venez découvrir des mots et des textes...
J'ai hésité à autoriser les coms sur cet article. Et puis ... je préfère qu'ils soient poster là, que sur des articles qui n'auraient rien à voir.
Me serais-je mis dans le déni ? Une succession de circonstances n'a cessé de me ramener à ça. Et puis, hier, il a suffi d'un mot ... et je suis partie en "live" ... le mot "ironie". Non, je n'ai pas claqué la porte, non je n'ai pas tout envoyé promener. Je me suis trouvée extrêmement blessée, par ce mot.
Après avoir discuté avec celui qui l'avait "écrit", le quiproquo étant levé, j'ai quand même voulu comprendre pourquoi ce mot m'avait fait "mal".
Je vais essayer d'être "structurée" pour une fois ... et partir non pas d'un début ... mais d'un cheminement.
J'ai besoin de digérer mes émotions pour y faire face. Aujourd'hui, je les digère plus vite, si j'accepte de me confronter à elles.
La personne qui a écrit ce mot, m'a aussi demandé un jour ce qui revenait sans cesse chez moi et que je détestais. J'ai répondu, le fait que j'ai besoin d'aller au bout des choses même si je sais que j'ai raison, même si je sais que je vais dans le mur. J'ai besoin d'aller au bout des choses parce que ... si je me trompais.
Il y a une autre chose que je déteste chez moi, c'est lorsque ce que je ressens chez les autres prend le pas sur moi, au point que je m'oublie moi-même, au point de me calquer sur eux.
Il y a plus d'un an et demi, j'ai rencontré quelqu'un. Nous étions très proches. Je ne connaissais pas la "hauteur" de mes sentiments pour lui, en tout cas pas consciemment. Quand il a voulu que l'on se rencontre, j'ai refusé. Non pas à cause de lui, mais à cause de la situation, qui, pour moi, à l'époque, était une montagne infranchissable. Quand il m'a demandé "pourquoi?" je lui ai répondu que si je le voyais, si je voyais ses yeux, je ne pourrais pas résister. Il m'a répondu assez crument je dois dire "tu coucherais avec moi parce que tu aurais pitié de moi" , je n'ai pu dire que "non ce n'est pas ça" ... parce que ce n'était pas ça, parce que si je l'avais eu en face de moi, cette montagne qui me semblait infranchissable aurait fondu comme neige au soleil, parce que j'aurais cédé à mes sentiments, et je ne voulais pas.
Lui, sans que j'ai eu à lui expliquer qui j'étais à eu accès à ce côté de ma personnalité. Je ne sais comment. Mais voilà, il y a eu accès et il l'a accepté.
Ce n'est pas simple pour moi, d'écrire cela. Ma "dernière" aventure, je m'en suis remise, j'en ris même. Seulement, ce vide que j'ai ressenti, auquel je n'étais pas prête, ça j'ai dû mal à m'en remettre. La Pomme l'a bien compris. Moi, je ne voulais pas le croire. Et puis, il y a eu le mot "ironie", réfléchir sur ma réaction face à ce mot. Et les choses se sont emboitées.
L'ironie. Quand il a "crisé" pour mon blog adulte sans savoir de quoi il retournait, j'ai su qu'il n'accèderait pas à cette "autre" dimension de moi, qu'il ne me comprendrait jamais. Quand il est venu chez moi, j'en ai été sûre. Il a accédé à mon univers. Il a tout décortiqué, les amulettes amérindiennes au dessus de mon lit, la lito, le coussin de la dame à la licorne, tout. Ca m'a agacée, énervée, irritée. Je sentais beaucoup de dérisions et aussi de l'ironie. Et puis, il y a eu mon étoile de David. Pourquoi je la porte ? Je n'ai pas eu envie de répondre parce qu'il n'aurait pas compris. Je n'ai pas eu envie parce que, comme je lui ai dit, je n'ai pas à me justifier de mes choix. Il a répondu "si tout le monde doit justifier ses choix" ... il n'accèderait donc jamais à mon univers, il le tournait en dérision, il était ironique à mon égard.
Je l'ai mal vécu. Je n'aime pas à justifier mes choix, je n'aime pas le faire, je le fais rarement. Si je fais des choix, si je fais des choses, je le fais parce qu'elles me sont nécessaires.
Bref, quand il m'a rejointe et que j'ai couché avec lui. Je n'ai pas couché avec lui de mon fait. Je dois être honnête avec moi-même. Je n'aurais pas couché avec lui s'il avait tenté quoique ce soit au moment où nous nous sommes couchés, chacun de notre côté. Si j'ai couché avec lui, c'est parce que nous étions dans le noir. Si j'ai couché avec lui, c'est parce que je ne voyais pas son visage. J'ai couché avec lui parce qu'il en avait envie. Lui. Et j'avoue que ça, j'ai dû mal à le digérer, de m'être fait ça. Avoir couché avec quelqu'un parce que lui en avait envie. Et parce que moi, j'avais juste envie de sexe. D'ailleurs le lendemain, au moment des explications, je ferais un lapsus qu'il relevait "toi ou un autre, c'était pareil" ... c'était sorti tout seul.
Je ne suis pas une salope. Il avait envie de moi, il avait envie de coucher avec moi. Je l'ai laissé faire. Voilà, je n'ai pas couché avec lui, parce que j'ai eu pitié de lui, j'ai couché avec lui, parce que je n'ai pas su me dire ... eh ma vieille, tu ne veux pas de lui ... tu couches avec lui, juste parce que lui en a envie ... Je sais juste aujourd'hui, que si je l'avais regardé droit dans les yeux, je n'aurais pas couché avec lui.
L'ironie de la situation.
Peut-être que de le dire me fera passer à autre chose. Me fera penser que la prochaine fois, je coucherai avec un mec, parce que MOI, j'en ai envie, et pas seulement parce que lui en a envie.