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Brokeback Moutain (la nouvelle))

Bon je me suis fait grondée par Jean Yves, parce que je n'ai acheté que la nouvelle du recueil d'Annie Proulx et pas le recueil qui contenait la nouvelle ... en même temps comme je lui ai dit, je ne l'ai payé que 6 euros [Jean Yves, c'est une joke ;-)] ...
Je ne vais pas vous raconter la nouvelle, puisque la nouvelle, c'est le film, exactement le film. Bravo au réalisateur Ang Lee, parce qu'il est assez rare de retrouver au cinéma, dans une adaptation, le livre que l'on a lu. Alors Bravo Ang Lee.
J'ai trouvé que la traduction de Anne Damour n'était pas géniale parfois ... mais bon ... les traductions valent ce qu'elles valent ... Je me demande d'ailleurs si je ne vais pas acheter la version américaine du recueil, plutôt.

Donc j'ai relevé quelques petits passages du livre.

Citations :

- " Ils ne parlaient jamais de sexe, le laissaient s'accomplir, d'abord seulement sous la tente la nuit, puis en plein jour quand le soleil tapait dur, et le soir à la lueur du feu, rapide, brutal, avec des rires et des grognements, une abondance de bruits, mais sans jamais prononcer un mot, sauf une fois où Ennis dit " Suis pas pédé", et Jack enchaîna : "Moi non plus". "

- "La montagne bouillonnait d'une énergie démoniaque, miroitait par intermittence sous la lueur qui déchirait les nuages, le vent couchait l'herbe et tirait des arbres nains et des roches fendues un mugissement animal. Alors qu'ils descendaient la pente, Ennis eut l'impression de faire une chute au ralenti, irréversible, la tête la première."

- Ennis : "Tu sais, je suis resté pendant tout ce temps-là à me demander si j'étais ... Je sais que je ne le suis pas. je veux dire, tous les deux nous avons une femme et des enfants, non ? J'aime le faire avec des femmes, ouai, mais bon dieu, on peut pas comparer. J'ai jamais pensé à baiser avec un autre type, sauf que je me suis branlé une centaine de fois en pensant à toi."

- "Deux types qui vivent ensemble ? Non. Tout ce que je peux imaginer c'est qu'on se rencontre de temps en temps quelque part au diable, loin de tout ...
C'est combien de fois de temps en temps ? dit Jack. De temps en temps tous les putains de quatre ans ?
Non, dit Ennis, se gardant de demander à qui en revenait la faute. Bon dieu, je supporte vraiment pas l'idée que demain matin tu vas partir et que je vais retourner au travail. Mais quand tu peux rien y faire, il faut vivre avec, dit-il. Merde. Je regarde les gens dans la rue. Ca doit arriver à d'autres. Comment diable se débrouillent-ils ?"

- "Une chose ne changeait jamais : l'intensité fulgurante de leurs rares accouplements était assombrie par le sentiment que le temps leur échappait, le temps trop court, toujours trop court."

- "Plus tard, cette étreinte ensommeillée s'était cristallisée dans son souvenir comme l'unique moment de bonheur naturel, miraculeux de leurs vies séparées et difficiles. Rien n'était venu le gâcher, pas même la certitude qu' Ennis ne l'aurait pas étreint de face, ce jour-là, parce qu'il ne voulait pas savoir ni sentir que c'était lui Jack, qu'il tenait ainsi. Et peut-être, pensait-il, n'étaient-ils jamais allés vraiment plus loin que ça. C'était ainsi. C'était ainsi."

