé se ferment d'elles-mêmes ... celles du futur ont été ouvertes ... j'ai laissé le futur s'ouvrir ... et je laisse le passé se refermer.

Et moi, je me sens comme une conne ... je regarde ces portes qui se sont ouvertes ... qui me submergent d'émotions nouvelles et que j'adore ...

Et je regarde ces portes qui se ferment ... sans aucun regret ... sans rien, en fait ... je ne ressens rien, à propos de ces portes qui se ferment ...

Et puis, il y a mon petit monde à moi, que je veux garder, celui qui se trouve dans la pièce avec moi ... que je ne veux pas laisser derrière les portes du passé ...  je veille donc à le garder avec moi ... parce que je veux l'emporter avec moi dans mon futur ...

Je suis toute emmêlée dans mes émotions en ce moment ... je sais que le court de ma vie est en marche ... que je ne reviendrai pas en arrière ... je sais que je ne me regarde plus vivre mais que je vis ... je sais que je prends toutes ces émotions en pleine figure et que j'adore ça ... même s'il n'y a pas que du bon ...

Je sais que le doute continue à vivre en moi ... parce que je suis une douteuse comme d'autres sont des taiseux ... et pour moi, tant que je serais une douteuse, cela voudra dire que je ne considère pas que les choses me sont acquises ... et qui sait se mettre en danger, sait se surprendre ... prendre des risques ... oser ... et donc tout bêtement VIVRE ...

J'm'sens toute emmêlée dans mes émotions ...

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26 juillet 2007 4 26 /07 /juillet /2007 21:05
Je vais être absente à partir de samedi jusqu'à mardi soir ... je ne crois pas au hasard ... c'était prévu que je rentre ce week end ...

Mon grand-père paternel est décédé ce soir. Je pense beaucoup à mon frère qui va être rapatrié avec sa petite famille samedi. Nous avons décidé de nous voir en terrain neutre ... sans la famille.

Ma petite soeur a aussi besoin de moi, et mon grand-père maternel me réclame.

Je passerai ... mais le temps que je serais là-bas sera du temps pour eux ...
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26 juillet 2007 4 26 /07 /juillet /2007 06:13
miroirdel--me.jpg"Il va nous falloir CHOISIR entre le BIEN et la FACILITE"


J'ai aussi souvent que possible choisi le bien plutôt que la facilité. Je ne suis pas certaine d'avoir toujours choisi le bien. Je ne le sais. Je sais que choisir le bien est une chose difficile. Parce que choisir le bien n'est pas une chose qui va de soi, alors que choisir la facilité, si.
Choisir le bien, c'est accepter que l'on va laisser des choses, des gens sur le chemin. C'est aussi accepter que des gens vont nous laisser sur le chemin aussi.
Choisir le bien, c'est aussi accepter d'explorer le pire ... pour pouvoir reconnaître le mieux.
Choisir le bien, c'est choisir d'être responsable, envers soi, pour l'être envers les autres.



Ma grand-mère a toujours eu peur pour moi. Je le sais, elle m'en a parlé. Peu de temps avant que l'on sache qu'elle était malade, alors que moi, je me débattais dans mes obscurités ... dans mon pire ... nous étions au téléphone ... elle m'a dit "tu es trop ..." ... j'ai demandé ce que j'étais de trop ... "tu es trop droite" ...
Ma grand-mère s'est toujours inquiétée pour moi, parce que ma vie est ainsi faite, parce que je suis ainsi faite, que j'ai choisi le bien plutôt que la facilité. Faire ce choix ne m'a pas empêchée de faire des erreurs, ne pas empêcher de blesser les gens autour de moi. J'ai conscience de ce que mes choix ont provoqué. J'ai conscience de mes responsabilités dans ma vie, et de mes responsabilités envers ce qui m'entourent.
Quand j'ai su pour ma grand-mère, je n'étais pas sûre de pouvoir affronter ce que je ressentais, l'avoir en face de moi, être forte, ne pas rajouter à ce qui arrivait déjà. J'ai mis plusieurs jours avant de pouvoir aller la voir, elle et mon grand-père. J'avais choisi la facilité, j'étais là, à Montargis, j'étais rentrée. Mais je n'osais aller les voir parce que j'avais peur, peur de moi. C'est ma soeur aînée qui m'a dit que mes grands-parents ne comprenaient pas pourquoi je n'allais pas les voir alors que normalement, je posais mes valises à la maison et j'allais leur rendre visite dans l'heure qui suivait. Alors, j'ai su que je ne pouvais reculer ... il fallait que j'affronte ma peur ...
Je suis allée les voir. Ce n'est pas dans la cuisine que cela s'est passé. Mais dans le couloir. Ma grand-mère m'a prise dans ses bras en me demandant pardon pour les soucis qu'elle me causait. Vous vous rendez compte, elle, qui m'acceptait comme je suis, toute entière, la seule de la famille à faire ça (à l'époque ... ma petite soeur et mon frère m'acceptent comme je suis ... merci à eux) elle s'excusait d'être malade ... elle qui a toujours fait attention à moi ...

