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Le poids de mes maux ... (pas de retour possible)

A aucun moment le mot cancer n'avait été prononcé. On a dit tumeur. Dimanche est arrivé. Ma mère et mon beau-père, ma tante et son mari, ont emmené mes grands-parents à l'hôpital. Elle serait opérée le lendemain.

Ce dimanche, c'était le comice agricole. La grande fête des agriculteurs. Mes grands-parents ont été paysans avant de venir en ville. Ma grand-mère n'aimait pas la ferme. Ils ont contribué au décoration des chars. Miss France était là.

Il avait été convenu que pendant qu'ils seraient partis, j'irai au comice avec Lisa. Elle avait seulement 6 ans. Je prendrais des photos. J'y suis allée, j'ai pris des photos.

Il faisait beau, mais moi, je n'étais pas là. J'étais ailleurs.

L'opération s'est très bien passée. Le mardi, on s'est arrêté à l'hopital, avant que je ne retrouve mon appart. Mémère était toujours en soin intensif. Quand vous êtes opérés du cerveau, votre lit n'est pas à l'horizontal, il est incliné de sorte à ce que votre tête soit plus haute que le premier point de pliure, en l'occurrence le cou. J'ai tout bien compris ... je devrais plus tard appliquer ce concept lors de mes deux opérations de la main.

Maman a discuté avec le chirurgien. Il était content. Il n'avait pas pu tout enlever car cela aurait été trop dangereux. Bien sûr cela pouvait repousser, bien sûr, bien sûr ... mais à cet âge, ça va moins vite, il a dit. Il a aussi dit qu'elle reparlait correctement, que quand elle a été réveillée, qu'ils lui ont demandé si elle savait où elle était, comment elle s'appelait, elle parlait de nouveau correctement et que lui, cela lui faisait une excellente impression.

On avait expliqué à Lisa, elle avait vu mémère avec le bandeau autour de la tête. On n'avait juste toujours pas dit le mot.

Je suis allée la voir un jour sur deux le temps qu'elle reste là, en neurochirurgie à Orléans. Je travaillais à l'autre bout de la ville, et j'habitais entre les deux. J'ai jonglé avec les bus, mais je m'en fous, c'était important pour moi.

Elle sortit de l'hopital, une petite quinzaine après, la vie reprenait son cours, et l'on avait toujours pas prononcé le mot.

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J
C'est vrai qu'il n'y a jamais de retour possible : dans ce cas c'est particulièrement douloureux, je comprends.
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C
nan, dans la vie, ce qui est fait est fait, il faut juste être capable d'assumer ... et ça c'est pas simple.<br /> Pour ma grand mère, dès que ma mère m'a dit qu'elle avait quelque chose au cerveau, j'ai attendu le moment où ce serait là fin.Quand Carole m'a annoncée son cancer il y a trois ans bientôt à aucun moment je n'ai pensé qu'elle allait mourir, j'ai pensé que cela allait être dur, mais je n'ai jamais pensé que c'était la fin ...<br />  
M
bisous
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C
bisous
H
bisous Cat....
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C
bisous