La chute du vendredi soir fût si intense qu'elle m'a volée toute mon énergie. J'ai dormi longtemps, en deux fois, comme toujours.
Mais le sommeil ne fut pas réparateur. L'épuisement trop grand. Le vide c'était fait en moi. La chute avait réussi à enlever le désespoir et l'énergie, au final.
Hier, plus rien, que du vide, et de l'épuisement.
C'était tel que, les idées noires n'étaient plus. Elles avaient décidé de me laisser en paix. Pour un moment en tout cas.
J'ai toujours trouvé cela étrange, les lendemains de chute. Etre si mal un soir, au point de penser que cela ne s'arrêtera pas, que rien ne pourra l'arrêter. Et le lendemain, plus rien. Que du vide et de l'épuisement.
Ce fut tel, que je dormis encore dans la matinée, encore dans l'après-midi. Mais la fatigue était là, elle persistait.
Plus je dormais, plus j'avais envie de dormir.
Mon corps voulait du repos, je cédais. Enfin.
Trop crispé, trop contracté, trop de retenu la veille. Il n'en pouvait plus.
Finalement, c'est moi qui avait eu raison de lui.