J'ai choisi il y a environ un an de ne pas être, de ne plus être quelqu'un de la haine et de la rancune, parce que cela avait gâché ma vie, parce que cela m'avait empêché de vivre dans le présent, bouffée par le passé, dévorée ...
J'avais appris à parler, j'ai appris à dire ! Je choisis donc de dire !
J'ai appris à demander pardon, j'ai aussi appris à pardonner !
Je respecte les promesses que je me suis faites.
Je respecte les gens qui m'entourent et je suis désolée si je les fais souffrir.
Je fais attention à ne pas faire aux autres ce que je ne veux pas que l'on me fasse.
Je n'ai pas laissé les choses pourrir, je me sentais démunie. J'ai attendu de voir. Et puis, j'ai décidé que je ne pouvais plus rester emmêlée dans mes interrogations. J'ai affronté les problèmes, de front. Un par un. J'ai fait le tri pour que chaque chose à démêler soit régler pour ce qu'elle était.
Aujourd'hui, chacun de mes problèmes, qui me bouffaient depuis cette fin de juillet, a été démêlé, réglé. Rien ne se fait sans souffrance. Rien ne se fait par plaisir.
Mais la fuite n'est jamais la solution, la fuite n'a jamais protégé personne, ni soi, ni les autres.
Aujourd'hui, je fais le choix, par rapport à ces histoires emmêlées, démêlées, de n'en garder que le bon.
De la première, je choisis de ne garder que le geste de la démarche. D'oublier les mots dits pour la forme, de ne garder que le geste.
De la seconde, je garderais, le partage même s'il n'aura duré qu'un moment.
De la troisième, je choisis de garder le bonheur que j'ai ressenti, le fait que durant ces moments avec lui, j'ai été heureuse. C'est ça que je choisis de garder. Pas le reste.
Je dirais que dans la première histoire on m'a dit, n'attends pas qu'ils te demandent pardon, ils ne le feront pas ... ils ne savent même pas qu'ils ont fait du mal. Et moi, je ne peux pardonner qu'à qui me demande pardon.
Je dirais que dans la dernière, je choisis d'accepter les excuses, je donne mon pardon. Parce que j'ai eu ce que je voulais ... je voulais comprendre.
Je ne ferme ma porte à personne. Mais les événements font que les rapports ne pourront qu'être autre.
Mes choix font de moi ce que je suis. Je me suis promis de ne plus me laisser dévorer par les non-dits.
Je m'excuse auprès de lui d'avoir exigé, d'avoir insisté. Mais pour n'avoir envers lui, ni haine ni rancune, je devais avoir la vérité qui nous concernait, juste celle-là.
Mes choix font de moi ce que je suis ... et je sais que ce que je suis n'est pas forcément facile pour mon entourage. Et même pour moi.