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Le Chat de Phoebe




Les textes et les photos étant ma propriété, si vous souhaitez vous en servir, je vous remercie de m'en demander l'autorisation.



en passant ...


pour me joindre :
catherin1972@gmail.com

Un jour tu me demanderas si je préfère ma vie à toi ... je te répondrai ma vie ... et tu me quitteras sans savoir que ma vie c'est toi!

 



Prenons nos responsabilités !!!

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Le blog des Bundy en Guyane

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27 août 2007 1 27 /08 /août /2007 05:06
Cela peut paraître surprenant, mais dans le Loiret, le 31 juillet 07, il y avait du soleil. J'étais chez ma mère, et comme celle-ci est coincée à la maison pour cause de poignet cassé, nous avons profité et que je sois là et qu'il fasse beau pour aller marcher du côté de Conflans Sur Loing. Je n'en connaissais que l'Auberge, qui est un très bon restaurant. Je ne connaissais ce village que de nuit. Je vous le fais découvrir. Fleuri, accueillant, qui se prête aux balades pédestres. Pour les puristes, le général Massu est enterré dans le cimetière qui jouxte l'église. Bonne balade !


Charmante maison ancienne qui vous accueille en sortant du parking.

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Cette maison jouxte l'Auberge. Elle est incroyablement fleurie, et le monsieur qui s'en occupe a toujours du temps pour discuter avec les passants !

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La Mairie, typique de notre région !

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L'église communale !

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Conflans Sur Loing !
Village fleuri !
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26 août 2007 7 26 /08 /août /2007 00:37
"Dans l'avenir, mon avenir de femme adulte, j'appris ceci : avant chaque rencontre, chacun des protagonistes prend des décisions - conscientes ou non, instinctives ou résultant de quelque vague réflexion - concernant le caractère de ce qui va se passer. Et si décisions intangibles (dont la nature est liquide, sans contours et pourtant évidente) se répondent de manière satisfaisante, si elles s'ajustent, se ressemblent, s'imbriquent les unes aux autres, alors la rencontre sera juste, totale. On peut même oser dire -exacte."

Lily la tigresse.
Alona Kimhi.
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25 août 2007 6 25 /08 /août /2007 00:31
Le 19 août 07 ... rendez vous à Paris ... avec Véro ... (pour infos, on a décidé d'augmenter la fréquence parce que ... une journée c'est trop court ou ça passe trop vite ... c'est au choix) ...

Nos pas nous ont amené dans le quartier des Halles, puis ... à l'église Saint Eustache !

saint-eustache.jpg
Vue des Halles

saint-eustache-deux.jpg
vue côté jardin

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entrée latérale, impasse Saint Eustache.

Nous sommes arrivées à l'heure de la messe. Cette église reste ouverte au public, y compris durant la messe dominicale, le principal étant de respecter ce lieu de culte et donc de maintenir un silence convenu. C'était fort agréable cependant de visiter cette église aux plafonds gigantesques en entendant les chants !

colonnesainteustache.jpg

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 On reconnaît l'architecture gothique mais à décoration de style renaissance, cependant, avec Véro, comme nous en avons fait le tour, nous avons été surprise de constater que le porche principal de cette église ne soit pas gothique, mais plutôt d'imprégnation de l'art roman. 

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Le lieu de culte réservé à Marie. Une magnifique statue sur l'autel avec en fond, une magnifique peinture de la nativité !

 
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24 août 2007 5 24 /08 /août /2007 00:23
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Le film :

Deux femmes : Alicia qui a eu un accident de voiture un jour de pluie et Lydia qui a eu un accident en torréant.
Alicia est en état végétatif depuis quatre ans. Benigno est l'infirmier recruté par le père d'Alicia pour s'occuper de la jeune fille. Ce que le père ignorait, c'est que Benigno connaissait Alicia d'avant son accident. Il la regardait danser dans l'immeuble d'en face, de la fenêtre de son appartement. Il est tombé amoureux d'elle. Depuis l'accident, il la bichonne, lui parle, la considérant comme une personne encore dotée d'une conscience, de sentiments, de sensibilité.
Lydia vit avec Marco mais a renoué avec son ancien amant un mois avant son accident de torréro. Elle est encornée violemment, et se trouve elle aussi en état végétatif. Marco reste auprès d'elle mais ne peut se résoudre à lui parler, à s'occuper d'elle comme le fait Benigno avec Alicia.
Les deux hommes nouent une amitié sincère, se confient leurs histoires réceptives.


