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Le Chat de Phoebe




Les textes et les photos étant ma propriété, si vous souhaitez vous en servir, je vous remercie de m'en demander l'autorisation.



en passant ...


pour me joindre :
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Un jour tu me demanderas si je préfère ma vie à toi ... je te répondrai ma vie ... et tu me quitteras sans savoir que ma vie c'est toi!

 



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Le blog des Bundy en Guyane

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6 octobre 2007 6 06 /10 /octobre /2007 00:40
miroirdel--me.jpg

"Un artiste ne peut épuiser l'infini ; il doit choisir, accepter ses limites."


André Maurois.
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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 00:16

miroirdel--me.jpg"La vie n'est pas une série de lampes arrangées systématiquement ; la vie est un halo lumineux, une enveloppe à demi transparente qui nous enveloppe depuis la naissance de notre conscience."

"Un esprit humain n'est autre chose que le cours continu des images et des souvenirs."

André Maurois.
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29 septembre 2007 6 29 /09 /septembre /2007 01:59

miroirdel--me.jpg"Pour devenir un grand romancier, il faut être capable de comprendre les âmes des autres, et comme, à ne considérer que les apparences, il est impossible  de sortir de la sienne propre, il faut un acte de foi ; il faut croire que les sentiments et les passions humaines sont à peu près les mêmes en tous les êtres ; il faut essayer de comprendre les autres à travers soi."

André Maurois.
Préface de Mrs Dalloway de Virginia Woolf.
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27 septembre 2007 4 27 /09 /septembre /2007 03:41
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Le livre :

Un jeune garçon du nom de Pierre braconne dans les forêts de Montbart, le domaine du très célèbre scientifique Buffon. Nous sommes en 1750, ce dernier étudie le singe, le Jocko, celui qui ressemble le plus à l'homme.
Pierre se trouve nez à nez avec le singe qu'il décide d'appeler Ficelle. Alors qu'il prend l'animal sous son aile, il se doit de le rendre à Buffon. Ce dernier lui demande de travailler pour lui afin de s'occuper, non seulement de Ficelle, mais aussi de toute la ménagerie qu'il possède.
Ficelle meurt. Buffon décide que l'existence de cet animal n'aura pas été vain. Il choisit donc de présenter à la cour, sous la protection de Madame de Pompadour, ses études concernant l'homme et le singe.

Seulement Buffon a de nombreux ennemis, que ce soit dans le rang de Encyclopédistes, que dans celui des hommes d'église. Le squelette de Ficelle est volé. Pierre fait tout pour le retrouver et savoir qui est l'auteur de ce vol.

Ce que j'en ai pensé :

Je pense qu'il est bon de retourner vers des choses simples. Pour moi, c'est de sortir des grands auteurs, sortir des grands livres, et retourner vers la littérature pour la jeunesse. Je n'hésite donc pas à me diriger vers le rayon jeunesse de ma librairie, voir, regarder ce que je pourrais trouver. J'avoue que je suis un peu soulée par tous ces romans qui sont dans la lignée des Potter. Ce n'est pas pour moi ...
J'aime beaucoup les romans dit "historiques" destinées au 12 ans et + ... leur donner un autre regard sur l'histoire et la littérature.
Bref, ce livre est basé sur des faits réels. Buffon a vraiment existé, le squelette ect. aussi.
Je trouve que ces deux auteurs que sont Bazire et Talamon ont réussi leur roman. Il faut savoir que c'est le premier d'une série dont le héros est Pierre.

J'ai noté quelques phrases très juste sur l'humain, l'espèce humaine. Car je pense que l'essentiel de ce livre n'est ni dans l'enquête de Pierre qui veut savoir qui a dérobé le squelette, ni dans l'histoire en elle-même, mais dans le rapport humain, et dans le rapport de l'homme à l'animal.
Bien sûr, on voit se greffer à l'histoire, les rapports houleux liés aux découvertes, l'importance d'avoir ses entrées à la cour et d'être soutenu par des personnages influents auprès du roi.

Mais l'essentiel de ce livre, à mon sens, est que Buffon veut montrer qu'il n'existe qu'une seule espèce d'humain, que peu importe la couleur, la religion, etc. il n'existe qu'une sorte d'humain, une seule race humaine. UNE SEULE !

Citations :

- [...] ce qui le troublait, lui, le fils Coudray, c'était la volonté de acharnée de son maître de comprendre les choses de la Création. Car les sermons du curé, Pierre s'en souvenait : si Adam et Eve avaient été chassés du paradis pour avoir osé toucher à l'arbre de la connaissance, ne risquait-il pas, lui, d'accompagner son maître en enfer ? Il secoua la tête, comme pour éloigner ces troublantes pensées, et sortit une pomme de sa poche.