Aujourd'hui, mon grand-père paternel est entrain de mourir. C'est ma belle-soeur qui m'avait annoncé sa maladie quelques jours avant mon anniversaire. Hier soir, c'est mon frère qui m'a annoncé que la fin était proche ... une question de jours, d'heures peut-être. 
Je n'ai pas vu ce grand-père depuis 24 ans. Je m'associe à la douleur et à la peine de mon frère. Je ne peux rien faire pour mon frère, seulement être là. C'est un taiseux. C'est pas grave.
Mais, ce qui est terrible pour moi, c'est que je ne pourrais pas le soutenir physiquement parlant, mon frère, le jour de l'enterrement. Je n'ai pas pu partager sa joie lorsqu'il s'est marié. Et je ne partagerai pas sa peine. Je serais là en pensée, avec lui ... avec lui seulement.

Et cette nuit, j'ai cherché pourquoi ... pourquoi je ne pouvais les affronter, cette famille ... dont je suis constituée de la moitié de leur sang ...
Je n'ai pas pardonné ce qui est arrivé. Je n'ai pas pardonné.

J'ai dépassé mon histoire personnelle pour pouvoir enfin vivre. J'ai refait le chemin à l'envers de ma vie pour pouvoir enfin vivre. J'ai remis les choses à la place qui leur est dûe. J'ai passé 23 ans (plus d'un quart de ma vie en somme) à me détruire : boulimie vomitive, alcool, drogue, refus de vivre ... depuis un an j'apprends à construire ... je me construis, je construis ma vie ... je vis.

Mais je n'ai pas pardonné. Et je sais depuis cette nuit pourquoi je n'ai pas pardonné. Je n'ai pas pardonné, parce qu'ils ne demanderont jamais pardon, parce qu'ils ne reconnaîtront jamais le mal qu'ils nous ont fait, parce qu'ils ne prendront jamais conscience de leurs responsabilités.
Je n'ai pas pardonné à ma famille, d'avoir détruit notre famille.

J'ai choisi de me protéger. Ne croyez pas que j'ai choisi la facilité en choisissant de me protéger. J'ai conscience que parce que je ne serais pas à cet enterrement je peux perdre une nouvelle fois mon frère. Mais je ne peux pas dépasser ça. Je n'en suis pas capable. Je ne peux pas les affronter. Je ne veux pas qu'ils me voient. Je ne veux pas qu'ils posent les yeux sur moi. Je ne veux pas qu'ils me salissent.

Moi, aujourd'hui, je suis trop fragile dans ma nouvelle vie pour pouvoir affronter ça ...

Les choix, c'est avant tout soi avec soi, soi contre soi. Les choix sont de l'ordre de l'intime. Mais si vous choisissez le bien plutôt que la facilité, aussi dur que cela puisse être ... vous aurez fait le bon choix, pour vous, pour ceux qui vous entourent.

Je sais que, ma décision ne sera pas peut-être ni acceptée, ni comprise. Je sais qu'ils vont me juger une nouvelle fois. Dire que je suis "étrange", "bizarre" parce que je ne suis pas comme eux. Mais si leur jugement ne m'atteint pas ... tant que je ne les vois pas, tant qu'ils ne posent pas les yeux sur moi ... eux ... ils ne peuvent rien contre moi ...

