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Le Chat de Phoebe




Les textes et les photos étant ma propriété, si vous souhaitez vous en servir, je vous remercie de m'en demander l'autorisation.



en passant ...


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catherin1972@gmail.com

Un jour tu me demanderas si je préfère ma vie à toi ... je te répondrai ma vie ... et tu me quitteras sans savoir que ma vie c'est toi!

 



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Le blog des Bundy en Guyane

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29 avril 2006 6 29 /04 /avril /2006 06:13

et voui ... aujourd'hui, ce n'est pas seulement ma fête ... c'est aussi ... enfin bref ... c'est juste que maintenant, j'ai fait mon deuil, alors ... il y a 7 ans, j'enterrais ma grand-mère ...

vi ... je vais parler de cancer, mais pas comme d'habitude ... c'est juste un geste ...

Dimanche, je me promenais chez Pascal, mon chouchou  [cliquez sur lui] ... et je me baladais dans ses liens ... et je me retrouve en Suisse, chez un petit bonhomme nommé Loïc ... http://www.u-blog.net/loicb/note/1 ...

un petit geste ... c'est pô grand chose, une carte postale de chez vous ... un timbre ... en France, pour la Suisse, c'est 55 cts ... et vous mettez mention "pour le record du monde" ... vous mettez la date ... et vous mettez un tit mot ...

Je ne veux pas vous obliger ... c'est juste que voilà ... il est bien malade ... et nous ... on peut faire un geste ... j'ai envoyé la première lundi ... j'en enverrai d'autres ... jusqu'à juin 2007 ...

Loïc Bregnard
Vergeret 7
2603 Péry
Suisse

Une façon de rendre hommage à ma mémère ...

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26 avril 2006 3 26 /04 /avril /2006 00:52

Le poids de mes maux ...


"Mon grand Arthur,
Lorsque tu liras cette lettre, je sais que quelque part au fond de toi, tu seras très en colère contre moi de t'avoir joué ce sale tour. Mon Arthur, ceci est ma dernière lettre et c'est aussi mon testament d'amour.
Mon âme s'envole portée par tout le bonheur que tu m'as donné. La vie est merveilleuse, Arthur, c'est lorsqu'elle se retire sur la pointe des pieds que l'on s'en aperçoit, mais la vie se goûte à l'appétit de tous les jours.
A certains moments, elle nous fait douter de tout, ne baisse jamais les bras, mon coeur. Depuis le jour où tu es né, j'ai vu cette lumière dans tes yeux, qui fait de toi un petit garçon si différent des autres. Je t'ai vu tomber et te relever en serrant les dents, là où tout enfant aurait pleuré. Ce courage, c'est ta force mais aussi ta faiblesse. Prends garde à cela, les émotions sont faites pour être partagées, la force et le courage sont deux batons qui peuvent se retourner contre celui qui les utilise mal. Les hommes aussi ont le droit de pleurer, Arthur, les hommes aussi connaissent le chagrin.
A partir de maintenant, je ne serai plus là pour répondre à tes questions d'enfant, c'est parce que le moment est venu pour toi de devenir un petit homme.
Dans ce long périple qui t'attend ne perds jamais tes rêves, ils seront le moteur de ton existence, ils formeront le goût et l'odeur de tes matins. Bientôt tu connaîtras une autre forme d'amour que celui que tu me portes,c e jour venu, partage-le avec celle qui t'aimera ; les rêves vécus à deux forment les souvenirs les plus beaux. La solitude est un jardin où l'âme se dessèche, les fleurs qui y poussent n'ont pas de parfum.
L'amour a un goût merveilleux, souviens-toi qu'il faut donner pour recevoir ; souviens-toi qu'il faut être soi-même pour pouvoir aimer. Mon grand, fie-toi à ton instinct, sois fidèle à ta conscience et à tes émotions, vis ta vie, tu n'en as qu'une. Tu es désormais responsable de toi-même et de ceux que tu aimeras. Sois digne, aime, ne perds pas ce regard qui nous unissait tant lorsque nous partagions l'aube. Souviens-toi des heures que nous avons passées à tailler les rosiers ensemble, à scruter la lune, à apprendre le parfum des fleurs, à écouter les bruits de la maison pour les comprendre. Ce sont là des choses bien simples, parfois désuètes, mais ne laisse pas les gens aigri, ou blasés dénaturer ces instants magiques pour celui qui sait les vivre. Ces moments-là portent une nom, Arthur, "l'émerveillement" et il ne tient qu'à toi que ta vie soit un émerveillement. C'est la plus grande saveur de ce long voyage qui t'attend.
Mon petit homme, je te laisse, accroche-toi à cette terre qui est si belle. Je t'aime mon grand, tu as été ma raison de vivre, je sais aussi combien tu m'aimes, je pars l'esprit tranquille, je suis fière de toi.

