Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

venez découvrir des mots et des textes...

Publicité

coincée sous ... (suite)

J'ai donc continué d'avancer. La peur au ventre est partie au fur et à mesure que j'ai avancé. Je ne prends plus de comprimés pour calmer mes angoisses. Je n'en ai plus besoin. Je me suis libérée peu à peu de ce que j'étais. J'ai continué à faire mes expériences. Les expériences dont je rêvais, mais que l'ancienne moi n'avait pas osé faire. Cela ne rentrait pas dans mes principes, dans mes limites, dans mes barrières. Des expériences qui étaient hors de ma bulle donc inacessibles. J'ai osé. Je me suis dépassée. La vie m'a remis face à des situations que j'avais déjà vécu. J'ai géré. Autrement. Autrement qu'avant. Comme je rêvais de le faire. Je deviens ce que je suis, je deviens l'adulte que je rêvais enfant.

Mon médecin (je veux dire mon spécialiste qui me suit pour ma thyroide) m'a répétée souvent que je devais être fière de moi, que j'avais de quoi être fière de moi. La dépression est derrière moi. Je me suis éloignée doucement du bord du trou. J'ai passé le pont. J'ai posé chaque jour une nouvelle pierre sur laquelle marcher. J'ai fait tout ça. Ce n'était pas évident pour moi. Ce n'était même pas naturel. Aujourd'hui, je n'y pense pas. J'avance. Comme une évidence.

Seulement là. En ce début d'année. Je me suis retournée. J'ai regardé ce que j'ai fait. J'ai vu combien j'avais évolué. J'ai vu que les choses sur le carnet de ma vie s'accomplissaient. J'ai aussi vu qu'il y a des choses sur ce carnet auxquelles j'avais donné beaucoup d'importances et qui n'en avaient pas.

Aujourd'hui, je suis dans cette barque, coincée sous un pont. Parce que je ne sais plus ce qui est important, dans les choses du carnet de ma vie. Enfin si. Une chose est importante dans le carnet de ma vie. Il n'y en a qu'une aujourd'hui. Le reste ... ce n'est que des futilités, des plus, des cerises sur le cadeau, des évidences qui vont s'accomplir, logiquement.

Aujourd'hui, je sais que je ne décoincerai pas la barque de sous le pont en suivant ma logique. Parce que ma logique, ce sont mes principes d'avant. Et comme je n'en veux plus de ces principes là, qui ne me correspondent plus. Je ne pourrais pas avancer si j'essaye en les utilisant. Je resterais coincée. Je dois me réinventer. Réinventer mes envies.

Aujourd'hui, je ne sortirais de sous ce pont qu'en acceptant d'écouter mes envies. Mes envies à moi. Quand faisant de nouvelles expériences, sans me poser de limites. La peur est là. La peur de moi. La peur du mal que je pourrais me faire, comme dans le passé. J'ai peur et pourtant j'ai confiance. Je sais que si je me fais confiance, j'avancerai. La barque se décoincera d'elle même, par là où je ne l'attendais pas ... dans la simplicité de continuer à avancer, en laissant les barrières, les principes, en me libérant totalement de l'ancienne Cat, en me libérant totalement des restes de la bulle.

Aujourd'hui, j'ai conscience que d'avoir été mise face à ma mort a eu des conséquences énormes sur ma vie. Je ne suis pas sûre qu'un jour je pourrais en mesurer toutes les conséquences réelles, de tout ce que cela a déclenché.

La grande interrogation de ma vie aujourd'hui, c'est de savoir si je suis capable de construire une relation (autre qu'amicale), est-ce que je suis capable de m'accomplir dans un couple, sans me perdre ?
C'est ma grande interrogation.

J'ai envie de pleins de choses, de nouvelles expériences. J'ai envie de profiter, de vivre, de penser que certaines choses peuvent être vécues, d'un consentement mutuel sans qu'il n'y ait de mal à y voir, sans penser que je paierai ça ... sans penser qu'il y a du bien et du mal. Vivre une relation à autrui totalement pleine de moi, me laisse aller dans une relation à autrui sans peur, mais en total liberté.

Ceci dit, je fais des trucs de malade ... je me fais halluciner ... et j'adore ça ... le grain de folie qui m'habite est toujours là ... c'est sans doute mon plus beau cadeau de vie ... mon grain de folie ...


