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la fascination du pire





Le livre :

Tout commence un matin alors que le narrateur se rend à l'aéroport direction l' Egypte avec un certain Martin Millet. Tous deux écrivains, ils sont invités par l'ambassade de France dans le cadre d'un vague salon du livre à l'oriental.
Dès le décollage , les deux protagonistes se rendent compte qu'ils ne sont plus dans leur monde, soit la vie à l'occidentale. Leur séjour en Egypte les confronte à un monde islamiste qui les dépasse, les effraye sûrement. Chacun y va de sa vision de cette vie, le narrateur comme Martin, et aussi les employés de l'ambassade qu'ils cottoyent.


Ce que j'en ai pensé :

Pas évident. Jusqu'au moment du dernier chapitre je me suis demandée où voulait en venir l'auteur.
Enlevons le dernier chapitre du livre. Que reste-t-il ?

Un homme qui s'interroge sur lui-même, sur sa relation à la mort de ses parents, sur sa relation avec son amoureuse, sur son invitation en Egypte. Il s'interroge peu sur le monde arabe auquel il est confronté, il semble subir ce voyage, prendre du recul, justement parce qu'il est déjà venu, ici en Egypte avec feu ses parents. Il semble également subir sa vie parce qu'il la craint. La mort l'a renvoyé à l'éphémérité de la vie, et plutôt que  de profiter de cette éphémérité, il regarde la vie passée, attendant la catastrophe qui en découlera. Il imagine le pire , ce que l'on appelle "la fascination du pire", une fascination apparemment principalement occidentale.

Prenons Martin. Ecrivain Suisse, expatrié en France. Homme au visage disgracieux obsédé par le sexe, et surtout son absence de sexe. Même ses tentatives auprès des prostitués sont des échecs. Il n'a qu'un but, trouver en Egypte ce dont parle Flaubert dans ses correspondances. Il veut du sexe, il veut ces femmes exotiques qui s'offrent. Les attachés à l'ambassade ont beau lui expliquer qu'en Egypte, le sexe est impossible, qu'il n'existe pas. Les femmes sont voilées et ne couchent pas en dehors du mariage. Il fera tout pour prouver le contraire, en vain. Martin fera alors des tentatives auprès de la gente féminine de l'ambassade, en vain, également. Une question me vient alors à l'esprit, faut-il être beau pour avoir des aventures ? réponse NON ... il faut avoir du charme, et le charme, c'est ce qui se dégage, c'est la personnalité ... et il semblerait que Martin n'ait pas de charme, il se comporte en victime de son physique. Il lui impute ses échecs en matière relationnelle, alors que ces derniers sont dûs à son attitude.


Deux protagonistes, deux héros potentiels. Un pays arabe. Deux cultures. Deux religions. Deux idéologies. Un livre engagé politiquement, religieusement ... oui, si on veut, seulement voilà, il y a une dernier chapitre, ce chapitre qui éclaire tout, ce chapitre qui me fait comprendre où l'auteur voulait en venir ... ce chapitre qui fait comprendre que tout le reste n'était qu'un prétexte pour la consistance de ce dernier chapitre, et que sans ce dernier chapitre, ce livre serait un livre de plus sur, un livre sur ... un livre comme tant d'autres finalement.

Seulement il y a un dernier chapitre. L'auteur nous a manipulé avec son histoire de salon du livre en Egypte, avec sa confrontation des deux mondes. L'auteur a joué avec nous, lecteurs, il a voulu détourné notre attention, il a voulu nous induire dans l'erreur.
Seulement voilà ... je me suis demandée où il voulait en venir tout au long du roman, parce que ... j'avais lu ça

P.s : Est-il utile de préciser que je réfute entièrement les rumeurs qui ont été diffisuées dans les mois suivants et qui ont prétendu que j'étais l'auteur véritable de La fascination du pire ? Je rappelle à tous ceux qui colportent ces insinuations que Martin Millet a implicitement reconnu avoir signé ce livre et que je ne me serais pas amusé à laisser dans le texte des indices permettant de l'identifier à tort. Je n'ai jamais souhaité de mal à Martin Millet, et je ne suis pas un assassin.

Voilà, j'avais renoué avec mes mauvaises habitudes, j'avais lu, non pas les dix dernières pages, mais j'avais lu le dernier paragraphe, qui avait attisé et mon envie de lire, et donc mon instinct, où voulait en venir l'auteur ? s'il finissait son roman ainsi, où voulait-il me mener, moi, lecteur, avec ce narrateur bien terne ? Qui a manipulé qui ?
Parce qu'en fait, la manipulation est-elle là où elle est évidente ? La manipulation est vicieuse. Elle se cache toujours (en tout cas souvent) dans notre société sous des mines bonnasses, des gens en apparence sympathiques, à qui l'on donnerait le bon dieu sans confession. Je me méfie de trop de compliments, je me méfie aussi des gens toujours d'accord avec moi, je me méfie de notre société. Je ne me suis pas immunisée contre la méchanceté, mais aujourd'hui, je remarque plus vite qui veut me manipuler ... bien mal lui en fasse ...

Jusqu'au dernier chapitre, jusqu'à ce que nous lisions le dernier chapitre, nous ne pouvons avoir conscience que nous lisons un livre dans le livre. Et pourtant nous ne faisons que ça, lire un livre dans le livre. Le dernier chapitre nous explique que nous venons de lire un livre publié sous une pseudonyme dont les journalistes cherchent à savoir qui en est l'auteur véritable. Les questions soulevées par l'auteur à travers l'un des deux personnages suscitent à son encontre bien des problèmes ... le dernier chapitre, sans lequel, je le répète, le livre ne serait pas ce qu'il est, nous montre comment il est facile de manipuler l'individu dans son entité, l'individu dans le groupe, le groupe lui-même. MANIPULATION ... le livre s'appelle La fascination du pire, il aurait s'appeler Chronique d'une manipulation dénoncée
...




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S
J'avais vu ce titre, mais je ne l'ai pas acheté... on verra... si j'ai un trou dans ma pile hé,hé.Bises Cat et bon week-end
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C
c'est un petit livre, bisous dragonne
J
Cette mise en abîme me semble intéressante. Il reste qu'il faut aux lecteurs le "courage" de lire jusqu'au bout, jusqu'au dernier chapitre, sans se décourager. Sans non plus commencer par la fin. Encore que...
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C
et bien le livre est relativement bref, et d'aileurs, je le regrette car finalement je trouve l'idée bonne, même génial, de cette manipulation ... parce que même si j'ai lu le dernier paragraphe, ce n'est qu'en abordant les premières lignes du dernier chapitre que j'ai "enfin" compris où il voulait en venir ...le livre, je pense ne mérite pas la "réputation" qu'il a eu, je me souviens du tapage médiatique autour ... et je trouve que seule l'idée est vraiment bonne ... le livre est trop "facile" dans son récit, dans son écrit ... pas assez creusé ...bisous
N
salut cat ! je passais t'envoyer une bise ! voilà c'est fait ! à bientôt Marie
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C
je pensais à toi hier et je me demandais si tu allais ... le bébé c'est pour quand ???bisous