ta maman."

Et si c'était vrai... Marc Levy.

Comprenne ... qui pourra ...

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20 février 2006 1 20 /02 /février /2006 00:00

Après je les ai détesté. Cela a été en empirant.

Il y a eu mon anniversaire. Oublié.
Il y a eu la fête des mères. Je me suis vengée, j'ai envoyé la carte à la fête des pères.

Il y a eu le retour. On allait au cimétière. On était sur la route rapide. Lisa devant, maman derrière. Lisa parle "maman elle dit que les morts ils ont pas besoin de fleurs, qu'on ferait mieux de penser aux vivants"... si on n'avait pas été sur la voix rapide, j'aurais arrêté la voiture, je serais descendue, j'aurais ouvert la portière et j'aurais giflé ma mère. Je l'aurais fait.
J'ai rien dit.

Le 15 juillet. Maman a 50 ans. Je bois beaucoup. Je dis que  je suis là malgré moi. Je dis que je prends sur moi. Ma tante comprends ce que je veux dire. Mon aînée, nan. Pas grave. Elle et moi, on ne s'est jamais comprise.

Et puis, le 16 juillet. Les insultes pleuvent sur ma tête. Une fois de trop. Cela a été une fois de trop pour moi.

Le 17 je suis retournée à Orléans. Je ne voulais plus la voir. Plus lui parler.

Il a fallu du temps, beaucoup de temps. Lisa en a souffert.

Je n'ai refait qu'une fois Noël avec eux. Une seule fois. En sept ans. De toute façon, je ne fais pas vraiment partie de cette famille.

Le poids de la culpabilité. J'ai demandé pardon à une morte, cette nuit-là. Je lui ai demandé pardon, parce que je ne suis pas restée auprès d'elle, la dernière fois, à l'hopital. J'ai demandé pardon car j'avais laissé ma mère me tirer loin d'elle. J'ai demandé pardon parce que j'ai toujours eu l'impression de l'avoir abandonnée. J'aime pas avoir l'impression d'abandonner les gens que j'aime. J'aime pas. C'est juste que des fois, moi je peux plus, je ne sais plus.

Cela fera 7 ans le 26 avril qu'elle est partie. 7 ans le 29 que j'ai vu son visage une dernière fois. 7 ans. C'est un cycle, 7 ans.
Je crois que c'était le moment pour moi de dire. D'en parler. De ne plus garder en moi. Et puis, l'écrire, c'est être obligé de regarder en face.  Et maintenant, mon deuil est  fait ... j'accepte qu'elle ne soit plus là, qu'elle ne sera plus jamais là, en dehors de cette tombe en marbre rose, de nos souvenirs ... et de mes rêves.

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19 février 2006 7 19 /02 /février /2006 00:00

La fin, j'en ai déjà parlé, je ne sais plus si je l'ai fait ici, mais j'ai pas envie de redire.

Le vendredi d'avant, dans la soirée, maman avait laissé un message sur mon répondeur. mémère va mal. Si tu veux tu m'appelles. J'ai pas appelé. Parce que je me suis dit que maman elle grossit toujours les choses. J'ai pas appelé parce que je ne voulais pas que ce soit déjà la fin. J'ai pas appelé parce que je ne l'ai pas fait.