 
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25 juillet 2007 3 25 /07 /juillet /2007 00:02
La Main et le Corps


J’ai fermé les yeux et laissé les rêves m’envahir

Les courbes de son corps sont alors apparues sous mes paupières

Et j’ai vu ma main glisser au dessus de ses épaules

Suivre la chute de ses reins

Remonter à l’assaut de son fessier

Pour s’en aller courtiser ses cuisses fermes

Et s’échouer, enfin,  sur ses mollets ronds.

 

Ma main revint sur ses épaules.

Plus audacieuse

Plus proche aussi.

Elle le touchait presque, son corps,

Ce corps patient, offert tel un trésor.

 

Ma main refit le chemin.

D’abord la courbe discrète mais puissante des épaules

Puis la pente douce

Pour se perdre vers le petit creux,

Au coin de ses reins

Parcourir la ligne parfaite de ses fesses

Pour s’échouer une nouvelle fois

Sur les doux muscles de ses jambes.

 

Ma main assoiffée se fit plus coquine

Elle toucha le corps

Du bout de ses doigts.

Pour savourer.

Elle redessina les bosses et les creux de ses épaules enivrantes

Elle suivit l’épine dorsale jusqu’à la naissance de sa raie

Caressa tendrement le doux  sillon jusqu’à l’entrejambe

Pour se faufiler de la courbe de ses cuisses jusqu’à son talon d’Achille.

 

Ma main, sans cesse gourmande,

Ne se rassasiait pas d’esquisser le corps.

Elle, tout à son paradoxe,

Sa timidité, sa pudeur

Et son envie folle de sentir la chaleur de la peau,

De sa peau offerte

Si près et si lointaine pourtant,

Osa en rêve

Croquer encore la courbe de son corps.

 

Non plus en le survolant

Non plus en le frôlant

Non plus du bout des doigts

 

Non,

La main osa poser sa paume sur les épaules rassurantes

La main osa imprimer la texture de la peau du corps dans la sienne

La main osa caresser le plus lentement du monde le dos du corps

La main s’attarda le plus longuement du monde sur le fessier aguicheur

La main ne voulut rien rater de sa rondeur langoureuse

Enfin,

La main reprit son chemin pour s’en aller s’échouer à ses pieds

 

Le corps continuait à imposer sa présence

A l’esprit peu combatif, il faut dire

L’esprit et la main se lièrent

Au grand jour,

La main prit un crayon

Et coucha sur le papier

Les lignes du corps rêvé.

 

Cependant la main ne fut jamais contentée

Et quand le soir venu

Mes yeux se ferment

S’abandonnant à la nuit

Le corps revient s’insinuer dans mon esprit

Imposer son image à la main affamée

Pour que celle-ci

Sans retenue

Reprenne sa caresse

 

Sans fin.


17 juillet 2007.
Poème de Cat.

esquissecatdeux.jpg

Esquisse, Cat.
9 juillet 2007.
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24 juillet 2007 2 24 /07 /juillet /2007 00:38
Araignée du matin ...
Destin ...

araign--edumatin.jpg

Scarabée du soir ...

Espoir !

scarab--e.jpg


Mais méfiez vous ... certains insectes s'amusent avec vous ...
et le résultat :

piqure.jpg
un piqûre de taon ... réaction allergique ...
je suis sous anti histaminique ...
je n'ose imaginer si cela n'avait pas été le cas ...

la marque est toujours là ... mais j'ai été soignée !
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23 juillet 2007 1 23 /07 /juillet /2007 00:59
Ce n'est pas la première fois que je fais un portrait chinois (voir celui-ci) ... Mais bon ... comme j'suis bonne copine (enfin je crois) ... je m'y colle ... normalement c'est Blackevil qui s'y colle ... mais sur Blackevil, pas de chaine (enfin pas ce genre de chaine) ... donc Blackevil (donc moi, ça va vous me suivez toujours ... ) s'y colle ... Je fais donc ce portrait avec ma part de Blackevil (meuh non, j'suis pô schizo ^^ )


Merci Lib' (blog adulte) pour cette chaine

Donc, si Blackevil était ...