Ce que j'en ai pensé :

Un très bon Almodovar !
Une fois encore, il explore le coeur humain, l'humain, les rapports humains.
Deux couples. Le pseudo couple Alicia / Benigno, et le couple Lydia / Marco.

L'un est de l'ordre du fantasme et n'existe que par la volonté de Benigno. L'autre est de l'ordre du réel, mais sur le déclin. Alors que Marco pense vivre une grande histoire d'amour avec Lydia, qu'il lui avoue ses sentiments, son attachement pour elle, suite au mariage de son ancien amour, elle a en tête son ancien amant avec qui elle a renoué. Marco apprendra de la bouche de l'amant que Lydia allait le quitter après la corrida qui lui fût fatale. 
C'est affreux de constater, une fois encore, que l'on n'est pas dans la tête de l'autre, que l'on peut être sur un nuage, se jeter aux pieds de la personne que l'on aime, prêt à tout pour vivre le grand amour de sa vie, et se retrouver face à une personne qui elle, n'est plus sur la même longueur d'onde, ne l'a peut-etre jamais été. Comment peut-on laisser quelqu'un nous avouer son amour sans le détromper, le laissant s'humilier, puisqu'un aveu sans retour reste une humiliation ? Je m'interroge toujours sur cette faculté des gens a n'avoir pas de scrupules à maintenir les gens dans un état amoureux le temps que ça leur sert, le temps pour eux de trouver mieux. Ca m'a toujours effrayée et à cause de cela, je suis toujours sur mes gardes, persuadée (je n'arrive pas à faire totalement confiance) que si je baisse ma garde, mon attention, je vais me faire avoir. Et cependant, même comme ça, je me fais avoir ... pour une unique et simple raison ... on ne voit que ce que l'on veut voir ! ... 
La méfiance ne sert donc à rien. Elle mène à se triturer l'esprit, à se faire du mal. La méfiance n'est pas celle qui va nous protéger de ce que l'on ne veut pas voir.

Marco comme Benigno vivent leur amour à leur façon. Mais Marco rend les armes. Il accepte avec fatalisme. Parce que, tout simplement, on ne peut pas reprocher à quelqu'un de ne plus avoir de sentiments pour nous, de ne pas en avoir, non, ça on ne peut pas le reprocher. C'est une chose qui n'est pas explicable, le pourquoi des sentiments, pourquoi un jour on s'aime et pourquoi un autre il n'y a plus rien. C'est la même interrogation depuis la nuit des temps. On ne sait pas si cela va durer car un couple se compose de deux personnes indépendantes et uniques. Un couple, ce n'est pas un + un = un ... mais un + un = trois ... le couple c'est une troisième personne.
Benigno voue un culte à Alicia. Son amour pour elle est sa raison de vivre.

Almodovar nous offre ici deux perspectives du couple, de manière d'aimer.

Parallèlement à ces deux visions de l'amour, Almodovar explore l'incompréhensible machine qu'est le corps humain ... la maladie, le coma ... qui sait réellement ce qui se passe en dehors de ceux qui l'ont vécu ... comme la mort ... qui peut savoir réellement ce que c'est. Qui peut dire qu'une personne en état végétatif, puisqu'on dit cela, n'est pas sensible ... Marco fait le parallèle avec les plantes, on parle bien aux plantes et elles s'en fichent ... pourtant, on sait que la nature est réceptive aux vibrations ... on le sait ... alors pourquoi les personnes en état végétatif ne le serait pas ?

Le parallèle entre l'incompréhensible fonctionnement de l'amour et du corps est bien vu ... ni l'un ni l'autre ne peuvent s'expliquer, à mon sens, avec ce que nous savons, les mots, les étiquettes, les explications scientifiques ... il n'y a pas d'explication ... chaque personne est unique, a un mode de fonctionnement différent ... chaque corps est unique de la même manière.