Le samedi, j'ai oublié le coup de fil.

Le dimanche, j'ai pensé pas aujourd'hui. Faut pas que ce soit aujourd'hui. Il ne faut pas que ce soit aujourd'hui. Parce qu'aujourd'hui, c'est l'anniversaire de ma tante. Pas aujourd'hui.

Le lundi, j'avais oublié.

Lundi soir, je rentre. Répondeur. C'était fini.

Mardi, j'ai pleuré. Toute la journée. Toute seule.

Mercredi maman est venue me chercher.

Jeudi on l'a enterré.
Le matin, j'écoutais une chanson, et je pleurais, j'étais toute seule dans la salle à manger. Mon aînée est arrivée. Pourquoi tu pleures ? J'ai même pas répondu hein ! Pourquoi on pleure, je me le demande.
L'après midi. Je ne savais pas si j'allais voir la mise en bière. J'avais jamais vu un mort. Jamais. Je retrouvais ma grand-mère d'avant. Plus de traces de la maladie. Plus de trace du mot. J'ai failli soulever le linceul. Je croyais qu'elle avait plus que le buste. j'ai regardé pour être sûre qu'elle respirait plus. Elle portait son tailleur bleu et noir. Elle avait son alliance, ses boucles d'oreilles. Aujourd'hui, je me demande encore si c'était sa perruque ou si c'était ses cheveux. Faudra que je demande.

On a suivi le corbillard jusqu'au cimetière. La stricte intimité familiale. Faudrait expliquer aux gens ce que cela veut dire. Pas de service religieux. Pas de plaque. Rien, c'était sa volonté. Juste des oeillets et des roses.

C'était fini.

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18 février 2006 6 18 /02 /février /2006 00:00

C'est Pâques, et aussi l'anniversaire de Lisa. On est en 1999. On parle beaucoup du nouveau millénaire qui se profile.

J'avais été opérée d'un kyste au poignet une semaine auparavent. Je n'avais rien dit. A personne. Sur la fiche, quand il a fallu écrire "personne à contacter au cas où" ... j'ai mis un trait. Personne. La colère, c'est quelque chose de terrible. Aujourd'hui, dans cette case, je ne mets toujours rien.

Il y avait tout le monde à la maison. Dans l'après-midi, on est allé à l'hôpital. Je suis restée avec mémère. Ils sont restés cinq minutes et sont partis voir le service de maman. Je n'avais pas revu mémère depuis l'été. On était en avril.

On a regardé un documentaire sur les animaux. Wahoo, une éléphante qui accouche, c'est impressionnant. J'avais eu beau faire en sorte de cacher mon atèle, elle a vu. Pas facile de cacher une atèle. C'est plus volumineux qu'un platre. Je l'avais de la naissance des doigts au coude. Elle a voulu savoir. Ce n'est rien. Tout s'est bien passé, pas de complication.

Je lui ai mis de la crème sur la figure. Du parfum aussi. Je l'ai coiffé. On était juste toutes les deux. Comme ça. Comme si de rien.

Et puis, maman est revenue me chercher. Seule. Elle était seule. Les autres n'avaient pas voulu revenir.

J'ai embrassé ma grand-mère, et elle a commencé à pleurer et à trembler. J'ai eu peur. Je ne comprenais pas ce qui se passait. J'ai dit qu'il fallait appeler l'infirmière. Maman a dit nan. Je ne savais pas quoi faire. Je la regardais et je ne savais pas. J'avais juste peur.

Je me suis dirigée vers la porte. Je me suis retournée. Ma mère m'avait attrapée le bras. Je la regardais, je continuais de la regarder. Elle me regardait et elle pleurait. Je ne sais pas combien de temps. Je crois que j'ai su à cet instant que c'était fini, que c'était la dernière fois vivante. Maman me tirait par le bras, et je continuais à la regarder et elle me regardait, je suis sûre qu'elle savait aussi.