Un fruit  : ce serait forcément un fruit défendu, rare, mais pas inaccessible ... pas forcément un fruit auquel on penserait au premier abord ... ce serait un fruit à la fois doux et surprenant, pleins de surprises ...

Un tableau : ce serait un tableau qui ne serait pas peint, mais un panneau, ce serait Les amants de Rodin, un bronze ... vous le trouverez dans un des albums ...

Un dessert : une île flotante ... moelleuse, l'île, fondante ... avec un caramel légèrement amèr ... et la douceur d'une crème anglaise ...

Un pays : Le Québec, bien sûr ce n'est pas un pays, c'est une province ... le Québec parce que c'est surprenant, parce que c'est vert, parce qu'il y a l'eau et aussi les montagnes ... parce que je m'y sens chez moi ... totalement chez moi ... où mes paradoxes peuvent s'assouvir sans aucun complexe.

Une qualité : je ne sais pas jouer ... je ne sais pas faire semblant ... je suis capable de quitter un emploi quand ce qui se passe dans ma boite ne correspond pas à mes valeurs humaines ... ce que je fais en ce moment ... Je ne peux rester "amie" avec des personnes qui ont des valeurs humaines ou des manières d'agir qui vont à l'encontre de "mes principes" ... je ne suis pas étroite d'esprit ou fermée ... mais l'hypocrisie, la manipulation, les mensonges, écraser l'autre pour parvenir, parler aux gens comme des chiens ... moi, je ne supporte pas ... alors je pars ... 

Un lieu : un immense lit en pin massif de campagne, bien solide, sentant la vie ...

Un bruit : le vent dans les feuilles d'un arbre, car c'est très sensuel, ce bruit ...

Un vice : l'orgueil ... il va de paire avec ma "qualité" ... je suis une orgueilleuse ... mais je me soigne ... sinon ... je dirais que je suis coquine ... je ne connais pas toutes mes limites ... je suis une exploratrice ... 

Une boisson : un rosé, Rempart de Berticot, côte de Duras, Bordeaux ... même s'il y a longtemps que je n'en ai pas bu, j'en ai quelques bouteilles. C'est mon vin préféré. A décliner en rouge également. Sinon, le perrier, parce que c'est fouuuuuuuuuuuuuuuuu !

Un instrument : Le violon, parce que le violon, ça pleure les notes, c'est déchirant, c'est émouvant, ça transporte ... et puis, le vent, les cordes ... le bois ...

Un plat : du foie gras, sur des toasts, avec quelques feuilles de salade ... ou bien un homard, tout chaud, comme ça, sans sauce, sans rien que la chair à déguster du bout des doigts, à savourer ...

Un vêtement : un soutien gorge en dentelle, agréable à regarder ... ou bien des chaussettes rigolottes ...

Un objet : un rêve ... comment ça les rêves ne sont pas des objets ... si ... les rêves sont les objets de notre esprit ... alors je serais un rêve ... de douceur et de coquinerie ...

Mais à qui pourrais-je passer la suite ? ... qui n'en veut ? ...
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22 juillet 2007 7 22 /07 /juillet /2007 00:30
Un autre Monsieur Chat ...
Ce coup ci, sur une cheminée, en face de la Cathédrale ...
Je vais finir par ne savoir me promener que les yeux rivés sur les cheminés et les murs de la ville ...

monsieurchatplacesaintcroix.jpg
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21 juillet 2007 6 21 /07 /juillet /2007 00:51

3500.jpg


Le film :

Ada et sa fille se rendent en New Zéland. Elle a été mariée par son père à un "fermier" local, Alistair. Ada ne parle plus depuis l'âge de six ans. Mais elle s'exprime par le langage des signes, écrit des petits mots sur son carnet et surtout elle transporte les gens au son de son piano.
Bien sûr son piano est du voyage, mais son mari préfère laisser le piano sur la plage, ne voulant pas comprendre qu'il fait parti d'elle.
Alors que ce dernier est parti pour quelques jours, Ada et sa fille rendent visite à leur voisin pour qu'il les mène sur la plage. Ada se met alors à jouer, jouer, jouer ... et Georges, le voisin se laisse envoûter. Il propose alors un marché à Alistaire. Il lui offre un terrain contre le piano et de leçons de piano. Puis, il propose à Ada de racheter le piano. Pendant qu'il l'écoute jouer, il la regarde, la caresse ... chaque geste se monnaye pour une touche noire. Mais très vite, les sentiments prennent le pas sur le marché.