- "La chemise lui parut lourde et il découvrit qu'il y en avait une autre à l'intérieur, les manches soigneusement enfilés dans celles de Jack. C'était sa propre chemise à carreaux, perdue depuis longtemps, avait-il cru, dans une putain de blanchisserie, sa chemise sale, la poche arrachée, les boutons en moins, volée et dissimulée par <jack à l'intérieur de sa propre chemise, comme deux peaux, l'une à l'intérieur de l'autre, deux en une. Il enfouit son visage dans l'étoffe et respira lentement par le nez et la bouche, espérant y trouver la légère odeur de fumée et de sauge, le goût salé de la sueur de Jack, mais il n'y avait rien à sentir, seulement son souvenir, le pouvoir magique de Brokeback Mountain dont il ne demeurait rien sinon ce qu'il tenait dans ses mains."

- "Il y avait un espace incertain entre ce qu'il savait et ce qu'il voulait croire, mais il n'y pouvait rien, et quand on ne peut rien y faire, il faut vivre avec."


Mon opinion :

J'ai la même opinion après la lecture de la nouvelle qu'après avoir vu le film (deux fois). Ennis n'est pas homosexuel, il aime un homme, cela aurait pu être une femme. Jack est homosexuel. Il aime Ennis, comme il n'aurait sans doute pas pu aimer une femme comme il aime Ennis. Et parce qu'il sait que Ennis n'est pas comme lui dans son fort intérieur, je pense que c'est pour cela qu'il accepte la vie que Ennis leur impose. Puisqu'ils vivent leur histoire au rythme de Ennis et non au rythme de Jack.
La fin de la nouvelle me confirme ce que j'avais pensé sur la mort de Jack. Ennis est persuadé que Jack a été assassiné parce qu'il était homosexuel. Il en est persuadé mais il n'en a pas la certitude, il n'en a pas de preuve.

Je pense que vu l'intérêt que j'ai porté à cette histoire, on peut dire qu'elle me touche, car comme je l'ai dit ... à un moment j'ai été Ennis, dans mes sentiments ... et que j'ai fini par devenir un Jack ...
Maintenant ... je ne suis plus ni l'un ni l'autre ...

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F
Hello Cat ! Tu nous avais caché ça pour le dernier paragraphe de ton opinion ;)<br /> En fait, j'ai toujours dit à Jean-Yves que j'irai voir le film et je ne l'ai pas encore fait à mon grand regret :(<br /> C'est quoi un "joke" ? ;o))))<br /> Pour moi, je pense au contraire de toi, Ennis est bien homosexuel mais l'époque ne le permettait pas... C'est là qu'on peut voir quelle chance nous avons aujourd'hui même si ce n'est pas encore ça ;)<br /> Il faur vraiment que je trouve un moment pour le visionner !<br /> A part le sujet, c'est aujourd'hui que l'on rencontre le vieux sorcier !!! On se prépare et on file avec le numérique bien sûr :)<br /> Gros bisous et bonne journée !
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C
oulo Francky, je crois que tu n'as pas compris ce que j'ai dit ... je parle au niveau émotionnel des sentiments ... morte de rire ... non non, je n'ai jamais eu de doute sur mes préférences sexuelles ... si c'est ce à quoi tu penses lol lol ...Une Joke, est une plaisanterie ...je ne sais pas ... pour Ennis ... je concède bi mais pas homo ... Oui, aujourd'hui, c'est quand même mieux !!!!Ouep je sais que vous voyez grand maître, et c'est vraiment cool ! Marie l'a vu ce matin !!!!bisous
M
:-)
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C
gros gros bisous
M
réponse à ton comm > je reviens mardi soir... bisous Cat
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C
oki, on se demandait hier avec Mayou :D<br /> bisous Ma Marie
D
un petite pause pc ,mais pas chez ,un petit bonjour en passant !!!perds pas la recette du café ;-)<br /> bises
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C
t'inquiète ;-) <br /> bisous
J
Il est vrai que chacun est sensible dans un texte écrit à des éléments différents. Est-ce que je ne redoute pas moi-même cette dégradation physique que j’ai lue dans les lignes d’Annie Proulx ?
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C
oui ... on est sensible par rapport à son vécu ... seul toi à la réponse ...Bisous