Bravo à Almodovar pour cette nouvelle exploration de l'humain, des relations humaines, du coeur humain !
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23 août 2007 4 23 /08 /août /2007 00:09
Je sais bien que la femme que je suis est composée de la petite fille que j'ai été et que je reste, et de l'adulte que je deviens. Cependant, je m'étonne toujours quand, au détour d'un comportement, je me rends compte que je copie les réflexes de mon enfance. Depuis peu, je m'aperçois que je reproduis un comportement que j'avais lorsque j'étais petite fille, du temps où mes parents étaient encore mariés.

Je ne me suis jamais sentie incluse dans cette famille, je ne me suis jamais sentie de cette famille. J'ai toujours eu l'impression d'être à part d'eux et que, eux, me mettaient à part d'eux aussi. J'ai toujours eu l'impression que je n'étais pas importante dans cette famille là, que je ne comptais pas, que je n'y avais pas ma place. Alors, comme j'avais cette sensation, comme je croyais cela,  je me calquais sur ce que je pensais qu'ils attendaient de moi. Il faut dire que rien ne m'avait prouvé le contraire. Il faut dire qu'en fait ... de cette famille là ... il aura fallu attendre 35 ans pour qu'on me prouve le contraire, au moins l'espace d'un week end ... sauf que, pour moi, les gestes ne valent pas dans leur ponctualité, mais dans leur durée.

Bref, depuis ce week end là, il y a bientôt quatre semaines, j'ai constaté avec effroi, que je reproduisais un comportement que j'avais petite. Cela m'a renvoyée à un souvenir bien précis de mon enfance. Quelque temps avant que ma mère ne quitte mon père. 

J'étais malade. Et comme personne ne faisait attention à moi, que personne ne voulait voir que j'étais malade, je suis partie me cacher dans un endroit où j'étais sûre qu'on ne me trouverait pas. Je suis tout bêtement allée me coucher, sur le tapis bleu qui servait de descente de lit, dans la chambre de mon frère. Je n'ai pas la notion du temps. Je ne saurais dire si je suis restée longtemps couchée en chien de fusil sur le tapis. Je sais que j'ai dû m'assoupir et que ce qui m'a réveillée, c'est le bruit de la porte qui s'ouvre et la voix de la grand-mère qui dit, "Elle n'est pas là non plus". Et je me rappelle très bien que, volontairement, je n'ai pas signalé ma présence. Parce que j'avais envie d'être loin d'eux, de rester loin d'eux et sans doute aussi parce que j'avais réussi à être transparente.
Je ne sais plus si c'est moi qui me suis décidée à leur rappeler que j'existais. Je sais juste qu'ils ont fini par admettre qu'effectivement j'étais malade, qu'effectivement je n'allais pas bien. Il a bien fallu qu'ils fassent quelque chose. Ils ont dû se résoudre à appeler maman qui travaillait, et à se décider à me conduire, près d'elle, à l'hôpital. Je n'oublierai jamais ce sentiment de triomphe intérieur qui m'a habitée, à l'époque. Je me suis retrouvée dans le lit de ma soeur aînée, le temps que mon père se libère pour m'emmener à l'hôpital, et je me rappelle très bien lui avoir lancé avec une énorme satisfaction, presque une certaine cruauté, la maladie devenant obsolète, comme si elle n'avait été, pour moi, que le moyen de parvenir à mes fins, que "je m'en foutais, MOI, j'allais être avec maman". Il fallait comprendre derrière ce petit triomphe personnel que j'allais être enfin loin d'eux, loin de ces gens dans lesquels je ne me reconnaissais pas, dans lesquels je ne me reconnais toujours pas, que j'allais être avec ma mère, et qu'en soi, c'était déjà une satisfaction. La maladie n'existait plus, j'avais retrouvé la vie, je n'allais pas rester avec eux.
Ne rêvons pas, j'étais consciente que je devais prendre la mesure de mon triomphe et en profiter car il serait de courte durée. Et effectivement. Je me souviens qu'à l'hôpital, dans le service de maman, qui travaille en pédiatrie, j'ai été chouchoutée, j'existais enfin ! Bien sûr, quand maman a eu fini son service ... il en fût autrement. Mon père est venue la chercher, enfin, nous chercher ... j'ai été priée sans ménagement (pourquoi m'aurait-il ménagé, moi le boulet) de monter en voiture, et de les y attendre. J'ai dû poireauter dans le froid de la voiture, dans la nuit, pour un temps qui m'a paru interminable, et j'étais toujours malade. Mais de nouveau, je n'existais pas, de nouveau, j'étais invisible.