Ce que j'en pense :
J'ai vu ce film plusieurs fois. Chaque fois j'y ai vu des choses différentes. Sans doute parce que j'étais dans un état d'esprit différent.
Je n'avais jamais été sensible à l'aspect incroyablement érotique du film avant de le voir lundi soir ... étrange ... j'avais été sensible à Ada. Jusqu'à maintenant je n'avais été sensible qu'à Ada puis à George ...
Et là j'ai redécouvert le film, autrement ... je dirais presque que je viens de lr découvrir en entier.

On peut déjà voir le thème des mariages arrangés. Les époux ne se connaissent que par des photos, ont correspondu. L'un attend une épouse solide et soumise. L'autre s'est soumis à la volonté de sa famille. Ada qui ne se sépare pas de sa fille (dont d'ailleurs nous avons du mal à savoir exactement les circonstances de sa naissance, nous savons juste que Ada n'a pas été mariée) à du mal à se comporter en épouse. D'ailleurs, le mariage ne sera pas consommé. Alistaire n'est pas un mauvais mari en soi, si on peut dire ... il ne sait pas s'y prendre avec les femmes ... il n'est pas affectueux ... il considère presque Ada comme un animal de compagnie ...

Ensuite, il y a la vie au milieu d'une nature hostile, dont les "envahisseurs" s'approprient des terres à cultiver au moyen de couverture et de fusils auprès des autochtones. Alors que Georges a appris à connaitre les maoris, Alistaire se sert d'eux, ne s'intègre pas ...Il pleut beaucoup ... il n'y a pas de route, pas de chemins ... ce n'est que boue.

Ce sont les thèmes secondaires du film, qui sont pourtant nécessaire à sa compréhension, puisqu'il est évident que l'environnement joue un rôle dans les histoires.

Georges propose un marché à Ada pour qu'elle rachète son piano. Je ne pense pas qu'au départ Georges soit tombé amoureux d'Ada. Par contre, je pense qu'elle l'a intriguée. Et lorsqu'il l'a entendu jouer du piano, il a été saisi par la jeune femme. Subjugué par son pouvoir de faire aimer la musique, de lui donner vie.
Au départ, il achète le piano pour entendre Ada jouer. Mais très vite, il est évident que la musique n'intéresse Georges que parce que c'est Ada qui joue. Les leçons vont alors prendre une tournure bien différente. Ada, par son maintien, la sensibilité de son port de tête, développe une sensualité et un érotisme qui n'est pas étrangé à Georges. C'est alors qu'il va monnayer le piano avec Ada contre ses charmes. Non, ne vous y tromper pas. Il ne s'agit pas de coucher avec elle. Il s'agit de pouvoir l'admirer toujours plus, toujours un peu plus ... des bouts d'elle ... puis elle toute entière.
Ada attend les séances. Le marché de récupérer le piano, si au départ il est bien réel, très vite il devient prétexte. Ada comprend que Georges a des sentiments pour elle. Et elle l'éprouve. Elle aussi, va développer des sentiments  parce qu'il s'occupe d'elle, parce qu'il la rend femme.
Se mêle à ça la découverte de la tromperie ...
Mais ce film est un hymne à l'érotisme qui mène à l'amour. La musique est une chose érotique. Le toucher est érotique. Les moments où Ada, pour se faire pardonner comme pour redonner confiance à Alistaire, le caresse, lui fait découvrir ce que Georges lui a fait découvert sont emplis d'érotisme. Mais quelle frustration pour Alistaire qui n'a pas le droit de la toucher. Il ne sait pas l'amour, les gestes. Elle le sait, et pour cela, elle ne peut le laisser la toucher.

Quel beau film !



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20 juillet 2007 5 20 /07 /juillet /2007 00:38
ruedusouhait.jpg
ruedusouhaitdeux.JPGsentierdusouhait.jpg
Moi, c'est fait !!!!
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