- Son cerveau, est-il de la même forme et de la même proportion que celui de l'homme ? Encore oui. Mais pour autant, le jocko parle-t-il ? Non ! Car il ne suffit pas d'avoir un cerveau et une langue pour parler ! Il faut quelque chose de plus ! Et c'est ce quelque chose qui fait de l'homme l'espèce dominante et centrale du monde animal !

- Sache Pierre, qu'il n'y a qu'une seule espèce humaine, et que, contrairement à ce que beaucoup croient, il n'existe pas d'espèce intermédiaire entre l'homme et le singe. Les êtres vivants qui peuplent la Terre ne se situent pas sur un escalier dont l'homme blanc occuperait la plus haute marche, au-dessus des peuples de couleur. Il faut que tu comprennes que tous les hommes sont au même niveau, et que s'ils diffèrent les uns des autres, c'est parce que les climats ou leur alimentation varient.

- "A beau mentir qui vient de loin", souviens toi de ce proverbe ! Les voyageurs racontent toujours plus que ce qu'ils ont vu et sont toujours prêts à se vanter de choses qu'ils n'ont pas faites !

- La confiance est un lien fragile entre deux êtres, Pierre, il ne convient pas de la traiter avec une telle légèreté.

- Si j'en suis venu à la conclusion que l'espèce humaine est unique, c'est d'abord par le constat que tous les hommes sont capables de se reproduire ensemble, mais aussi par la découverte de la distance infinie qui existe entre l'homme le plus grossier et l'animal.

- Les hommes pouvaient prendre des apparences diverses, couleur de peau, taille, manière de se vêtir, façon de parler. Mais toutes ces différences n'étaient rien au regard de ce qui les unissaient : leur capacité à penser, parler, se perfectionner et à transmettre leur savoir aux générations suivantes. Et ça, c'était quand même diablement plus important que le reste !

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20 septembre 2007 4 20 /09 /septembre /2007 01:12
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Le livre :
 Le narrateur a écrit un poème pour une revue de chasse. Quelques temps plus tard, il regrettait d'avoir envoyé son texte, pensant que les lecteurs (et chasseurs) auraient mal pris ses mots. Un jour, il reçoit un courrier d'un homme prétendant être celui dont parle poème. Cet envoi est aussi constitué de trois lettres. La première est d'une jeune femme dont la mère s'est suicidée à cause de cet homme, la seconde est de la femme de cet homme qui demande le divorce. Enfin, la troisième est de la femme qui s'est suicidée.

Ce que j'en ai pensé :
L'écriture japonaise est toujours très épurée, très digne aussi.
Un poème peut renvoyer un lecteur à sa propre image, sa propre vie. L'auteur écrit avec la clé de ses mots sans pouvoir contrôler la réception de ces derniers. Il est toujours surprenant de voir que parfois un poème peut réveiller un vécu propre au lecteur. Ce n'est pas tant la situation qui va provoquer cet éveil que les sentiments et les émotions qui vont s'en dégager.
Ce texte est une nouvelle qui part de l'écriture d'un poème pour nous mener à la lecture de trois lettres adressées au même homme, celui qui pense s'est reconnu dans le poème du narrateur.
Les trois lettres évoquent la même histoire d'amour. Ce qui est intéressant, c'est la façon dont l'auteur a choisi de présenter les lettres.
La première étant celle de la fille de la femme aimée. Elle est touchante, émouvante. On sent bien que celle jeune femme est complètement perdue devant le secret de sa mère qu'elle a découvert. Parents divorcés, elle découvre une autre facette de sa mère. Elle se sent à la fois trahie et émue de savoir l'histoire intime de sa mère. A aucun moment, je n'ai ressenti une once de reproche, de rancune vis -à-vis de l'homme à qui elle s'adresse. Au contraire, j'ai éprouvé un énorme sentiment de respect pour lui, parce qu'il a su faire vivre à sa mère un bel amour. Cette jeune femme a de la colère contre sa mère. Elle s'est sentie mise à l'écart. Elle aurait voulu que sa mère lui parle de cet amour impossible qu'elle a vécu, pour lui montrer et peut-etre aussi la mettre en garde contre les turpitudes de la vie et du coeur. Elle admire cet amour impossible, elle est, je dirais heureuse de savoir qu'un tel amour puisse exister, même si c'est impossible. Car l'amour quelqu'il soit, peut importe ça forme, est une preuve que de tels sentiments existent.
La seconde lettre émane de la femme du chasseur. Elle est pleine de lucidité et d'amertume aussi. Elle lui explique tout ce qu'elle sait depuis le début de leur mariage, les raisons de son comportement, tout ce que lui ignorait qu'elle savait. Elle ne se plaint pas, elle explique. Sans en rajouter, non sans rien ... elle se contente de dire ce qui a été, ce qu'elle a attendu en vain, et que maintenant, il faut que cela cesse. C'est rempli de pudeur, et la pudeur ne signifie pas l'économie des sentiments. Non, cela signifie qu'il n'y a rien de larmoyant, pas d'apitoiement sur soi. Juste l'envie d'être honnête avec l'autre, pour soi, parce qu'on se le doit à soi, sûrement bien plus qu'à l'autre.
La dernière lettre est la plus importante. C'est celle de la femme aimée qui s'est suicidée d'amour. Cette lettre est la clé de l'histoire. C'est la lettre qui va rétablir la vérité sur cette histoire d'amour impossible. C'est celle qui va donner les véritables raisons du suicide. Parce qu'après tout, qui sait mieux ce qui arrive que celui qui est le personnage central. Qui peut avoir mieux accès à soi, que soi. Cette lettre, cette ultime lettre adressée adressée à cet homme aimé et chéri est une immense preuve d'amour postume. Elle lui donne accès à elle. Elle lui explique ce qu'elle a vécu avec lui, ressenti, et le pourquoi de son suicide.

