venez découvrir des mots et des textes...

Le film :
Marie et Jean retrouvent la maison de famille dans les Landes pour les vacances. Jean semble taciturne, il semble regarder les choses comme s'il les voyait pour la dernière fois.
Le lendemain de leur arrivée, ils se rendent à la plage. Alors que Marie s'endort sur sa serviette, Jean part se baigner dans l'océan. Réveillée par des voix, elle se rend compte que Jean n'est plus là, sur la plage, elle part avertir les sauveteurs en mer. Jean a disparu.
Quelques semaines plus tard, Marie est à Paris, enseigne la littérature anglaise, semble vivre normalement. Sauf que Marie vit comme si Jean était toujours là. Elle est dans le déni de la mort de son mari.
Ce que j'en ai pensé :
L'univers de Ozon est toujours très particulier. Swimming Pool, avec Charlotte Rampling et Ludivine Sagnier était déjà très étrange.
Marie aime Jean, alors elle refuse cette mort, parce qu'elle ne peut vivre sans celui qu'elle aime. Alors, elle continue de vivre pour lui, lui achète des cadeaux, lui parle, fanstame des nuits d'amour. Pourtant elle vit une aventure avec Vincent. Ne s'explique pas d'ailleurs qu'elle trompe Jean. Quand Vincent la met face à son déni, elle le met dehors. Quand elle découvre que Jean était dépressif, même si elle cherche des réponses, la théorie d'un suicide, les propos culbapilisateurs de sa belle-mère qui lui reproche de ne pas avoir été capable d'être mère, elle retourne sur les lieux du drame, va à la morgue, veut voir le corps décomposé, et repêché, rien n'y fait, pour Marie, Jean n'est pas mort. Il est toujours là avec elle.
Elle démonte chaque preuve de cette mort, refuse chaque évidence.
Et pourtant, on se dit à chaque moment, que le déclic va se produire. J'ai pensé que le déclic s'était produit après le coup de fil du commissaire annonçant que le corps était retrouvé. Mais non. Elle refuse cette mort parce qu'elle ne la comprend pas, elle la refuse parce qu'elle n'a pas de sens, parce qu'elle n'est pas matérialisée réellement, et surtout pas par le corps décomposé.
Le déni d'un drame est la première réaction logique, parce que c'est trop dur de perdre la personne que l'on aime. S'ensuit, en tout logique, la prise de conscience qui va passer par la recherche du pourquoi - comment. La colère parfois. La culpabilité. Et enfin l'acceptation.
Marie n'est pas prête à accepter, parce qu'il n'y a pas de réponses à ses interrogations. Jean est, en quelque sorte, parti sans payer l'addition.