venez découvrir des mots et des textes...
J'ai profité de mes vacances forcées pour bouquiner ... et je n'ai pas lu tant que cela ... malheureusement !
A force d'entendre parler de Bernard Werber, j'ai fini par aller y faire un tour. En fait, j'étais chez Hortense, et j'ai vu qu'elle en avait quelques uns ... elle m'a conseillée celui-là, Le père de nos pères. J'ai suivi son choix.
J'entends donc parler de lui depuis des siècles, si si des siècles, en fait depuis Les fourmis. D'ailleurs je me demande si ce roman n'a pas été adapté à la tv, mais je dois confondre.
Donc, j'ai réparé, j'ai lu du B. Werber ! Me suis-je pour autant fondu dans la masse en lisant un Bernard Werber ? En fait, nan, comme beaucoup de choses que je fais, j'étais intriguée par l'engouement, donc je suis allée voir de quoi il retournait. Je me suis demandée pourquoi il était une référence pour autant de personnes, pourquoi j'entendais des "quoi, tu n'as pas lu B. Werber ? tu ne connais pas B. Werber ?"
Ce que j'ai pensé du livre ... ben ... pas de la grande littérature ... nan, ne me taper pas ... vous parlez à une lectrice de Zola ... grrrrrrrrrr ... Je parle de l'écriture ... Pour ce qui est du reste, le roman est rondement mené ... traité d'un sujet aussi sérieux que les origines de l'humain sur un ton si désinvolte, presque moqueur ... fallait oser, il l'a fait ...
Donc, nous sommes en présence de deux histoires qui se déroulent en parallèle, cela donne du rythme, et évite l'ennui, les lourdeurs !
Le roman commence par une citation de Edmond Wells. Je l'avais lu ici ... étrange de retomber sur cette citation peu après, par le plus grand des hasards ... c'est tellement vrai ce qui est dit ...
"Entre
Ce que je pense,
Ce que je veux dire,
Ce que je crois dire,
Ce que je dis,
Ce que vous avez envie d'entendre,
Ce que vous croyez entendre,
Ce que vous entendez,
Ce que vous avez envie de comprendre,
Ce que vous comprenez,
Il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer.
Mais essayons quand même..."
L'histoire : Le Pr Adjemian, imminent paléonthologue recherche le "chainon manquant", vous savez, comment de primates, nous sommes devenus "race humaine", sans s car une seule race ... même si pleins de sujets différents, une seule race !
Qui sommes nous ?
Où allons nous ?
D'où venons nous ?
Le Pr est mort, on conclut à un meurtre. il aurait été assassiné pour avoir voulu révéler une vérité dérangeante sur nos origines. Deux journalistes, une jeune femme dynamique et volontaire, un homme renfermé sur lui-même ... tout les oppose et pourtant, pas tant que cela ... au-delà des apparences, dans le ressenti, dans les émotions, ils sont bien plus proches qu'ils ne l'imaginent. La mort de Adjemian devient prétexte à une réflexion sur les origines, sur le père de nos pères.
Parallèlement à l'enquète, nous découvrons la vie du chainon manquant, de IL, il y a des millions d'années. La vie dans la horde, la découverte de l'amour, du plaisir ... la découverte de la vie humaine ...
De nombreuses théories sur le chainon manquant, une fin surprenante, un roman bien ficelé.
Ai-je réfléchi sur les origines de l'humanité pendant et après le roman ? car c'est bien le but de Werber, faire réfléchir sur un sujet ... NON ... A-t-il râté son coup, avec moi lectrice ... NON ...
J'en étais restée à Adam et Eve, voui, un peu minimaliste ... le Big Bang, et puis ... on descend du singe ... on descend surtout de ce que l'on descend ...
Je me moque de quoi nous descendons ... Est-ce si important ?
Je préfère savoir
Qui nous sommes ? (qui je suis)
Où nous allons ? (où je vais)
Plutôt que d'où venons nous ? Chacun ses priorités, nan ?
Je préfère regarder ce qui a été fait, pour ne pas reproduire, j'essaye de toutes mes forces de ne pas reproduire, de tirer des leçons de mes erreurs, de mes histoires, de vivre mieux, pour avancer mieux, pour vivre mieux !
Evoluer en évitant les erreurs déjà produites n'empêchent pas de nouvelles erreurs, de nouveaux quiproccos, on en créé forcément d'autres ... ainsi est la vie ...
Mais parce que celui qui se trompe, celui qui essaye, c'est celui-là qui évolue. Alors j'essaye, je me trompe, je tombe, je me relève et j'essaye encore, mais autre chose, différemment, j'avance mieux en essayant différemment qu'en m'obstinant ...
J'avance parce que c'est en me dépassant, en osant, en risquant, que j'avance ... J'avance parce que j'ai confiance en quelqu'un qui me donne le courage d'avancer ... j'ai plus confiance en lui que je n'ai confiance en moi ...
Parfois, des coups d'épée dans l'eau, parfois un peu d'espoir, parfois du bonheur au bout ..
J'avance, c'est comme cela que j'avance, comme l'humanité a avancé !
L'autoroute de la vie, bien tranquille, visiblement, ce n'est pas ma destinée ... mais qu'importe les chemins de traverses me font évoluer, même si parfois je suis fatiguée et que je voudrais faire un bout sur l'autoroute.
Mais l'humain est humain car c'est sa nature ! sa nature profonde ! On peut changer l'acquis, on le peut c'est sûr ! mais on ne peut changer l'innée ! on est ce que l'on est au plus profond de soi ! je l'ai vérifié encore tout récemment !
Je n'ai pas retenu les différentes théories sur l'évolution, je n'ai gardé en tête que la fin.
Le chainon manquant, c'est ... NOUS
parce que l'on ne cesse d'évoluer, vous savez "rien ne se perd, rien ne se créé, toutse transforme".
Voilà, c'est toujours étrange la vie, les rencontres avec les gens, les livres, les films, la musique, les mots, les sensations, le ressenti. Rien n'est fortui, tout vise à nous faire évoluer, avancer même si, au fond, nous sommes ce que nous sommes, rien n'est le fruit du hasard, tout a une raison d'être ... j'ai toujours pensé cela, j'en suis chaque jour un peu plus convaincue !
humanité : adaptabilité, survie ... celui qui oublie la survie, celui-là a accepté son sort, et n'évolue plus, n'a pas envie, se contente ... celui-là tue l'humanité ...
Quelques citations :
- Pour se tirer d'une situation ne pouvant aboutir qu'à une catastrophe, il faut changer de trajectoire
- Le meilleur moyen de chasser une peur est d'en créer une autre
- Ce n'est pas parce que l'on est trompé par le passé que l'on doit renoncer à faire des propositions d'avenir
- Tous ces instants se perdront dans l'oubli comme les larmes dans la pluie
- Quels sont ceux qui ont le plus évolué : les angoissés, ceux qui avaient peur. les mécontents, ceux qui voulaient que le monde change. Elle aurait pu ajouter les paranoïaques, ceux qui voyaient des dangers partout ou qui voulaient anticiper les problèmes à venir
- Le comble de l'érotisme, c'est jouir du regard de l'autre au moment de l'extase. Il n'existe rien de plus beau. Est beau ce qui ressemble au regard de l'autre à l'instant où on lui offre le plaisir
- L'important n'est pas de convaincre, mais de donner à réfléchir
- Ecouter, comprendre, se taire
- Tout me touche, me traverse et me détruit