Peut-être qu'en disant tout ça ... en en prenant conscience ... je suis entrain de décoincer la barque ...
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
J
<br /> Tu dis que ta barque est coincée sous un pont. La métaphore est belle et loin d’être dramatique. Sous le pont, tu es à l’abri des trop grands dangers (il faut aussi te protéger) et tu vois en même temps l’eau couler autour de toi, autre métaphore de ce dont tu ne veux plus t’embarrasser (il est de nécessaire s’arrêter pour faire le tri, jeter à l’eau les valises qu’on ne veut plus porter) : quelle meilleure situation, que cet arrêt, pour prendre du recul sur ta propre vie, même si je sais les difficultés, les souffrances qui peuvent l’accompagner.<br /> Tu te demandes si tu es capable de construire une relation (autre qu'amicale), si tu es capable de t'accomplir dans un couple, sans te perdre : la réponse est sans ambiguïté « oui » ce qui ne veut pas dire que ton vécu te satisfasse à ce jour. Il n’y a pas un bon modèle à atteindre. Notre insatisfaction est vitale… (Cf. Tous les hommes sont mortels, Simone de Beauvoir)<br />
Répondre
C
oui, je pense que tu as raison pour le pont ... besoin de me mettre au calme ... mais je crois que la barque est repartie là ...pour l'eau, non, ce n'en est pas le sens. j'ai un rapport à l'eau très particulier. Quand je rêve d'eau, c'est parce que je me sens bien ... le fait de trouver la sortie dans l'eau ... c'est un bon signe pour moi ... c'est un peu comme si mon rêve m'avait dit, tu ne trouveras ce que tu cherches que si tu vas dans ce dont tu es heureuse, et où tu te sens bien. J'ai toujours pensé que ce bien être du à l'eau, moi qui suis un signe de terre, est sûrement fortement lié à ma vie intra utérine ... où finalement, j'étais protégée de tout ... et de tous ... les ennuis ont commencé quand j'en suis sortie ;)je pense que aujourd'hui, j'en suis capable ...
T
il y aura  vraiment un momment ou la barque deviendra un vrai kayak qui surmontera tout les flus et reflux  de la vie... <br /> bonnne journée à toi ! <br />  <br />  
Répondre
C
je ne veux pas que la barque devienne un kayak, je veux qu'elle devienne un canoé, comme ceux des indiens ...bisous
:
pourquoi as tu coincé la barque avec tes vieux fantasmes et idées d'un autre moi, tu n'est plus ce moi alors laisses tombé ce qui te motivait avant et maintenant fonce et vis ta vie avec tes nouveaux principes, ne t'embarrasse pas du passé tu as bien à faire pour vivre le présent, et tu varras ta barque repartir toute seule grace à tes pensées d'aujourd'hui. sois heureuse sans te préocuppé d'avant, tu es le présent et ton futur alors avance et construis toi un futur de bonheur avec la nouvelle toi que tu es devenue<br /> bonne fin de soirée sous des tonnes de bisous
Répondre
C
non je l'ai pas coincé à cause du passé ... de ce que j'ai été, de ce que j'ai fait avant, des principes d'avant ...c'est juste que je me suis sentie perdue et que je ne savais pas où aller ... le pont, peut-etre que c'était rassurant ... peut-etre que quelque part m'arrêter sous un pont c'était aussi me protéger et me rendre compte que j'y étais désormais trop à l'étroit ... que j'ai envie d'autres choses ...non plus de principes, plus de barrières ... juste ne pas faire des choses qui ne me correspondent pas ... je pense que la barque a déjà commencé à se décoincer ...bisous Lili, merci de tes passages et de tes encouragements
A
Devant la mer, un soir ...<br /> Devant la mer, un soir, un beau soir d'Italie,Nous rêvions... toi, câline et d'amour amollie,Tu regardais, bercée au coeur de ton amant,Le ciel qui s'allumait d'astres splendidement.Les souffles qui flottaient parlaient de défaillance ;Là-bas, d'un bal lointain, à travers le silence,Douces comme un sanglot qu'on exhale à genoux,Des valses d'Allemagne arrivaient jusqu'à nous.Incliné sur ton cou, j'aspirais à pleine âmeTa vie intense et tes secrets parfums de femme,Et je posais, comme une extase, par instants,Ma lèvre au ciel voilé de tes yeux palpitants !Des arbres parfumés encensaient la terrasse,Et la mer, comme un monstre apaisé par ta grâce,La mer