Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

venez découvrir des mots et des textes...

Publicité

Inceste (citations) Anais Nin



- "Chacun a trouvé en moi une image intacte de lui-même, de ses potentialités ; Henry y a vu le grand homme qu'il pourrait être, et June la personnalité sublime qu'elle pourrait avoir. Chacun s'accroche à cette image de lui-même aperçue en moi, afin d'y puiser la vie, la force."

- "Son échec personnel, je m'en rends compte aujourd'hui, mise à part son incapacité à aimer, c'est la trop courte durée de sa confiance. Il ne fait pas confiance assez longtemps pour que le miracle s'accomplisse. Aucun miracle n'est possible sans confiance."

- " L'écrivain est le duelliste qui ne combat jamais à l'heure convenue, qui collectionne les insultes comme autant de bizarreries qu'il étale ensuite sur son bureau avant de passer à l'attaque, seul. Certains appellent cela de la faiblesse; J'appelle ça de l'ajournement. Ce qui est faiblesse chez l'homme ordinaire est gloire - ou qualité - chez l'artiste. Ce que je répands en paroles ou en actes se retrouve rarement sur le papier. Ce qui est conservé, rassemblé, a des chances d'exploser dans une solitude bénéfique. Voilà pourquoi l'artiste est l'être le plus seul au monde : parce qu'il vit, combat, lutte, meurt et renaît seul, et toujours seul."

-"Quelle lutte pour pouvoir renaître - pour ne pas trébucher à nouveau, toujours sur le même obstacle.
La victoire est toujours triste. Elle révèle toujours les déformations monstrueuses créées par l'imagination avec le désir pervers de se faire peur. Une fois le monstre tué, on se retrouve devant une montagne de carton-pate et de plumes de poulet, de citrouilles éclatées, de draps, et de chaînes."

- "Par défi, je dois l'abandonner comme amant. Je ne veux pas être celle qui mène. Je refuse d'être le chef. Je veux vivre dans tout le mystère et la richesse de ma féminité. Je veux un homme qui se couche sur moi, toujours sur moi. Sa volonté, son plaisir, son désir, sa vie, son travail, sa sexualité : voilà la pierre de touche, le levier de commande, mon pivot. Ca m'est égal de travailler, de tenir les rênes sur le plan artistique et intellectuel ; mais comme femme, oh ! mon Dieu, comme femme je veux être dominée. Je me moque que l'on me dise de compter sur moi-même, de ne m'accrocher à personne - tout cela, j'en suis capable - mais je veux être poursuivie, baisée, possédée par la volonté d'un homme, à son heure et selon ses ordres.
Je suis effroyablement triste.
Et quand je pense qu'il me serait possible de trouver n'importe quand tout ce que je souhaite chez un homme de ma race, mais que je n'en veux pas, parce que je ne veux pas qu'il domine aussi mon esprit. N'importe quel Espagnol me traiterait comme je désire être traitée sexuellement ... c'est stupide."

- "Pourtant, il me dit : "La première fois que je t'ai vue, j'ai pensé que tu étais perverse, décadente. Et, en dehors de notre expérience personnelle, qui n'est ni perverse ni décadente, je sens chez toi une immense capacité d'abandon, si bien qu'on a l'impression qu'il n'y a pas de limite en toi, pas de limite à ce que tu pourrais être ou faire - c'est ça la décadente, une absence de frontière - un abandon pervers, sans limite à l'expérience."

- "Pour jouir, jouir de tout, pour aimer, il ne faut pas être critique. Fermer les yeux sur toutes les imperfections humaines."

- "Le sexe seul ne faisait pas de moi une femme. La passion de Henry n'avait pas fait de moi une femme."

-"Dans la vie, les changements extérieurs sont plus lents à se faire que les changements intérieurs."

