venez découvrir des mots et des textes...
Je suis sur Orléans depuis octobre 1992. Ca commence à faire un sacré bail. J'ai déménagé quatre fois, et je me suis enfin trouvée un endroit où je me sens bien (j'ai migré du sud au nord). Bon le quartier craint, un peu, beaucoup moins que lorsque j'y suis arrivée. Il y a encore des voitures qui brûlent, voui, pas plus tard que samedi soir (on est le 23/1). Mais le quartier est plus calme. Je voulais parler des orléanais parce que, dans des conversations avec des orléanais d'adoption comme moi, une chose revient comme un leïtmotiv. Les orléanais purs souches sont inabordables. Oui, c'est exactement cela. On ne doit pas faire parti de leur univers, on est comme des pièces rapportées. Ils nous tolèrent, nous misérables échoués dans leur ville, ils nous supportent, mais il ne faut pas rêver, en aucun cas, ils ne nous acceptent. Non, je ne suis pas dure. Bien sûr je n'ai pas discuté avec tous les nouveaux venus sur Orléans, bien sûr. Mais n'empêche que ceux avec qui j'ai discuté, sans différenciation d'âge, de catégories sociales, un même triste constat : les orléanais sont des gens froids et fermés, j'irais plus loin ce sont des snobinards. Mais pour qui se prennent-ils ? Je l'ignore, j'ignore d'où peut venir cet attitude. Ce qui est sûr c'est que lorsque l'on devient orléanais d'adoption, quand on fait des connaissances, on contaste toujours ou presque, que ce sont des orléanais d'adoption. Alors, mon dieu, est-il impossible de lier une relation avec un orléanais pur souche quand on est un orléanais d'adoption ? J'ose espérer qu'il y a, ici aussi, à Orléans des exceptions qui confirment la règle !!!