venez découvrir des mots et des textes...
Rha, vendredi soir, crise d'angoisse, y'avait longtemps, y'avait longtemps ... que faire, comment gérer ... il fallait trouver un moyen de détourner mes pensées ... voilà, un petit dvd ... qui remet la tête un peu à l'endroit ... bon, j'avoue le dvd seul n'a pas suffit, j'ai pris aussi mes tites pillules mais bon ... les deux ensembles, ça m'a quand même aidée ... d'autant que j'ai réussi à dormir la nuit qui a suivi, et aussi la nuit d'après ... alors hein ...

Nous sommes au Cambodge. Un journaliste américain assisté d'un journaliste cambodgien. Les Kmers rouges gagnent du terrain il faut partir. Sydney choisit de rester mais aide la famille de son ami Dith Pran à fuir le pays et à rejoindre les USA. Dith choisit de rester avec Sydney. Enlevés par les kmers, puis envoyés à l'ambassade de France, ils doivent faire face au fait que Dith en tant que Cambogien doit être remis aux Kmers. Ce n'est pas faute d'avoir chercher et essayer que cela n'arrive pas ... Dith se retrouve parmi les Kmers alors que Sydney retourne à New York. D'un côté Sydney qui met tout en oeuvre pour retrouver Dith, garde un oeil sur la famille de celui-ci. De l'autre Dith qui doit subir le régime Kmer. Le fait qu'à la prise du pouvoir, l'année zéro a commencé ... qu'avant cette année là, il n'était rien, ne doit plus penser ... doit être vigilant. Les enfants sont lobotomisés, il ne faut avoir confiance en personne, ni dans la famille, ni aux parents, tout le monde est suspect. Ceux qui avouent un métier qui les a rendu favorisé sont suprimés .. oublier l'avant ... oublier pour survivre ...
Dith va survivre, Dith va penser à son ami Sydney, Dith a confiance en son ami Sydney ...
Ce que j'en ai pensé.
On assiste là, à travers une formidable histoire d'amitié, d'un lien indestructible en sorte, on assiste là, à une autre vision du régime kmer ... à la survie d'un homme qui a compris ce qu'il devait faire et ne pas faire pour survivre ...
Je gardais en mémoire une scène, j'ignorais juste qu'elle était tirée de ce film ... je gardais l'image d'un homme au milieu d'une rivière jonchée de cadavres, de squelettes. En fait, cette scène que je gardais en mémoire, je la pensais sortie tout droit du film L'empire du soleil, comme quoi, la mémoire peut jouer des tours ...
Je ne sais pas pourquoi, ce film n'a pas arrêté de me renvoyer à Harrison's flowers ... les associations d'idées sont parfois surprenantes ... mais je n'ai pas arrêté de penser à cet autre film ... plus récent, plus près de nous ...
N'empêche que dans la vie, il y a trois catégories de choses ...
Celle dont on sait que oui, on est capable
Celle dont on sait que non, on n'est pas capable
Et celle dont on ne sait pas ... dont on ne peut pas savoir sauf à moins d'être en situation, d'être confronté.
Alors, à la place de Sydney, à la place de Dith ... je ne sais pas ... j'ignore qu'elle aurait été ma réaction, je l'ignore ... et ceux qui sont persuadés de ce qu'ils auraient fait dans leurs situations sont des menteurs ... ils peuvent juste être convaincus de ce qu'ils auraient aimé faire, mais pas de ce qu'ils auraient fait ...
N'empêche que c'est une histoire vraie ... que Sydney existe vraiment, que Dith existe vraiment, que leur histoire est réelle ... bien réelle ... et que eux, ont fait des choix ... des choix qui les ont sauvé ... et qui sans doute, a permis d'entrevoir une vérité sur ce qui s'est passé au Cambodge, en avril 1975, quand Phnom Penh fut pris par les Kmers Rouge ...