L'écriture japonaise, au fil de ma découverte, me prouve une économie des mots justifiés. Cela n'enlève rien à l'écriture et aux émotions transmises. Cela créé un style, le style "japonais" sans doute lié à l'éducation, à la manière de vivre des nippons. Je l'ignore, je ne connais que peu de chose sur le Japon et sa culture.
Mais j'avoue apprécier cette sérénité, qui est loin de nos romans aux envolés lyriques. C'est reposant, même s'il faut quand même noter chez l'auteur japonais, une certaine fatalité ... acepter les choses comme elles sont, puisque de toute façon il ne peut en être autrement.

Citations :

- Il me semble qu'un homme est bien fou de vouloir qu'un autre le comprenne.

- [extrait de la lettre de la jeune femme dont la mère est décédée] "Toutefois, en y réfléchissant aujourd'hui, je me rappelle que je fus choquée de la trouver revêtue de ce "haori" de soie. Elle paraissait si belle que je n'exagère pas en disant qu'elle semblait éblouissante. Et pourtant, dans le même moment, on eût dit qu'elle était en proie à un sentiment de profonde solitude. Je n'avais jamais remarqué cette attitude chez elle. Midori entra à ma suite dans la chambre. Après avoir crié "Comme c'est beau !" elle s'assit un instant sans parler, comme fascinée, elle aussi par la splendeur du "haori".
Toute la journée, je me rappelai cette splendeur, mais aussi l'effrayante solitude que révèlait à mes yeux clos le dos de Mère couvert du "Haori". C'était comme si un morceau de plomb froid s'était glissé au plus profond de mon coeur.

- [extrait de la lettre de sa femme] La veille de la mort de Saïko-San, je vins pour la dernière fois m'informer de sa santé. Ce jour-là, après plus de dix années, je tressaillis en revoyant le même haori, dont l'image, comme un cauchemar, s'était imprimée sur ma rétine, il y avait si longtemps, en cet éblouissant matin ensoleillé, à Atami ! Ce même haori, avec ses chardons mauves, énormes, bien apparents, pesait lourdement sur les frêles épaules de ta chérie, rongée pas son mal ! Quand j'entrai dans sa chambre, je m'écriai :"Magnifique!" Puis je m'assis et m'efforçai au calme. Mais, en pensant aux raisons qui lui faisaient porter le haori sous mon nez, je sus que j'allais perdre mon sang(froid. Le crime d'une femme qui avait volé son mari à une autre femme, l'humiliation ressentie par une fille de vingt ans qui venait de se marier, ces deux choses ne pouvait manquer de demander un jour où l'autre réparation. Et ce jour, semblait-il, était arrivé ! Je dévoilai mon secret, auquel je n'avais jamais fait la moindre allusion depuis plus de dix ans et je l'étalai devant le haori orné de chardons :
"Votre haori vous rappelle des souvenirs n'est-ce pas ?" dis-je.
Elle eut un cri de surprise, bref, presque inaudible et se tourna vers moi. Je la regardai fixement dans les yeux, car c'était à elle de détourner le regard.

- [extraits de la lettre de feu la maitresse]
Quelle étrange chose qu'une lettre posthume ! Même si la vie enfermée dans cette lettre ne doit durer que quinze ou vingt minutes, oui, même si cette vie doit avoir cette briéveté, je veux te révéler mon "moi" profond. Aussi effrayant que cela paraisse, je sens bien, maintenant, que de mon vivant je ne t'ai jamais fait voir mon "moi" véritable. Le "moi" qui écrit cette lettre est mon moi, mon véritable"moi".

