venez découvrir des mots et des textes...
Quand vous lirez ce texte, si c'est dans la matinée, je serais au taf, alors que c'est MON dimanche de repos. Et je ne suis pas contente du tout. Parce que si je n'avais pas travaillé ce matin, j'aurais eu un vrai week end. J'avais mon samedi pm, mon dimanche et mon lundi.
Seulement voilà. Voilà quoi ??
Et bien, ma collègue et supérieure directe est en vacances trois semaines. Elle revient demain et à temps plein. Je reste à 35h. Mais pendant son absence, il a fallu la remplacer ... un peu ... donc Chef a embauché une petite jeune, P., pour 23h par semaine.
La première semaine a été nickel. Franchement, j'étais contente. Je suis chiante au boulot, parce que je suis exigeante. J'attends un minimum de conscience professionnelle, hors de tous sentiments envers les gens avec qui on travaille. Ce qui veut dire que même si je n'apprécie pas la personne avec qui je taffe, je n'oublie jamais que je suis payée pour faire un boulot donc je le fais, hors de toutes considérations perso. Et j'attends la même chose de ceux avec qui je travaille, malheureusement, tout le monde n'a pas cette philosophie.
La deuxième semaine, déjà, ben c'était une autre histoire. J'arrivais le matin en devant ranger la cam, bon ok, elle ne sait pas où cela se range, ok. Je passe. Bon le rayon pas rempli, ok je passe. Les ustensiles dégueux, là ça me gène, mais je me tais. Si si je me tais, parce que bon elle n'est là que pour trois semaines, plus que deux en fait.
Jeudi, surprise, rien de rempli, la moitié de la marchandise filmée, grrrrrrrrrrrrrrrrrrr. Mais, elle n'allait pas bien, elle était malade. Ok. Je comprends.
Dimanche, je suis donc à Paris avec Bleuz. Lundi, 8h30, je me pointe au taf. Et j'apprends quoi, qu'elle n'est pas venue bosser le dimanche. Je me dis ouf, j'étais pas là. Le mardi, rien de space, sinon que franchement les couteaux pas lavés et j'en passe ça craint.
Mercredi je ne travaillais pas. Jeudi, j'apprends que mercredi matin à 8h, elle appelle pour dire qu'elle ne peut pas venir parce que personne ne peut l'emmener. Le directeur lui rappelle qu'elle a signé un contrat en tout état de cause et qu'elle doit se présenter. Elle vient. A 14h30, à la réouverture de la pm, elle annonce qu'elle part à 18h parce que son grand-père est dans le comas. Moi, je sens dur comme fer, que dimanche je vais bosser, je le sens, je le sens.
Jeudi pm, 16h, V. la soeur du big boss qui travaille dans le magasin vient me voir et me demande si je peux bosser dimanche de 8h30 à 12h, parce qu'elle s'est cassée le poignet, P. Mouai. Surtout quand elle se pointe une heure après, avec un tit bandage riquiqui, en disant que c'est son mec qui lui a pilé le poignet. Mouai ... Mouai...
Bref ... je ne vais pas être médisante, mais je me dis quand même qu'il y a des gens qui n'ont pas de chance ... et je ne parle pas de moi.
Pourquoi je ne suis pas contente, parce que quand on a dix-huit ans, qu'on veut taffer l'été pour avoir du flouzzzzzzzzzzzzzzzz ... et qu'on ne peut pas respecter son engagement de 23h par semaine et ce, trois semaines, déjà, je me dis que pour la suite de sa carrière ça promet. Non, je ne suis pas méchante, je constate. Franchement, j'en vois passer des jeunes, j'en ai vu passer quand j'étais formatrice chez Mc Do, et j'ai vraiment les boules pour la suite ... parce que pas de conscience professionnelle, pas de respect pour les autres ... comment sont élevés nos jeunes, ceux qui prendront la relève ? Moi, ça me fait vraiment peur ! Et ce qui me fait encore plus peur, c'est pendant qu'on donne du boulot à ces personnes qui n'en ont rien à foutre, il y en a qui en veule du taf, et à qui on n'en donne pas parce que ... on sait pas trop pourquoi au final.
Voilà, donc ce matin, je travaille alors que c'était mon grand week end ! Bon, en même temps, j'ai un méga week end au 15 aout. Parce que là, quoiqu'il arrive, j'ai mon samedi 12 dès 14h30, mon dimanche, mon lundi, le mardi 15 on est fermé donc repos, et le mercredi repos. Oui, vous avez lu, un vrai week end... un vraiiiiiiiiiiiiiiiiii
Donc, bon ce n'est pas le fait que je travaille ce matin, qui me fait râler, c'est plutot le fait de son comportement à elle, qui est malheureusement représentatif du comportement de beaucoup de personnes aujourd'hui.