J'ai toujours pensé, et je le pense encore, que quelque part, je payais ce bout de temps volé avec ma mère, en me retrouvant seule et délaissée, dans la voiture, transparente et oubliée.

Et voilà que presque 25 ans plus tard, je retrouve ce réflexe d'aller me cacher ... me cacher de ces gens qui ne me voient pas, ne veulent pas me voir, font semblant de croire que je n'existe pas. Non seulement je me cache, mais en plus, je retrouve ce sentiment que je déteste, qui me met mal à l'aise, celui de me conformer, de me formater à ce que ces gens veulent. Vous ne me voyez pas, je n'existe pas ... donc rassurez vous, je deviens transparente ... je m'évapore ...

Je contaste, avec effroi et regret, qu'il aura fallu ce retour dans mon passé, pour que je retrouve ce réflexe ...


Vous ne faites pas attention à moi ... pas de soucis ... je n'existe pas !

Seulement, je n'ai plus dix ans, huit ans, neuf ans, ou je ne sais ... j'ai 35 ans ... et je déteste ce réflexe là .. je le hais ...

J'existe, je ne suis pas transparente ... et si certains me considèrent comme telle, et bien tant pis pour eux ... je les écarterais de ma vie, et ce seront eux, qui deviendront transparent pour moi ... et cela n'aura aucune importance ... pour eux ...

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22 août 2007 3 22 /08 /août /2007 00:24









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Le livre :



Jacquemort arrive dans un village qui lui est inconnu. Il ne sait pas qui il est, il sait juste qu'il est psychanalyste. Il cherche à comprendre. Ses pas le mènent dans la grande maison de la falaise, à l'instant même où Clémentine accouche des triplés Joël, Noël et Citroën. Elle a enfermé son mari, il y a deux mois, parce que sa grossesse l'a déformée. Elle le rejette après l'accouchement pour ce qu'il lui a fait. Au début, elle n'éprouve pas d'amour pour ses enfants, mais très vite, elle découvre l'amour maternel, puis l'instinct maternel. Cela vire au cauchemard, à la paranoïa.
Etant écarté par sa femme, ne pouvant participer à l'éducation de ses enfants, ne pouvant même pas les approcher, Angel décide de partir.
Jacquemort qui devient tonton Jacquemort découvre un village qui le surprend, le dégoute, et auquel il s'intègre et adopte pourtant les coutumes.


Ce que j'en ai pensé :

J'ai beaucoup aimé ce livre. Même si, en lisant la dernière ligne, en le fermant, je me suis dit "Mon Dieu, c'est effrayant !"

Celui-là, je l'ai aimé ! Parce que c'est exactement ça ! Quel talent quand même ! Comment fait-il pour retranscrire la réalité invisible qui se passe !
Je ne sais, mais moi j'ai adoré. Les métaphores, les vérités bien balancées, comme ça l'air de rien. Une réalité effrayante, mais tellement vrai.

Qu'y a t il de plus horrible ? La foire aux vieux, où ces derniers sont vendus comme du bétail pour qu'on exploite ce que l'on peut encore utiliser d'eux ? Les animaux que l'on punit parce qu'ils n'ont pas fourni assez de lait ? Les enfants qu'on utilise comme apprenti jusqu'à ce qu'ils se crèvent à la tache ? La Gloire qu'on couvre d'or pour qu'il mange la honte des autres villageois mais à qui on ne veut rien vendre pour ne pas être payé avec l'or de la honte ? Et le curé qui fait tourner les villageois en bourique ?

Voilà, le village où habite Clémentine et dans lequel pénètre Jacquemort. Un village où la honte est expiée par un seul homme, celui qui a le plus honte. Ainsi les autres font tout ce qu'ils veulent même le pire, sans jamais avoir mauvaise conscience, puisque quelqu'un aura mauvaise conscience pour eux !