- Dans le spectacle du bateau qui avait flambé et que la mer avait englouti, sans que nul s'en aperçût, il me semblait avoir vu le symbole de la fin réservée à notre amour sans espoir. Même à l'heure où j'écris ces mots, je conserve la vision de ce bateau dont les flammes brillaient dans l'obscurité. Ce que je vis, cette nuit-là, à la surface de la mer, n'était, sans doute, que le supplice aussi bref que pathétique d'une femme consumée par les feux de l'amour.

- "Péché", "péché", "péché". J'étais obsédée par le sens du péché, et à chaque instant l'image de la mort venait frapper mon regard. Je pensais que, si Midori-san venait à apprendre ntre amour, je devrais payer mon péché de ma mort. Mais mon bonheur y gagnait encore en profondeur.

- Il a fait son apparition cet après-midi. Quand Midori-san vint prendre de mes nouvelles et pénétra dans ma chambre, je portais le haori de soie gris mauve, que, voici bien longtemps, tu avais fait venir pour moi de Mito City et que, pendant ma jeunesse, j'aimais plus que tous mes autres vêtements. Midori-san le remarqua dès son entrée. Elle parut étonnée, car elle s'arrêta au milieu de ce qu'elle avait commencé à dire, et resta un moment silencieux.

- "Quand Midori-san découvrira notre secret, je mourrai", avais-je songé. Que cette pensée était ridicule ! "Péché", péché", "péché', avais-je écrit. Combien ce mot était vide de sens ! Un être qui a vendu son âme au diable est-il nécessairement un diable ? Avais-je trompé Dieu, comme je m'étais trompée moi-même pendant treize ans ?




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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 06:21
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Le livre :

Tout commence avec l'aventurier Hongrois qui ne sait pas se poser. Il passe d'une femme à une autre, prend son plaisir, se lasse et le cherche ailleurs. De là, nous découvrons Mathilde, puis Lilith, puis Elena et Pierre, et le Basque, et Bijou et Leila, et Manuel, Miguel, Linda, Marcel, et les autres. Les amours saphiques, hétéro, homo, interdits, incestueux, légitimes, illégitimes ... les amours, le sexe, la sensualité, le désir, les envies, l'assouvissement, l'érotisme en somme !

Ce que j'en ai pensé :

Anaïs Nin nous livre les histoires érotiques de ces personnages. Chaque personnage qui vit une histoire, rencontre un personnage qui va à son tour être le personnage central d'une nouvelle histoire érotique. Ainsi, ce recueil de nouvelles n'est pas décousu, n'est pas non plus une juxtaposition de récits, mais un tout.
J'ai lu Inceste, j'ai vu Henry et June, et je ne peux m'empêcher de penser que Elena, c'est Anaïs, que c'est le personnage dans lequel elle a mis le plus d'elle, le plus de son expérience personnelle.
Il faut savoir que ces nouvelles ont été écrites pour un "collectionneur" et donc sur demande. C'est Miller qui était, à l'origine, celui qui écrivait ces nouvelles érotiques, puis il a proposé à Nin d'écrire avec lui. Nin est attirée par l'érotisme, un moyen de se découvrir, de s'ouvrir à elle-même, à sa sensualité, à la connaissance quasi totale de soi.
Elle aborde tout type de relation. Elle survole certain et, s'attarde sur d'autres. On sent bien que certaines amours lui sont plus familières, sont des expériences vécues et personnelles, si ce n'est dans les actes, en tout cas dans l'essence.
J'ai pris beaucoup de plaisirs à lire ce livre (ne souriez pas). Ecrivant moi-même des petits récits et poèmes érotiques, je dirais que ce livre m'ouvre une perspective dans l'écriture. Après tout, osez se mettre à la place de ce qui n'est pas moi, ne m'empêche ni d'imaginer, ni de supposer. Allez à la découverte de, explorer autre chose.
Jamais pornographique. Je ne dirais même pas cru par moment. Les choses sont dites, et c'est tout.
Cependant, on sent bien que nous sommes au-delà de la simple description de l'acte sexuel. Il y a derrière certains de ces récits érotiques, une volonté de comprendre, d'apprendre ce besoin de la chair, de la découverte. Pourquoi, finalement, les plaisirs sensuels, sexuels sont nécessaires, si ce n'est vitaux au bon fonctionnement de l'humain, pour sa santé aussi, son bien-être.
Il ne faut jamais oublier que nous sommes des êtres sexués, des êtres dotés de sentiments, de besoin tantot charnel, tantot bestial, tantot les deux. Des humains tout entier.