jusqu'à tes pieds allongeait son velours, La mer...... Tu te taisais ; sous tes beaux cheveux lourdsTa tête à l'abandon, lasse, s'était penchée,Et l'indéfinissable douceur épanchéeÀ travers le ciel tiède et le parfum amerDe la grève noyait ton coeur d'une autre mer,Si bien que, lentement, sur ta main pâle et chaudeUne larme tomba de tes yeux d'émeraude.Pauvre, comme une enfant tu te mis à pleurer,Souffrante de n'avoir nul mot à proférer.Or, dans le même instant, à travers les espacesLes étoiles tombaient, on eût dit, comme lasses,Et je sentis mon coeur, tout mon coeur fondre en moiDevant le ciel mourant qui pleurait comme toi...C'était devant la mer, un beau soir d'Italie,Un soir de volupté suprême, où tout s'oublie,Ô Ange de faiblesse et de mélancolie.<br /> <br /> Albert Samain.
Répondre
C
merci pour ce joli texte de Samainbisous
A
Coucou Cat !<br /> Je te lis depuis deux jours... Moi je crois comme on dit : il suffit de passer le pont... Je crois même que ta barque est décoincée, mais c'est ta main qui la retient maintenant... Lâche ta main Cat, tu peux le faire... Ta barque va s'éloigner avec toi dedans et tu sais très bien naviguer... Certes ça n'est jamais facile, sur la mer de la vie, il y a des tempêtes, des écueils, des mers trop calmes aussi, etc... Pose toi les ""bonnes" questions... Ne t'en pose pas trop non plus... Mais je suis sûr d'une chose pour l'avoir vécu, le vivre même : dans tous les cas, qu'on le regrette ou qu'on le fuit, le passé ne reviendra jamais au même...<br /> Souviens toi de ça pour ramer, car même si les choses vont mieux, avec des hauts et des bas comme tout le monde, il faut toujours ramer... Tu l'as fait jusque sous ton pont, alors continue, et ne t'arrête pas simplement parce que l'étendue à parcourir te semble plus (trop) grande...<br /> Autre conseil : la peur de la "douleur" est pire que la douleur elle-même, et le doute est souvent l'ennemi du bien... Y compris dans la relation à l'autre...<br /> Et moi je pense que tu es capable de faire la suite du chemin, d'ailleurs tu le fais sans "t'en rendre compte", et ne crois pas celles et ceux qui pourraient te laisser penser le contraire... On te prends comme tu es, tu prends les autres comme il sont, et tu fais ton chemin en avançant à ton rythme... Et tu t'éclates comme tu en as envie... Et avec qui tu en as envie... Et quand tu auras vraiment trouver "La" personne pour le faire définitivement ensemble, tu la reconnaitras...<br /> Bisous tendres de quelqu'un qui a repoussé son dîner pour t'écrire.
Répondre
C
je crois que ma main lâche prise peu à peu. je continue de regarder, mais je comprends que les choses que je pensais importantes ne le sont pas ... je pense que si aujourd'hui, je ne rame plus (comme tu dis), je vogue doucement sur la mer de ma vie, c'est parce que j'ai trouvé les bonnes questions ...je n'ai pas de regrets dans ma vie, je n'en ai aucun ... les regrets ne servent à rien sinon à rendre amère, et je ne suis pas amère ... je suis aujourd'hui pleine d'envies, pleines d'envies de nouvelles expériences. J'avais peur car je me demandais où étaient mes limites maintenant ... mais je crois qu'aujourd'hui, je n'ai plus de barrières, plus de limites ... la mort me limitera et les choses qui seront en devers de moi .. mais pour le reste ... no regrets ... et le passé revient, le passé non expié fini toujours par ressurgir, venir demander des comptes ... j'ai réglé mes comptes avec mon passé, c'est bien pour ça qu'aujourd'hui la barque glisse sans que j'ai à ramer. Et peut-etre que j'ai eu besoin de souffler, et peut-etre que c'est moi qui ait coincé la barque sous le pont, le temps de reprendre pied, de faire partir la peur de demain ... mais qu'importe demain si je vis aujourd'hui pleinement.je ne risque pas d'oublier qu'il faut ramer ;) ... ça je ne risque pas ... et je ne veux pas oublier ... parce que si aujourd'hui j'en suis là, c'est parce que j'ai ramé ... sinon quelle personne aurait-je été ??? sûrement pas celle que je suis aujourd'hui, et j'avoue que j'aurais été triste de ne pas me rencontrer tel que je me connais aujourd'hui ...Bisous Ano