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Le film :
Arthur rêve des histoires et des aventures de son grand-père qui a disparu sans que personne ne sache où. Il habite chez sa grand-mère, le temps des vacances, pendant que ses parents sont partis à la ville chercher du travail.
Aujourd'hui, c'est l'anniversaire d'Arthur, il fête ses dix ans. Un coup de fil de ses parents, une balle de base ball, une petite voiture rouge et un gros gateau au chocolat. Arthur est triste que ses parents ne soient pas là, mais il apprécie les efforts de sa grand-mère pour faire de ce jour une belle journée.
Surgit alors un homme vénal, avide qui veut saisir la maison ainsi que les terres de ses grand-parents si sous 48h à midi pile, le grand-père n'a pas signé un papier officiel. Arthur se met alors en tête de trouver le trésor de son grand-père qui consiste en un sac de rubis. Le seul hic, c'est que son grand-père a enterré le sac dans le jardin et que lui-même ne savait plus où.
Arthur cherche si son grand-père ne lui aurait pas laissé des indices, c'est alors qu'à la lueur d'une bougie, il découvre un message caché dans le bureau de son grand-père, un message qui lui est destiné.
Arthur doit se rendre auprès des minimoys, un peuple très petit, pas plus haut que de deux pouces, et qui va l'aider à retrouver le trésor. Arthur ne dispose plus que de 36h lorsqu'il arrive dans le monde des minimoys.
Ce que j'en ai pensé :
Ce film de Besson est bourré de référence. Entre film d'animation et film, on retrouve les couleurs d'Amélie Poulain qui adoucisse le film, l'esprit de Narnia, de Jumanji, des références à Potter avec M le Maudit, celui dont on ne doit pas prononcer le nom, sans parler que lorsque l'on regarde le facies de M le Maudit, il n'est pas sans rappeler celui de Voldemort dans la coupe de feu.
Bref, on sait tous que Besson est parfois accusé de plagiat et gnia gnia gnia. Je dirais que sans être original, Arthur et les minimoys reste pourtant un film bien agréable à regarder pour qui n'a pas perdu ses yeux d'enfants.
J'ai beaucoup aimé, mais regretté cependant le manque d'originalité. Disons que pour la littéraire que je suis, entre paraphrase, plagiat, et référence à ... la frontière est ténue.
Hormis cela, pas un moment où l'on ne s'ennuit. Les valeurs des rêves sont respectées, tout comme les notions de bien et mal avec le bien qui triomphe bien sûr le mal.
La famille, l'entre-aide, le soutien, l'espoir, sont aussi des valeurs mises en avant.
Je dirais que c'est un film bien propret sur les valeurs. On ne remet rien en cause, pas de prise de tête à savoir si l'on doit choisir le bien ou le mal, on choisira forcément le camp d'Arthur et les minimoys !
Sur les personnages. Bravo pour Arthur. Un garçon frais, vivace ! Un jeu simple mais efficace.
La grand-mère incarnée par Mia Farrow est excellente. Un rôle presqu'à contre emploi en mamie aimante mais ferme, et un brin décalé.
Les minimoys. Les relations entre la princesse et son frère Beta sont à l'image des relations fraternelles bon enfant. Ca se chamaille mais ça s'aime. Avec toujours un dominant et un dominé, mais chacun se complétant.
Je dirais que Besson nous a fait là, une nouvelle fois, un film à l'américaine. On ne peut rien remettre en cause. Tout est simple, presque trop serais-je tentée de dire, car nous savons bien que dans la vie, rien n'est jamais aussi simple, aussi facile.
Reste à penser, même si nous le savons déjà, puisque Arthur et les minimoys est avant d'être un film, un livre, qu'il y aura une suite. D'ailleurs, M le Maudit laissant son fils mourir noyé alors que lui s'échappait sur le dos d'un moustique (bien vu d'utiliser le moustique comme monture des méchants) ne laisse aucun doute sur cette suite.
Allez le voir, installez vous dans le canapé et profitez, il n'y a que ça a faire, savourer ce film.