Le livre :
Un homme, Almustafa, doit quitter la ville de Orphalese. Le moment est venu pour lui d'aller vers d'autres contrées. Le peuple de Orphalese est triste de cette nouvelle et vont lui témoigner leur reconnaissance. Les habitants demandent à Almustafa de leur parler de l'amour, de la prière, des enfants ... de la mort aussi. A chaque demande, le prophète répond par une idéologie.
Ce que j'en ai pensé :
Je suis passée complètement à côté de ce livre. Je n'ai absolument pas été touchée, même émue. Je m'en sens presque coupable tant j'ai entendu parler de "chef-d'oeuvre". Et moi, je suis passée à côté, au travers ... ce livre ne m'a rien appris que je ne savais déjà. J'ai noté quelques phrases, quelques idéologies auxquelles j'adhère complètement ... mais je n'ai rien appris.
J'ai l'impression d'être passée à côté comme j'étais passée à côté de Boris Vian et de son Ecume des jours.
J'ai eu l'impression de lire un livre facile, pleins de bons sentiments, que tout le monde adhère à ces bons sentiments mais que tout le monde refuse d'appliquer ... Je ne sais si j'ai eu ce sentiment parce que je vis aujourd'hui, au XXI° siècle où l'individualisme, la manipulation, le calcul, l'argent sont de mise avant l'humain, avant les relations humaines naturelles ... bref, j'ai eu l'impression d'avoir à faire à ... la bonne pensée "judéo-chrétienne" (me tapez pas, je sais que Khalil Gibran est libanais et musulman) ... mais mince, les bonnes idéologies, tout ça ... beurk ...
Bref, hein ... je dis ça, et pourtant j'adhère totalement à ses idées ... mais ce qui me gène c'est que notre société est tellement loin de tout ça, que finalement c'est presque risible ... du genre, arrêtons de dire, de parler, de donner des théories ... et merde, pour une fois, soyons ce que nous disons ... faisons ce que nous disons ... arrêtons de nous donner l'illusion que nous sommes ce que nous disons.
J'en sais quelque chose ... l'écart entre la Cat d'ici et la Cat qui écrit Blackevil est bien réel. Je suis la Cat des petits mots ... et la Cat de Blackevil, c'est une partie de ce que j'aimerai être ... comprendre dans la liberté ... je suis, pour ce qui me connaisse une vraie timide. Je suis quelqu'un qui observe. Et je ne place pas ma pudeur ou certains la place. Quand je vois certains me taxer de fille facile parce que je me libère dans la parole sur mon site érotique et sur le forum (l'écrit me donne la possibilité de dépasser ma timidité parce que je ne vois pas le regard de celui à qui je parle) ... Bref, ce que je veux dire c'est que donner des idées , avoir une philosophie de vie ... et la mettre en pratique, ce sont deux choses complètement différentes. Un monde ... un pas à franchir ...
C'est pour ça que je suis passée à côté de ce livre ... de la théorie ... et pas du concret. Et c'est pour ça que je reste fidèle à Monsieur Ibrahim ... et que je ne peux être partisante de Almustafa (même si je suis en phase avec les idées qu'il propose).
Citations :
- N'oubliez pas que la pudeur est un bouclier contre l'oeil de l'impur.
- Aujourd'hui n'est que la mémoire d'hier, et demain le rêve d'aujourd'hui.
- Lorsque vous serez envahi de tristesse, regardez de nouveau dans votre coeur, et vous verrez qu'en vérité vous pleurez pour ce qui avait fait vos délices.
- L'amour ne donne rien que lui-même et il ne prend rien que lui-même.