- "Et à l'intérieur de cette femme, il y avait toujours une enfant sans père, une enfant qui n'était pas morte quand elle aurait dû mourir. Et il y avait toujours le fantôme de la petite fille qui pleurait à l'intérieur, qui pleurait la perte d'un père. Et cet homme qui m'a épousée a pris soin de la petite fille, et maintenant, si tu venais au monde, tu le prendrais pour père et ce petit fantôme ne me laisserait jamais tranquille."
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
S
Joli texte. <br />  
Répondre
C
merci à anais
J
J'ai oublié de te demander de qui est ce portrait d'Anaïs Nin dans ton article ? Je le trouve très beau.
Répondre
C
je ne sais, je l'ai trouvé sur le web.je l'ai aussi trouvé très beau.Bisous Jean Yves
J
« Chacun a trouvé en moi une image intacte de lui-même, de ses potentialités ; Henry y a vu le grand homme qu'il pourrait être, et June la personnalité sublime qu'elle pourrait avoir. Chacun s'accroche à cette image de lui-même aperçue en moi, afin d'y puiser la vie, la force. »<br /> Il faut avoir une capacité extraordinaire pour permettre à l’autre de devenir ce dont il aspirait au plus haut point, tout en s’oubliant et en étant oubliée.<br />  <br /> « Son échec personnel, je m'en rends compte aujourd'hui, mise à part son incapacité à aimer, c'est la trop courte durée de sa confiance. Il ne fait pas confiance assez longtemps pour que le miracle s'accomplisse. Aucun miracle n'est possible sans confiance. »<br /> Ce qui me surprend ici, c’est la temporalité associée à la confiance. Il me semble que la confiance qui ne s’applique que temporairement n’est pas de la confiance mais une « usurpation », une manipulation.<br />  <br /> « L'écrivain est le duelliste qui ne combat jamais à l'heure convenue, qui collectionne les insultes comme autant de bizarreries qu'il étale ensuite sur son bureau avant de passer à l'attaque, seul. Certains appellent cela de la faiblesse ; J'appelle ça de l'ajournement. Ce qui est faiblesse chez l'homme ordinaire est gloire - ou qualité - chez l'artiste. Ce que je répands en paroles ou en actes se retrouve rarement sur le papier. Ce qui est conservé, rassemblé, a des chances d'exploser dans une solitude bénéfique. Voilà pourquoi l'artiste est l'être le plus seul au monde : parce qu'il vit, combat, lutte, meurt et renaît seul, et toujours seul. »<br /> J’aime beaucoup cette notion d’ajournement qui a comme corollaire la solitude.<br />  <br /> « … Je ne veux pas être celle qui mène. Je refuse d'être le chef. Je veux vivre dans tout le mystère et la richesse de ma féminité. Je veux un homme qui se couche sur moi, toujours sur moi. Sa volonté, son plaisir, son désir, sa vie, son travail, sa sexualité : voilà la pierre de touche, le levier de commande, mon pivot… comme femme je veux être dominée… Et quand je pense qu'il me serait possible de trouver n'importe quand tout ce que je souhaite chez un homme de ma race, mais que je n'en veux pas, parce que je ne veux pas qu'il domine aussi mon esprit. »<br /> Une dichotomie des plaisirs du corps et de l’esprit tout à fait intéressante et en plus assumée ! l’abandon du corps et une présence volontaire constante de l’esprit.<br />  <br /> « Pour jouir, jouir de tout, pour aimer, il ne faut pas être critique. Fermer les yeux sur toutes les imperfections humaines. »<br /> C’est parce qu’on aime qu’on perd son esprit critique sur tout ce qui tourne autour de « son » amour.<br />  <br /> « Le sexe seul ne faisait pas de moi une femme. La passion de Henry n'avait pas fait de moi une femme. »<br /> Heureusement que chaque individu ne se réduit pas à une seule dimension…<br />  <br /> « Et à l'intérieur de cette femme, il y avait toujours une enfant sans père, une enfant qui n'était pas morte quand elle aurait dû mourir. Et il y avait toujours le fantôme de la petite fille qui pleurait à l'intérieur, qui pleurait la perte d'un père. Et cet homme qui m'a épousée a pris soin de la petite fille, et maintenant, si tu venais au monde, tu le prendrais pour père et ce petit fantôme ne me laisserait jamais tranquille. »<br /> Finit-on, un jour, avec sa propre enfance ?
Répondre
C
pour la première citation, je pense cela tout à fait possible ... l'empathie permet d'oublier ce que l'on est, pour donner à l'autre ... je ne saurais pas expliquer correctement, mais tu te doutes bien que je n'ai pas pris cette citation au hasard.une manipulation inconsciente ;) ... si je te dis que je suis capable de me dissocier de mon corps au point de n'avoir aucune sensation quand je ressens chez l'autre un égoïsme dans l'acte .. au point de passer complètement à côté de l'acte physique ... je trouve ça effrayant, et pourtant ... je le fais ... être capable de ne donner qu'un corps et pas ce qu'il y a dedans ... me dissocier ... la première fois où je l'ai vécu cette dissociation dans l'acte sexuel, je l'ai très mal vécu. Mais le vide de l'autre était si grand que je n'ai pas su faire autrement que de me dissocier de moi ... je n'existais à ce moment là que dans mes pensées qui étaient hors de ce qui se passaient ...je me suis tellement retrouvée dans ses mots...Bisous Jean Yves  :0010:je suis contente que tu es repris ces citations :D
M
bisous doux de--------------->
Répondre
C
mouarfbisous :D
D
merci pour cette oeuvre.
Répondre
C
un plaisir pour moi ;)