Clémentine devient une maman parano. Elle veut tout pour ses enfants. Elle veut être une mère parfaite. On voit parfaitement le changement qui s'opère à l'intérieur de Clémentine avec l'utilisation des termes de Vian. D'abord appelés Salopiots, les triplés  deviennent à la fin "ses enfants".
Vian a su parfaitement montrer les tourments d'une femme qui devient mère. L'amour porté au mari se transforme en haine. La haine d'avoir par le sexe et donc la grossesse déformé le corps, la haine de la souffrance dû à l'accouchement. Le rejet du père dans l'éducation, puisqu'il ne les a pas porté, les enfants, il ne peut pas savoir ce qui est bon pour eux. La découverte de ces êtres fragiles qui sont dépendants. Et puis, les peurs qui tourmentent les parents. Ne pas pouvoir protéger ses enfants du monde extérieur, imaginer le pire. Et puis, la mère qui devient castratrice, qui devient seule protectrice de ses enfants ...

Des scènes très parlantes, deux particulièrement ... la première quand Clémentine explique qu'une mère doit se priver pour ses enfants. Elle doit leur laisser les meilleurs morceaux à manger. Elle pousse le sacrifice par ne plus manger que de la nourriture qu'elle laisse pourir dans son armoire, parce que, pour elle, aucune mère, en dehors d'elle, ne pousserait le sacrifice jusque là pour ses enfants. La seconde, c'est lorsqu'un des triplés fait dans sa culotte, et qu'après l'avoir débarassé puis nettoyé, elle décide de lui lécher la raie des fesses, car la langue de sa mère ne peut qu'être ce qui sera le mieux pour le laver, puisque les mamans animaux le font, c'est que c'est le mieux.

Je ne suis pas sûre que Vian ait voulu carricaturer ici l'amour des mères possessives. J'ai trouvé dans sa vision de Clémentine, une compréhension, pas une pitié, mais bien une compréhension. Ce n'est pas simple d'être parent. On oblige les femmes à être des épouses parfaites, des mères parfaites. La femme se sacrifie pour son mari, pour ses enfants ... elle s'oublie toujours pour les autres. Pourtant tout le monde sait que la perfectude (je préfère ce mot à perfection) n'existe pas ! Les humains sont des êtres imparfaits ...

Un livre tellement humain, tellement plein de réalité humaine.

Et les enfants, le monde des enfants n'est pas oublié. Car les découvertes des enfants ne sont pas ce qu'ils voient, mais bien ce qu'ils croient voir. Et c'est cela qui est important, c'est le fait que les enfants ne voient pas ce que nous, nous voyons, mais bien ce que eux, voient. Les histoires qu'ils inventent, un monde où tout est possible, avec la magie d'y croire, les inventions, les découvertes.

Et si Vian, tout simplement, écrivait le monde des adultes avec ses yeux d'enfant ...

Citations :

- "- On n'est libre  que lorsqu'on n'a envie de rien, et un être parfaitement libre n'aurait envie de rien. C'est parce que je n'ai envie de rien que je me conclus libre.
    - Mais non, dit Angel. Puisque vous avez envie d'avoir des envies, vous avez envie de quelque chose et tout ça est faux."

- "- On me fournit la barque, dit l'homme, et on me paie de honte et d'or.
    Au mot "honte", Jacquemort fit un geste de recul et s'en voulut.
    - J'ai une maison, dit l'homme, qui avait remarqué le mouvement de Jacquemort et souriait. On me donne à manger. On me donne de l'or. Beaucoup d'or. Mais je n'ai pas le droit de le dépenser. Personne ne veut rien me vendre. J'ai une maison et beaucoup d'or, mais je dois digérer la honte de tout le village. Ils me paient  pour que j'aie des remords à leur place.  De tout ce qu'ils font de mal ou d'impie. De tous leurs vices. De leurs crimes. De la foire aux vieux. Des bêtes torturées. Des apprentis. Et des ordures."

- On ne reste pas parce qu'on aime certaines personnes ; on s'en va parce qu'on en déteste d'autres. Il n'y a que le moche qui vous fasse agir. On est lâches.

