venez découvrir des mots et des textes...
Etions-nous si fragiles ?
Que ne pouvais-tu promettre sans ten aller, ô belle Vie !
Cest le moment, il faut tenir !
Tu dois changer ou téteindre si tout fut feu dabord ;
Sous mes yeux la truite meurt droite et courbée ;
Mon souci, ce présent mal dissimulé, peut enfin courir hors de moi.
Je le devine respirant pour la première fois.
Le svelte papillon noir sélève devant mes jambes, en voletant ;
Dans mes lointains où nerre ni soleil ni nuit,
Jentends mille airs de chanson rognant les griffes du sommeil.
Prairie offerte à ceux qui luttent,
Désir tendu léclair suivant,
Ce corps sans ardeur stoppe chute
Et retourne à ses bourgeons,
Sur lair des grands ressentiments.

Alberto Giacometti.
L'homme qui marche I.
1960