Citations :

- A l'entrée de la pièce, il y avait une peinture érotique représentant une femme prise par deux hommes. La femme était dans un état de convulsion, le corps arqué et le blanc des yeux apparent. Les deux hommes étaient sur elle : l'un avait sa verge en elle, l'autre se faisait embrasser. C'était un tableau grandeur nature, très bestial. Il attirait le regards et l'admirtion de tous. J'étais fascinée. C'était le prmier tableau de ce genre que je voyais ; cela me fit un choc terrible, me donnant des sensations ambiguës.

- Seules les putains avaient un sexe. Miguel en avait vu très jeune lorsque ses frères l'amenaient avec eux au bordel. Là, tandis que ses frères les pénétraient, il leur caressait les seins, les embrassant avec avidité. Mais il avait peur de ce qu'elles avaient entre les cuisses. Pour lui, cela ressemblait à une énorme bouche humide et affamée. Il avait l'impression qu'il ne réussirait jamais à la rassassier. Il avait peur de ce gouffre séduisant, de ces lèvres qui durcissaient sous ses doigts, de ce liquide qui coulait comme la salive d'un homme qui a faim. Pour lui, l'appétit de la femme était terrible, dévorant, insatiable. Il pensait que son sexe serait avalé à jamais. Les putains qu'ils avaient vues avaient toutes des sexes larges, des lèvres épaisses et dures, de grosses fesses.
Que restait-il à Miguel pour satisfaire ses désirs ? Les garçons dépourvus de cette bouche gloutonne, les garçons qui possédait un sexe comme le sien, un sexe qui ne l'effrayait pas, u sexe dont il pouvait combler les désirs.
Ainsi, le soir où Elena sentit monter en elle les premières flammes du désir, Miguel avait trouvé une solution intermédiaire avec un garçon qui l'excitait - sans tabous, sans inquiétudes.

- Elena comprenait maintenant pourquoi certains maris espagnols refusaient d'initier leurs femmes à toutes les subtilités de l'acte d'amour - afin d'écarter tout risque d'éveiller en elles d'insatiables passions. Au lieu d'être apaisée, comblée par l'amour de Pierre, Elena se sentait encore plus vulnérable. Plus elle désirait Pierre, plus elle avait envie d'autres amours. Il lui semblait attacher peu d'intérêt aux racines de l'amour, à sa stabilité. Ce qu'elle recherchait en chacun, c'était l'instant de passion.

- En le quittant, elle se sentit heureuse. L'amour pouvait-il devenir un feu qui ne brûle pas, comme le feu des bonzes hindous ; était-elle en train d'apprendre à marcher magiquement sur les braises ?

- Si un homme se retrouvait aujourd'hui dans un gant dix fois trop grand dans lequel il se sentait comme dans un appartement vide, il essayait d'en tirer le meilleur parti. Il laissait flotter son membre comme un drapeau à l'intérieur, et ressortait sans même avoir ressenti cette emprise totale qui réchauffe les entrailles. Ou bien, il s'aidait de sa salive et se glissait à l'intérieur avec les mêmes difficultés que sous une porte fermée, coincé dans cet étroit tunnel, et obligé de de faire plus petit pour pouvoir y rester. Et s'il arrivait parfois que la fille éclate de rire sous l'effet du plaisir - réel ou feint - il était immédiatement éjecté, car il n'y avait pas assez de place pour loger le rire. Les gens perdaient toute notion des bonnes mesures.


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4 septembre 2007 2 04 /09 /septembre /2007 03:23
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Le livre :

Zdena est emportée dans une raffle ainsi que Pannonique. L'une devient Kapo, l'autre prisonnière. C'est le dernier jeu de téléréalité, "Concentration". On reproduit le procéssus de déshumanisation des SS. Les raffles se font à l'aveugle. Les déportés sont trois lettres et trois chiffres. Chaque matin, les kapos choisissent ceux qui mourront.
Le public se délecte.
Pannonique inspire beauté et respect. Elle refuse pourtant de jouer le jeu. Elle cache tout sentiment qui pourrait la livrer à l'oeil de la caméra. Elle devient cependant LA vedette du jeu.
 
Ce que j'en ai pensé :

Que peut-être un jour, on en viendra là. Que nous sommes tous voyeurs. Que c'est malsain mais tellement humain. Que c'est en plein dans l'actu. Que les gens s'ennuient tellement dans leur vie qu'ils ont besoin de voir les autres vivre, faire semblant de vivre, pour se réjouir aussi de ne pas être à leur place.

