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Fred et Mathilde


Pourquoi ai-je acheté ce livre ? Parce que j'ai lu la quatrième couverture ... en entier, ce qui est assez rare pour être souligné !

Mathilde a quitté son F3 de banlieu pour Malesaygues, un coin de paradis dans l'arrière-pays. Les voisins sont accueillants. Il y a Catherine, veuve fantasque, Laurence, les Thérignac, juste un peu coincés. Et puis Fred, au charme si particulier. Une petite communauté chaleureuse. En apparence. Car il est dur à supporter, le bohneur de l'autre. Alors, parce qu'on est incapable de construire, inconsciemment, on détruit : d'abord les réputations, puis l'amour, enfin les êtres eux-mêmes ...

Ce roman n'est pas une caricature de la société, c'est la société, avec nos petites pensées perso écrites là, sur le papier, vous savez quand on tient une conversation dont on se fout, qu'on sourit par politesse et que l'on pense, bon elle va me lâcher parce que j'ai autre chose à faire qu'à la plaindre, parce qu'il n'y a pas qu'elle qui a des soucis ... vous savez, ce genre de pensées inavouables parce que cela ferait de nous des êtres si méprisables et pourtant si humains...

J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre, d'abord parce qu'on ne s'y ennuit pas, l'écriture est simple mais sans blabla, rondement menée.
Et puis, il y a Mathilde qui s'est débarassée de son mari, qui l'empêchait d'être, qui rêve d'une qualité de vie et qui embarque son fiston de quatorze ans dans l'aventure. Il y a Fred, le jeune homme de 29 ans, beau, illétré avec son secret, dont elle finit par tomber très vite sous le charme, et qui finit par être l'homme de la maison, le père dont rêve Julien, le mari/l'amant dont r^ve Mathilde.
Il y a Catherine, née, mariée à Malesaygues (eaux sales littéralement) ... le mari qu'elle déteste meurt, le chien pisseux meurt, elle est enfin libre, de vivre, de dire ce qu'elle pense, et de partir loin d'ici.
Il y a Laurence, fondatrice du OUI, un lieu où l'on échange des services. C'est aussi la responsable du service urbanisme de la mairie. Elle est la supérieure directe de Mathilde. Quand elle apprend que cette dernière et Fred forment un couple, elle ne comprend pas, que Mathilde arrive et prenne la place. Comme si chacun devait attendre son tour, au jeu de l'amour. Jusqu'au jour où elle se rend compte que toute sa vie tourne autour d'une fausse gentillesse, pour qu'on l'aime, et que donc tout est faux puisqu'elle fait semblant.
Il y a Varasty. Le méchant aigri dans toute sa splendeur qui ne supporte pas de passer inaperçu et qui se venge de celui qui ose l'ignorer. Le lâche dans toute sa splendeur, la médiocrité faite homme ...
Il y a les Thérignac. Lui fils de petite bourgeoisie, torturé par des hémoroïdes, elle qui aurait dû être chef d'orchestre et qui est finalement mère de Lucile, femme effacée, pas encore révélée.

De cette histoire, tout le monde en tirera des leçons ... enfin presque tout le monde. Mais, rien ne va sans rien. Et comme d'habitude, comme dans la vie, c'est toujours quand le pire arrive que les êtres prennent conscience de leur monstruosité.
Mais le principal, c'est que certains se révèlent à eux mêmes ... que les leçons soient comprises et utiles ...


Citations.

- Inviter, téléphoner, répondre : le BA-BA de la communication. Mais rieen n'est simple aux timides, pensa Bérengère. Elle aurait aimé se coller une étiquette sur le front : attention, psyché fragile. Ce handicap en valait un autre, on aidait bien les aveugles à traverser. La timidité n'était malheureusement pas une maladie officielle.

- Cadre, trente-cinq ans, divorcée, un enfant, 9 résidence de Cyprès, forniquant avec homme de ménage illettré, 28 ans, 25 lotissement de la Ferme. Voilà ce qu'on voit, de l'extérieur. Fred, ton avenir professionnel est plus qu'incertain, ton sens de la décoration proche de zéro et Heidegger n'écrit pas de science-fiction, mais avec toi la vie est à portée de main, il y a de la place pour se tromper.

- Pourtant je donne le maximum, je suis sympa et ouverte, je lis. Je fais des abdominaux. Rendez-vous à la ménopause, on verra si elle va encore dans les bars. Elle ne pense qu'à son plaisir et tôt ou tard elle le paiera, tout se paye, si la vie était facile, ça se saurait.