-Les enfants appartiennent à leur mère. Puisqu'elles ont eu mal en les faisant, ils appartiennent à leur mère. Et pas à leur père. Et leurs mères les aiment, par conséquent, il faut qu'ils fassent ce qu'elles disent. Elles savent mieux qu'eux ce qu'il leur faut, ce qui est bon pour eux, ce qui fera qu'ils resteront des enfants le plus longtemps possible.

- Il me semble que vous constituez les deux termes d'un équilibre ; l'un rend l'autre valable. Sans diable, votre religion prendrait un aspect un peu gratuit.

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21 août 2007 2 21 /08 /août /2007 00:03

Monsieur Chat avait envie de prendre l'air.

Il a donc fait un tour du côté de la Butte Montmartre !

Merci à Michka pour le cliché !

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20 août 2007 1 20 /08 /août /2007 04:36
Il aura fallu que mon amie, Manon, de Montréal, vienne avec son Chum, Daniel, à Orléans pour que j'en découvre un peu plus sur la cathédrale Sainte Croix d'Orléans. Je remercie la gentille dame qui vend les souvenirs à l'intérieur de nous avoir si magnifiquement conté la petite histoire de notre si belle cathédrale.

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Il faut savoir que la cathédrale Sainte Croix d'Orléans n'est pas classée monument historique.

Elle n'est classée dans aucun style architectural car sa construction s'étale sur plusieurs siècles, les architectes qui se sont succédés pour l'achever ayant fait de leur mieux pour s'en tenir aux plans initiaux.

Pas classée, notre si belle cathédrale, et pourtant elle est unique. D'abord parce que c'est la seule cathédrale qui est couronnée. Bâtie sur le plan de Notre Dame de Paris, elle a pourtant la particularité de compter un étage de plus et chacune des tours est couronnée, parce qu'Orléans est et restera une ville royale.

Pas classée, et pourtant unique. C'est la seule cathédrale au monde qui n'a pas été consacrée par les évêques. Au départ, l'évêque Saint Euverte décide de faire construire une basilique. Il faut consacrer les lieux saints. Il invite donc douze évêques (puisque telle est la coutûme) ainsi que pélerins et autres témoins de la consécration. Au moment de la communion, Saint Euverte voit une main sortir de l'autel et consacrer le lieu. Stupéfait, il demande aux évèques si quelqu'un a vu quelque chose. Non répondent-ils. Il demande alors aux moines si l'un d'eux a vu quelque chose. Un moine timide dit :"oui, moi j'ai vu quelque chose". Saint Euverte demande alors aux soeurs si elles ont vu quelques choses. Non personne n'a rien vu. Pourtant une soeur de la charité dit "oui, moi j'ai vu quelque chose". Saint Euverte demande alors aux pélerins s'ils ont vu quelque chose. Non personne n'a rien vu. Pourtant un pauvre s'avance et dit : "oui, moi j'ai vu quelque chose". N'étant pas le seul à avoir vu la main surgir et bénir le lieu saint, Saint Euverte déclara alors, approuvé par les évêques présents que ce lieu de prière n'avait pas à être consacré par la main de l'homme puisqu'il venait d'être béni par la main de Dieu.
Vous pouvez chercher sur les colonnes de la cathédrale, vous ne trouverez aucune marque de la consécration par les évêques. Par contre, si vous vous rendez au coeur de la nef, n'oubliez pas de lever les yeux ... vous verrez la main de Dieu consacrant le lieu.

Il faut savoir que la cathédrale fut rasée, reconstruite, rasée, et reconstruite. Elle fut même déclarée prostestante, puisqu'Orléans était un fief protestant sous les Médicis. D'ailleurs, pour la préserver des pillages lors des guerres de religions, il fut décider qu'elle serait murée pour qu'elle reste protestante. Mais comme nous l'expliquât si justement la gentille dame, les murs n'arrêtent pas les extrémistes. La cathédrale devint donc catholique.

J'ai toujours connu la cathédrale en travaux. Toujours des échaffaudages autour. Pour nettoyer la pierre blanche de Loire qui subit les pollutions de la ville et les pluies acides. Pour entretenir les statues de pierre et les gargouilles qui avec l'érosion s'abiment.