J'avoue, j'ai regardé le premier loft, et pis, j'ai aussi regardé d'un oeil le premier bachelor, et pis le truc avec les zeuropéens, et que voilà, parfois, ma tv est sur ce genre de trucs, qu'en ne coupant pas ma tv, ou en ne changeant pas de chaine je joue le jeu de cette tv à sensation. J'ai jeté un oeil, j'ai eu le temps de me faire une opinion. Les producteurs manipulent les images, les montages, les gens. Tout est biaisé, triché. Ce n'est pas nouveau, mais cela fait recette.
Je ne peux jamais m'empêcher de penser à deux films Le prix du danger, qui est du même ordre, quand la tv réalité montre en direct la chasse à l'homme dont la mort est le but avoué, désiré, salvateur ... et à La mort en direct.
L'humanité, c'est ça. Triste constatation. On se délecte du malheur des autres, trop heureux que leur malheur ne soit pas le notre.

Je me souviens de la sortie Acide Sulfurique, Nothomb n'allait elle pas trop loin. Le livre n'a pas les vagues que l'on prétendait. Et non, les gens ont la mémoire qui les arrange, ils ont la mémoire qu'il leur faut.
C'était osé ça, imaginer les raffles pour un jeu télévisé où le seul crime pour être rafflé c'est d'être humain et de se trouver au mauvais endroit et au mauvais moment.
C'était osé de parler de processus de déshumanisation. Oser de dire que les responsables ne sont pas ceux qui créent mais ceux qui regardent. C'était oser mais si vrai.
Ne rêvons pas, si ce genre d'émission existe, c'est parce qu'il y a un public. Pas de public qui suit, pas d'émission. Toujours plus de sensationnelle, plus de désordre humain, d'humiliation, d'extrême.
Ce qui était osé, c'était de faire des candidats malgré eux. La tv réalité, ce sont des gens qui y vont de leur plein gré. Depuis toutes ces années où l'on nous assène de ce voyeurisme malsain, les candidats savent ce qui les attends. Ils savent que les producteurs détournent les images, font d'eux des "types", manipulent l'opinion, manipulent les votes. Mais non, ils y vont. La soif de la reconnaissance, du gain facile, de la minute de gloire. Pauvres candidats qui sont montrés comme des "riens" (j'utilise ce mot, parce que celui qui me vient à l'esprit n'est pas politiquement correct) ! Ils sont tellement pitoyables qu'ils ne font même plus pitié. Enfin si !!!

Nothomb ne survole pas le sujet. Par contre, comme à son habitude, elle va à l'essentiel. pas besoin d'en faire des tonnes. Parler peu, mais parler juste.
Elle se concentre sur deux personnages, le kapo Zdena et Pannonique. Deux personnalités différentes, attachantes pour des raisons différentes.
Ensuite, elle décortique le processus télévisuel, le processus du sensationnel. Elle met le doigt sur le système télévisuel.

On comprend aisément que son livre n'ait pas été relayé par certaines chaines qui pratiquent à tout va la tv à sensation et la tv réalité. Non, on ne s'étonne pas.
Elle montre aussi que devant l'horreur, les gens ne peuvent s'empêcher de regarder. Prenez un accident de voitures, combien vont ralentir pour voir, pour dire qu'ils ont vu ... parce que cela les rassure, cela les rassure de ne pas être à la place des victimes. Il en est ainsi de l'humanité.

Et que dire des compagnons de tablée de Pannonique avec qui elle partage les tablettes de chocolat que Zdena lui offre. Ils considèrent que c'est un dû, qu'une personne doit toujours se sacrifier pour le bien des autres, alors qu'il serait si simple que chacun mette de la bonne volonté pour que nul ne soit sacrifié pour le bien de tous.

Même si c'est un livre à mettre entre toutes les mains, je crains malheureusement que la société dans laquelle on vit se refuse à voir ce qu'elle fait. Vous savez bien, c'est toujours la faute de l'autre.




Citations :

- Vint le moment où la souffrance des autres ne leur suffit plus ; il leur en fallut le spectacle.

- [Zdena] Elle songea qu'elle n'aurait aucun mal à inspirer la sympathie. C'est une naïveté courante : les gens ne savent pas combien la télévision les enlaidit.

- Pannonique avait vingt ans et le visage le plus sublime qui se pût concevoir. Avant la raffle, elle était étudiante en paléontologie. La passion pour les diplodocus ne lui avait pas laissé trop le temps de se regarder dans les miroirs ni de consacrer à l'amour une si radieuse jeunesse. Son intelligence rendit sa splendeur encore plus terrifiante. Les organisateurs ne tardèrent pas à la repérer et à voir en elle, à raison, un atout majeur de "Concentration". Qu'une fille si belle et si gracieuse fût promise à une mort à laquelle on assisterait en direct créait une tension insoutenable et irrésistible.