- Pourquoi la souffrance est-elle un bon sujet de conversation tant qu'elle ne nous touche pas personnellement ?

- Donne à ton fils ce que tu as de plus précieux au monde - ta virée la plus folle, le livre ue tu as relu mille fois, le vieux pull qui est ton copain. Le jour où tu t'es tirée d'affaire toute seule quand tout semblait perdu. (Mathilde avait immédiatement revu l'anneau au fond de l'éprouvette.) Julien prendra tout et il en redemandera.

- Le lâche avance masqué : reconnaître sa lâcheté serit déjà du courage, donc il dit forcément qu'il est courageux, est-ce que je me fais bien comprendre ? Le vrai courageux est celui qui avoue qu'il est lâche.

- Quand on est dans la merde, le plus dur, est de s'en apercevoir !

- L'important est d'être heureux, si on peut, sans nuir aux autres. Ne pas souffrir, ne pas faire souffrir. C'est un gros boulot.

- Elle se souvint de la règle d'or, au jeu du ragot : ne jamais ajouter de nouveaux joueurs. Etre soi-même le dernier joueur. le dernier maillon. Etre la pierre sur laquelle la chaine se brisait. Creuser la tombe du ragot puis l'ensevelir, amen. J'ai gagné.

- le mensonge demandait davantage d'énergis, d'intelligence et de sang-froid que la vérité, il entrainait complications, soupçons, alibis ...

- On pouvait côtoyer quelqu'un pendant des années sans en garder aucune trace, sans voir le cours de sa vie dévier de quelque manière.

- Ce n'est pas mentir qui est difficile, c'est de rester sincère.

à venir : Journal d'une princesse, Meg Cabot, livre de poche jeunesse.

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J
Tu as été surprise en lisant mon commentaire. En me relisant aujourd’hui, cela ne me surprend pas. Pourquoi ai-je écrit cela ? Mes associations d’idées ne sont pas toujours pertinentes : j’ai une pensée par trop divergente.
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C
disons que ta réflexion ne m'a surprise en soi, mais dans l'article si ... mais je pense comprendre ton association d'idées ... et comme je te l'ai dit je suis d'accord avec ce que tu dis.Si je comprends ce que tu veux dire, en fait, j'ai pensé que tu avais rapproché le comportement de mathilde qui arrive dans un lieu nouveau et confiné ou tout le monde se connait et elle est différente par son comportement. Comme dans une famille, il y a toujours un différent, celui qu'on envie parce que quelque part il a une forme de liberté, qu'il vit ... <br /> bisous Jean Yves<br />
M
J'crois que le jour ou j'arriverais à lireun de tes articles en entier et d'un seul trait... bé je serais devenu vraiment un sage :-) Sweet Biz Cat
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C
morte de rire ... mais si un jour tu y arriveras<br /> bisous Sweet, au fait, tu as eu le message pour Lisa ??? le fait qu'elle ne peut pas commer sur ton blog ?
J
Ton article me fait penser à la réflexion suivante : Dans toutes les familles, il y a des personnes qui essaient de sauver leurs rêves, le souvenir des bonheurs fugaces. Il y a toujours une personne qui écrit sa vie dans les marges de la vie officielle familiale. Celui-là est toujours guetté, accusé, « dépouillé », par ceux qui l’aiment, comme ils disent. Il n’y a, alors, pas d’autres choix que de « les » chasser, sans bruit, de « s'absenter ». Et de voguer, ailleurs, avec d’autres.<br /> Bonne soirée.
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C
je suis surprise de ta réflexion, même si je suis d'accord avec elle.Quand Mathilde arrive à Malesaygues, elle est pleine de bonne volonté, elle veut une qualité de vie, elle veut vivre ... tout simplement et elle tombe dans une ville aigrie, ou tout le monde se complaint dans les cancans.la vie quoi ...bisous Jean Yves, bon dimanche
S
Je note, mon stock s'épuise (il faut dire qu'entre SF et fantastique, j'ai intérêt à changer de style un peu tout de même hé, hé)Bon week-end Cat et bises
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C
celui-ci est vraiment très bien, très caustique, très vrai j'ai trouvé, avec tous nos petits travers et cie ...<br /> bisous dragonne bon week end
M
bisous du samedi matin...
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C
bisous du goûter ;-)