venez découvrir des mots et des textes...

Ce livre, c'était comme La Métamorphose de Kafka, ou encore L'éducation sentimentale de Flaubert, j'avais envie de le lire, j'étais attirée par lui, mais ce que les gens autour de moi m'en avait dit, cela me bloquait. J'ai acheté ce livre, finalement, et j'ai mis du temps avant d'oser le lire. Et puis, Véro m'a dit, vas-y, lis-le, il est très bien. Voilà, je me suis lancée, je l'ai lu, et assez vite. Moins d'une semaine en fait. Et je suis contente de l'avoir fait.
Le livre :
Tout semblait être voué au néant pour Jean Baptiste Grenouille, de sa naissance à sa mort. Tout. Une mère infanticide qui accouche au milieu des déchets de poisson, lui dont la mort ne veut pas. Une nourisse qui n'en veut plus parce qu'il ne sent rien. Un prêtre qui voit en lui un perceur d'être. Un tanneur qui l'exploite, un parfurmeur qui l'exploite ...
Grenouille est pourtant doué d'une intelligence rare. Il sent les hommes, les humains. Il sait se faire petit, se faire oublier, et regarde, observe, apprend et réutilise en mieux ce qu'il a engorgé de savoir.
Mais il lui faut l'essence humaine parfaite, il la lui faut. Cette essence parfaite se trouve chez un type bien précis de jeunes femmes en devenir d'être des femmes, quand sortant de l'enfance elles tendent à devenir des femmes dans toute leur splendeur.
Il a une technique bien précise pour capturer l'odeur humaine. Malheureusement, on n'a rien sans rien ...
Ce que j'en ai pensé :
J'ai trouvé que c'était un livre agréable à lire. Je ne me suis pas ennuyée, n'est pas lu des pages en travers. Intriguant, cet homme sans odeur et dont c'est le sens le plus développé.
C'est donc un véritable sérial killer, ce Grenouille ... mais un jour, comme tous les autres ou presque, il a été moins vigilant ... lorsqu'il a atteint son but ...
Son but dans la vie, trouver l'essence la plus parfaite, comprendre ce qui faisait vibrer les hommes.
Alors, comme je suis quelqu'un dans le ressenti, j'ai peut-etre trouvé là des réponses. Les odeurs inconscientes. Je ressens les choses parce que je ressens les odeurs. Est-ce possible ? ... finalement tout aurait une explication scientifique. L'amour est bien dirigé par des odeurs dont on n'a pas conscience. Et si le ressenti des autres était aussi lié à ses odeurs dont on n'a pas la conscience. D'ailleurs, on parle de sentir, ressentir...
Je pourrais développer l'idée que j'ai en tête mais cela impliquerait des personnes autre que moi. Et donc, je préfère m'abstenir. Cependant pensez-y, les odeurs ont une grande place dans nos vies.
Hier matin, je sors pour aller au boulot. J'ai humé l'air. L'air sentait l'hiver. Il est là, il arrive. Il n'y a pas très longtemps que je prends la peine d'écouter les odeurs. Je crois que j'en ai pleinement conscience depuis le printemps. Il y a des odeurs qui me parlent plus, l'odeur du lilas, l'odeur de la nivéa, odeurs qui me rappellent ma grand-mère ... et l'odeur de la fleur d'oranger, parce que ça sent le bébé, la fleur d'oranger. La cannelle, le canabis aussi ... respirez, sentez, comprenez pourquoi des odeurs plus que d'autres vous interpellent, pourquoi certaines odeurs vous mettent mal à l'aise ... pourquoi d'autres vous font peur ?
Vous trouverez des réponses dans les odeurs, si vous parvenez à sentir les odeurs, vous sentirez, ressentirez les autres ...
Citations :
- Dans tout art, et aussi dans tout métier - note bien cela avant de aprtir -, le talent n'est presque rien, et l'expérience est tout, que l'on acquiert à force de modestie et de travail.
- Le troisième jour de son voyage, il s'approcha du champ de gravitation olfatif d'Orléans. Bien avant que le moindre signe visible annonce la proximité de la ville, Grenouille perçut que l'humanité devenait plus dense dans l'atmosphère et, contrairement à sa première intention, il résolut d'éviter Orléans. Il ne voualit pas que cette liberté de respirer qu'il avait récemment acquise soit si vite gâchée à nouveau par une atmosphère toute poisseuse d'humanité.
- Ce n'était pas la même peur que celle qu'il avait éprouvée en rêve, cett peur attroce d'étouffer-en-et-par-soi-même, cette peur dont il fallait à tout prix se dégager et qu'il avait pu fuir. La peur qu'il éprouvait maintenant, c'était celle de ne pas savoir à quoi s'en tenir sur lui-même. C'était le contraire de l'autre peur. Celle-ci, il ne pouvait pas la fuir, il fallait y faire front.
- Il constata qu'au fond, il pouvait raconter aux gens ce qu'il voulait. Une fois qu'ils étaient en confiance - et ils l'étaient dès la première bouffée qu'ils respiraient de son odeur articielle -, ils gobaient tout.
- Ce qu'il désirait, c'était l'odeur de certains êtres humains : à savoir de ces êtres rarissimes qui inspirent l'amour. C'était eux ses victimes.
- Cet homme paraissait être tellement fatigué de sa vie qu'il ne voulait même pas vivre ses dernières heures éveillé.