- Se laver les mains d'une situation ne signifiait pas que l'on était innocent.

- Pannonique avait encore embelli depuis qu'elle s'était nommée. Son éclat avait accru son éclat. Et puis, on est toujours plus beau quand on est désigné par un terme, quand on a un mot rien que pour soi. Le langage est moins pratique qu'esthétique. Si, voulant parler d'une rose, on ne disposait d'aucun vocable, si l'on devait à chaque fois dire "la chose qui se déploit au printemps et qui sent bon", la chose en question serait beaucoup moins belle. Et quand le mot est un mot luxueux, à savoir un nom, sa mission est de révéler la beauté.

- si tu parles, tu meurs ; si tu ne parles pas, tu meurs. Alors parle et meurs.

-  *Nous sommes des êtres humains, nous, des êtres vivants à part entière, nous savons qu'il faut parfois se salir les mains.
    *Les mains ? releva Pannonique comme une incongruité. J'aimerais que vous cessiez de me raconter ce que vous auriez fait à ma place. Personne n'est à la place de personne. Quand quelqu'un prend pour vous un risque dont vous seriez incapable, ne prétendez pas comprendre, encore moins le juger.






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3 septembre 2007 1 03 /09 /septembre /2007 05:30
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Le livre :
Lily va bientôt avoir trente ans. Elle est hygiéniste, habite Tel Aviv, elle fait 112 kg, et a été abandonnée à la veille de ses noces par son fiancé. Doucement, elle reprend pied dans sa vie grâce à son amie Ninouch. Un soir, alors qu'elles avaient prévu d'aller au cirque, Ninouch, à cause de son "mec" violent et jaloux, a planté Lily. Celle-ci se retrouve dans le taxi de Mikhaela, retrouve son premier amant Taro. Dès lors sa vie va changer du tout au tout ...


Ce que j'en ai pensé :

Ne vous y trompez pas, il ne s'agit pas d'un livre sur une ronde qui se plaint, qui a du mal dans la vie. Non, il s'agit d'une vraie ronde qui a du succès auprès des hommes, qui se cherche, mais qui ne cherche pas forcément à comprendre. Elle constate ... la vie de son amie Ninouch ... l'évolution de son premier amant, Taro ... l'évolution de ses parents ... sa propre évolution.

Ce livre est surprenant. D'abord, de part le ton sur lequel il est écrit. Un ton léger au départ, lucide mais jamais larmoyant qui petit à petit s'enfonce dans l'intériorité du personnage.
Nous assistons à l'évolution de la jolie Lily, enjouée à une femme de trente ans, qui s'oublie, qui ne comprend plus, qui s'est laissée dépasser par les événements, ses pulsions, sa vie si carrée. Le badin laisse place à la sauvagerie, au retour aux sources, à l'être, à l'instinct.

Jamais de jugement sur les autres. Lily raconte ce qu'elle sait des gens qu'elle aime, qu'elle a aimé sans jamais les juger. Elle constate. Au lecteur de décider ce qu'il doit penser. Et pourtant, rien de ce qu'elle ne nous raconte ne peut laisser le lecteur sans opinion. De ses kilos en trop, de sa morphologie qui est ainsi et avec laquelle elle fait ... de son premier amant, Taro devenu transexuel non par besoin mais par une recherche personnelle de création ... de son amie Ninouch à la vie dissolue ... de Mikhaela qui s'impose et se rend indispensable ... de son métier d'hygiéniste qui lui permet d'évaluer les gens et de les apprivoiser ... de son ancien fiancé ... de la vie ... rien, elle ne laisse rien au hasard, rapporte des faits, des peurs, des évidences, mais sans jamais juger ... jamais.

Le livre évolue de manière surprenante.

Je suis tombée par hasard sur ce livre. C'est la couverture qui a attiré mon oeil. Ce mauve et cette silhouette ronde, féminine, sensuelle et si coquine. J'ai lu les deux premières phrases du quatrième de couverture et hop dans mon panier. Parce que ... je suis ronde ... mais pas tant que Lily ... parce que j'avais besoin de voir les choses autrement que je les vois ...

La fin m'a laissée un peu ... perplexe ... alors que le roman en lui, est d'une incroyable fraicheur et désir de vie. Je ne sais qu'en tirer comme conclusion ... Vivre, lâcher prise, être ... et crotte aux autres qui jugent !!!


Citations :

- Mieux vaut se soumettre que de s'opposer à la volonté de l'action.