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17 février 2006 5 17 /02 /février /2006 00:00

Noël est de nouveau arrivé. Cela a été sans moi. La colère grondait en moi. Je ne voulais pas les voir. Je ne pouvais pas les voir. Aucun d'eux.

Je n'ai pas fait le dernier Noël de ma grand-mère. J'ai refusé toutes les dernières fois avec elle. Je ne l'avais pas revue depuis l'été. Je ne l'ai revu que deux fois. Une fois vivante. Une fois morte.

J'avais déjà commencé à me préparer à l'inévitable. Je ne voulais pas de dernière fois avec elle, je ne voulais pas.

Le 26 janvier. Chute dans le sous-sol. Fracture du col du fémur. Opération. Mince, elle a un cancer. Re-opération, on cimente. Elle n'a jamais voulu remarcher. Elle n'a plus rien voulu d'ailleurs. Elle n'est jamais ressorti de l'hopital.

Et moi, je ne pouvais pas. Je ne pouvais plus. Je ne voulais plus de cette histoire là.

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16 février 2006 4 16 /02 /février /2006 00:00

Je suis rentrée un peu. Durant l'été. Je me souviens de mémère devant sa maison, on s'en allait. Elle me regardait, les larmes dans les yeux, l'air désolé, triste. Mais ainsi va la vie. Il faut accepter. Et moi, j'ai jamais su accepter.

Et puis, je me suis détachée de la famille, de plus en plus, mais le coup de fil hebdomadaire, c'était important. Elle est née le 26 novembre. Ca tombait un mercredi en 98. Je me souviens parce que j'appelais le lundi soir. Et la semaine d'avant j'avais dit à mon grand-père que je n'appellerais pas le lundi, j'appellerais le mercredi.

Lundi soir. 21h30. Le téléphone sonne. Tiens, bizarre. C'était mon grand-père. Tu comprends, elle s'inquiète, tu n'as pas appelé, alors j'ai dû t'appeler. Elle écoute. Oui. J'ai pas eu le temps. Elle est repartie dans la cuisine. Voyons je t'avais dit que j'appellerais mercredi. Oui, je sais mais elle s'inquiétait, c'était pas normal. Elle a pas voulu écouter, j'ai bien été obligé. Ok.

J'ai appelé le mercredi. J'ai eu un mal de chien pour l'avoir au téléphone. Elle ne voulait pas me parler. Elle avait honte de ne plus pouvoir parler correcte. Elle était génée. J'ai dit, c'est pas grave. Bon anniversaire !

 

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15 février 2006 3 15 /02 /février /2006 00:00

C'était bientôt la fête des mères. Il y avait eu l'anniversaire de Lisa, je n'y étais pas. J'avais eu mémère au téléphone. Les médecins s'étaient réunis après la chimio, la denière chimio. Eux avaient appelé pour savoir. Rien, il n'y avait rien à dire. Tout était ok ...

La fête des mères passe.

Et là, coup de fil. Mais non, rien n'était ok, rien du tout. Comment on peut dire un jour que tout est ok alors que finalement nan. Comment on peut faire ça !!!

C'était là de nouveau. De toute façon, c'était jamais vraiment parti. Nan, ça avait toujours été là. Il l'avait dit le chirurgien, qu'il avait pas pu tout enlever.

Tout a basculé à ce moment-là. Pour elle. Elle a compris que c'était fini. Elle a baissé les bras. Elle n'a plus voulu me parler au téléphone. Elle a plus voulu. Alors je parlais avec mon grand-père. Il avait pris le relais, mais c'était pas pareil, c'était pas elle. Elle a baissé les bras. Et j'ai commencé à me protéger de l'inévitable, à m'y préparer. Mais on n'est jamais préparé, même quand on sait.