A l'intérieur, j'ai d'abord découvert une cathédrale mal éclairée, délabrée, presqu'abandonnée. Mais "les amis de la cathéadrale Saint Croix d'Orléans", constitués essentiellement d'anglais très attachés au mythe de Jeanne D'Arc s'évertuent à la faire revivre. Les chapelles qui se situent au fond de la cathédrale sont entrain d'être restaurée une par une. Elles retrouvent ainsi murs et plafond peints en trompe l'oeil.

Et récemment, l'orgue a été restauré. Quand j'y suis allée avec Manon et Daniel, ils finissaient de l'installer et étaient en pleine séance d'accordement.

La prochaine grande étape étant de rendre son bourdon à la cathédrale.

Je ne suis pas croyante. Ce que j'aime, ce sont les pierres, les histoires, la petite histoire plutot que la grande ... et puis ces hommes bâtisseurs avec tellement de savoir, de savoir-faire ... voir que leurs ouvrages ont perduré, sont sans cesse re-nés de leurs cendres malgré la cruauté des hommes, la cupidité, l'horreur. Et de toujours me dire que je ne suis pas sûre que ce que nos "bâtisseurs" d'aujourd'hui sont capables de faire de telles choses, des choses qui resteront, qui traverseront ... et qui survivront à l'homme.

Un regret cependant : si les hommes pouvaient faire pour leur congénères ce qu'ils font pour les vieilles pierres ... il est évident que la face de notre monde en fut changer ... mais là, c'est une autre histoire ... une histoire où chacun de nous à sa part à jouer ...

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19 août 2007 7 19 /08 /août /2007 00:27
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Le livre :

Santiago Nasar va mourir. Tout le village le sait. Les frères jumeaux Vicario vont le tuer pour laver l'honneur de leur soeur qui n'est pas arrivée vierge au mariage. Le narrateur, des années plus tard, tente de comprendre comment l'inévitable est arrivé et si Santiago Nasar était réellement coupable du crime d'honneur dont il était accusé.

Ce que j'en ai pensé :
J'ai vu le film deux fois, avec Anthony Delon, son premier rôle au cinéma. J'étais curieuse de lire le livre parce que des choses m'avaient échappé dans le film.
J'ai retrouvé le film, quasi trait pour trait. Le livre ne fait que 200 pages. On comprend aisément que le narrateur, qui connaissait Santiago Nasar cherche la vérité, des années plus tard, 23 ans exactement. Il veut savoir, savoir comment tout un village, au lendemain d'une noce était au courant qu'un meurtre allait être commis et que tout le monde ou personne n'a pu l'empêcher.
Le narrateur raconte d'abord le matin du meurtre, puis le meurtre, pour finalement revenir au pourquoi. Un village des caraibes, des blancs, des arabes ... tous ou presque immigrés. Nasar est né d'une union arrangée, d'un père arabe, propriétaire d'un domaine, et chaud lapin. Quand son père est mort, Santiago a arrêté ses études pour reprendre le domaine. A son tour, il allait se marier avec une femme, Flora, choisie par son père.
Tout le monde se connaissait dans le village. Un jour, un étranger arrive, voit la belle Angela Vicario et décide de la marier, de lui offrir tout ce qu'elle désire. La jeune femme est réticente à cette union, mais finit par accepter. Le mariage est grandiose. Tout le village se réjouit de ces noces somptueuses.
Seulement au milieu de la nuit de noces, le marié ramène sa femme à sa famille car elle n'est pas arrivée vierge dans le lit conjugal. Rossée par sa mère, ses frères décident de laver son honneur, ils exigent un nom : ce sera celui de Santiago Nasar qu'elle va prononcer.

Une histoire bien menée, troublante, effrayante aussi. Une manière de montrer que chacun voit les choses selon ce qu'il est, de montrer aussi que chacun réagit selon ses appréhensions personnelles.
Certains ont essayé d'avertir Santiago du projet des frères Vicario, d'autres ont voulu qu'il meurt. Entre préjugés, rumeurs, mensonges, rancoeurs et même racismes ... on a tué ...

C'est un livre que je vous conseille !
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18 août 2007 6 18 /08 /août /2007 00:18
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Photos prises le 15 juillet 07.
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