- Celui qui a vu le gouffre de ses propres yeux aura toujours l'angoisse, au fond de lui, que cette vision ne revienne.

- Qu'il est étrange de constater que l'absence d'un amant hypothétique est aussi douloureuse que l'absence d'un amant bien réel ! Je suis sûre que cela n'arrive que parce que le besoin d'amour est primaire et fondamental, la preuve la plus valable qui puisse nous être donnée non seulement de l'existence de Dieu, mais d'une chose plus importante : de l'hypothèse que nous avons été créés à son image. Il y a, dans l'opposition fort à la mode aujourd'hui, qui dresse le besoin d'aimer contre la volonté de se libérer d'autrui, une erreur de logique, une erreur philosophique, c'est la conséquence erronée d'un individualisme porté aux nues, les reliefs d'offrandes sacrifiées aux dieux païens du moi. De l'idolâtrie. De la masturbation.

- Si tu ne trouves rien de bon dans ce qui t'arrive, mieux vaut te concentrer sur ce qui est tout de même possible.

- Je ne sais si tous ceux que j'ai choisis au cours de cette nuit étaient aussi merveilleux qu'ils le paraissaient à mes yeux aveuglés par le désir sur le point d'être satisfait, mais ce n'est qu'une preuve supplémentaire de la clairvoyance de Platon quand il disait que nous n'aimions pas une chose parce qu'elle était bonne, mais qu'elle était bonne parce que nous l'aimions.


- Le désir de la femme est un puits sans fond. Là se cache notre essence la plus obscure. Afin d'échapper à cette composante animale, les êtres humains ont inventé tout ce qu'ils ont pu, mais la nature, qui a plus d'un tour dans son sac et sait passer entre les gouttes, est toujours là, en nous et hors de nous, à se divertir à nos dépens.


- L'intelligence est le propre de l'homme, mais ça ne le rend pas logique pour autant. A ton avis, que s'est-il passé pendant la Shoah ? Où est la logique ? Les Allemands ne sont-ils pas un peuple intelligent ? Quel rapport entre l'intelligence et le comportement humain ?




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1 septembre 2007 6 01 /09 /septembre /2007 04:00

"En ces nuits-là, je m'initie à une réalité que les insomniaques connaissent depuis toujours. J'apprends ce que c'est que l'état de veille tendue, vaine. L'état de veille qui ne sert à rien. Toute tentative pour remplir ces heures de stérilité d'occupations qui appartiennent à la journée et à la lumière est vouée à l'échec. Sur les pages des magazines, les mots et les lettres ne sont que des formes géométriques sans signification, l'écran de la télévision une bulle transparente hermétique et lointaine qui baragouine en charabia-bia-bia-bia, renvoie l'écho d'un cri dans une grotte. Ranger la maison, remplir ou vider la machine à laver, me vernir les ongles, arroser les plantes sur le balcon - tout cela devient un ensemble de gestes mécaniques privés de l'habituelle sensation qui les accompagne, le plaisir du devoir accompli.

Et comme si cela ne suffisait pas, mes insomnies s'agrémentent d'une petite faim taraudant et insidieuse, pas assez présente pour me déranger pendant mes heures d'activité mais qui devient agressive une fois la journée passée. Mes tentatives pour la calmer en me goinfrant ne servent à rien, et je crains de plus en plus que cette insatisfaction ne fonctionne comme une allergie (qu'est-elle, d'ailleurs, sinon une maladie chronique ?) qui se baladerait dans mon corps, passant du système respiratoire à la peau, louvoyant entre mes différents organes, changeant de forme en permanence, passant du chatouillis à l'irritation, du manque sexuel au manque affectif, du sentiment de vide dans le coeur en un vide tangible dans l'estomac et ainsi de suite - en cercle vicieux.

Comme je n'arrive pas à traiter le mal à la racine, je ne peux que me résigner à m'occuper des symptômes. Je me tourne donc vers la cuisine et essaie, une fois de plus, de trouver le réconfort en mangeant." 

Lily la tigresse.
Alona Kimhi

 

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29 août 2007 3 29 /08 /août /2007 00:16
"Un peintre peut sortir une demi-douzaine de toiles par an à ce qu'on dit. Mai un écrivain ... ma foi, il lui faut parfois dix ans pour pondre un bouquin ; et si le bouquin vaut la peine, ainsi que je le disais, il faudra dix autres années pour dénicher un éditeur : après quoi, on doit compter de quinze à vingt ans au moins avant que l'oeuvre soit reconnue par le public. En tout presqu'une vie ... pour un seul livre, je dis bien ! Et comment le type va-t-il vivre, en attendant ? Ma foi, comme un chien, d'ordinaire."

Henry Miller, Sexus, 1949.
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