Alors j'ai commencé à chercher un responsable. Des responsables. Je leur en ai voulu, à tous, à tous qui étaient là, dans la même ville qu'elle, à rien du tout de chez elle. Je leur en ai voulu car à cause d'eux, qu'ils n'avaient pas voulu voir, parce qu'il faut toujours faire comme si rien, et bien je perdais ma grand-mère, que c'était trop tard, que cela allait être définitif.

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14 février 2006 2 14 /02 /février /2006 00:00

Maman a été opéré courant janvier 98. Je l'ai su par ma grand-mère, elle m'a dit, l'opération s'est bien passée. Je demande de quoi elle parle. Elle parle de maman. L'opération s'est bien passée, j'étais contente de le savoir. J'ai pensé que s'il arrivait quelque chose, peut-être que l'on prendrait la peine de se rappeler que moi aussi, je faisais partie de la famille, de cette famille. Je n'ai pas pris de nouvelles, après tout je n'étais pas censée être au courant. Mon aînée me l'a reproché, de ne pas avoir appelé ... Il aurait fallu pour cela que quelqu'un ait pris la peine de me tenir au courant...

Je suis revenue à Amilly. A l'époque je rentrais plus souvent que maintenant. Maintenant, c'est seulement deux fois par an. Je suis pas capable de plus.

J'étais chez mes grands-parents, dans la cuisine. J'ai demandé. J'en avais marre que personne ne dise rien. J'ai demandé si c'était malin, la tumeur. Et là, ben oui, c'est un cancer. On le sait depuis longtemps. Mais alors, pourquoi ils disent rien. Pourquoi on ne met pas des mots sur les choses dans cette famille. Pourquoi on fait comme si. Pourquoi ?

Je suis retournée à la maison. Maman se levait. J'ai dit, il faut qu'on parle de mémère. C'est un cancer qu'elle a. C'est pas juste rien, et après l'opération plus rien. J'ai cru que ma mère tombait des nues. Je comprends pas, elle travaille à l'hôpital quand même et depuis longemps, depuis tout le temps. Une tumeur, une opération, la radiothérapie, m'enfin, c'est pas possible ça !

Après, elle a dit qu'elle avait toujours su. Pourquoi elle fait toujours ça ? Moi, ça m'énerve quand elle fait ça. Tomber des nues et après claironner qu'elle avait toujours su alors que c'est faux.

C'est toujours faux parce qu'il faut toujours faire comme si rien. Avec elle, faut toujours faire comme si rien. Si on nie les choses, elles n'existent pas. Si on nie les vérités, elles n'existent pas. Si on nie le cancer, il n'existe pas. Si on nie le sida, il n'existe pas. Si on me nie, je n'existe pas ...

Le problème, c'est qu'elle nie tellement tout, que finalement y'a pas grand chose dans son monde qui existe, à part les mensonges ! Mais bon, chacun fait comme il peut avec les moyens qu'il a.

La chimio avait commencé.

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12 février 2006 7 12 /02 /février /2006 00:00

Ils sont arrivés les premiers ce soir-là. Lisa court vers la porte. Tu as vu, elle a mis sa perruque. Oui, sa perruque. C'était parfait. Aujourd'hui, quand on regarde les photos, si on ne sait pas, on ne sait pas. La même couleur de cheveux, la même coupe de cheveux. L'illusion est parfaite.

Je vais dans la cuisine. Et je demande à maman quand est-ce que tu te fais opérer ? Pas ce soir, on n'en parle pas.

Le problème, c'est qu'après on n'en a jamais reparlé ... c'était à Noël 97 et aujourd'hui, on n'en a toujours pas parlé.

Tout s'est très bien passé. C'était conviviale, bon enfant. Parfait, une famille parfaite.

Et puis, l'heure des cadeaux. Lisa qui ouvre le paquet et qui rigolait de la joke. Vous auriez vu sa tête quand elle a déchiré le paquet et qu'elle a vu ... les yeux lui serait presque sortis de la tête.

La vie avait repris son cours.

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