Le film :
Nous avions laissé Harry et ses compagnons à la mort de Cédric. Voldemort était ressucité, il faudrait désormais choisir entre le bien et la facilité.
Alors qu'Harry passe de sombres moments chez son oncle, son cousin Duddley ne peut s'empêcher de se moquer de lui. Soudain, le ciel s'assombrit, Harry entraine Duddley à l'abri dans un tunnel, mais ils sont attaqués par les Détraqueurs (ou mange mort, traduction en mot à mot de l'anglais). Harry est alors obligé d'utiliser la magie pour les faire fuir. Le ministère de la magie ne l'entend pas de cette oreille et décide de renvoyer Harry. Il est alors emmener dans la maison de Sirius, son parrain où se tient la société secrète de l'Ordre du Phoenix, visant à combattre Voldemort. Harry est en proix à une solitude profonde et intense. Il doute de tout, de la loyauté de ses amis, de Dumbledore, de tout le monde. C'est un ado de 16 ans, qui est perdu, qui ne sait plus où il en est, qui croire que choisir.
La révolte commence, il faut choisir son camps, il faut choisir ...
Ce que j'en ai pensé :
C'est fini, nous ne sommes plus dans l'insouciance des deux premiers volets. Fini les rires, finis les farces. Déjà avec le prisonnier d'Azkaban, la série prenait un tournant, cela s'est confirmé avec la coupe de feu. Plus la saga avance plus nous entrons dans la noirceur.
J'ai lu ce tome uniquement en anglais, comme celui du sang mêlé d'ailleurs.
Je trouve que le metteur en scène a bien su montré les questionnements internes et propre à Potter. J'avais déjà trouvé, à la lecture, que l'auteur avait parfaitement réussi à retranscrire ce qui hante notre cerveau à l'adolescence, ce mal-être qui nous tourment nous englouti, le fait qu'on ne sache plus réellement à qui faire confiance, qui possède la vérité, qui est réellement là pour nous aider, ce que l'on doit combattre, si l'on fait les bons choix. C'est déjà dur quand on a une famille "classique" alors quand on subit les affres de la vie (la mort des parents pour Potter), les cartes sont encore plus embrouillées. Le manque de repères, les turpitudes, sans compter que le corps s'éveille au rythme de la découverte de soi ...
Bref, nous ne sommes plus dans les livres pour enfant, nous ne sommes plus dans le tout public ... les Harry Potter qui s'en viennent ne sont plus à mettre dans toutes les mains et à offrir à tous les yeux. Parents, écartés vos enfants, ils ne sont pas prêts pour voir la coupe de feu, et ils le seront encore moins pour voir ceux qui viennent.
Nous ne sommes plus dans la simple perception visuelle et concrête des choses. Il y a tout ce que les actes impliquent ... tout ce qu'il y a assumé de ses actes, mais aussi de ses choix et de ses pensées.
Pour ma part, j'ai retrouvé ce que j'avais lu, l'essentiel que j'en avais retiré de ce tome. Je ne suis donc absolument pas déçue par le film que j'ai vu. Le prince au sang mêlé sera encore plus sombre. Je n'ai pas encore acheté les dernier volet ... je vais le lire en anglais, je n'arrive plus à les lire en français, car je n'y trouve pas l'ambiance et la perfection des mots qui évaluent, annoncent l'ambiance qui est celle de l'anglais. Finalement, lire dans la langue d'origine reste le mieux, cela nous donne plus à aborder, comment dire, le tout, parce que c'est un tout.
Je le redis, c'est à mon sens, le plus réussi, mais c'est aussi le plus noir de la série des films.
Je félicite le metteur en scène qui a bien su saisir l'essentiel du livre, le fil conducteur.
J'avais eu du mal avec le film qui avait retranscrit la coupe de feu. Je trouvais que cela partait dans tous les sens, et que certaines choses n'étaient pas compréhensibles. J'en ai discuté avec des puristes de "potter" (comprendre ceux qui lisent les livres, cherchent à en saisir l'essence, et qui ensuite abordent les films avec un regard plus critique) et ils étaient d'accord avec moi, ou moi avec eux. Si dans les trois premiers volets, les coupes par rapport aux livres n'étaient nullement gènantes dans les films, pour la coupe de feu, le metteur en scène aurait du s'attacher au fil conducteur du livre, et quand il a abordé la relation Ron-Hermione, il aurait dû être plus explicite.
Dans l'ordre du Phoénix, dès le départ, on sait qu'Hermione et Ron sont désormais ensemble. Il n'y a pas eu besoin de scène spécifique pour le montrer, les dialogues ont suffit dans le fil du film.
J'espère que les deux prochains volets, qui sonneront la fin de la saga, seront du même acabi que ce volet. Mais je le répète, les Harry Potter ne sont plus à mettre devant les yeux des enfants. Parents, s'il vous plait, ne montrez pas à vos enfants que les trois premiers volets, les autres ne sont pas pour eux !!! pas encore ... en tout cas, pas si vos enfants ont moins de 12 ans !